‹ Contribution à l'étude des TérébinthacéesChapitre 20 sur 30 · ALT LL · texte numérisé non relu

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Liber tannifère, Bois à tissu ligneux à parois peu épaisses, vaisseau réticulés et ponctués de grosseur variable. Rayons médullaires à cellules allongées dans le sens radial. Moelle à cellules égales, à parois minces. Avec Canaux médullaires (S. {erebinthifolium, weinmanniæfolium et lentiscifolium) ou sans canaux médullaires (S. Molle et dependens).

Observation. — Comme dans le genre Ahus, l'anatomie de cegenre me paraît très variable. En outre de la variation qui se manifeste par la présence ou l'absence des canaux médullaires, le boisme paraît très diversement représenté dans ce genre. Les variations qui s’observent dans les caractères anatomiques le rapprochent du genre Rhus.

MAURIAKoNTE

Nombre des espèces. — 7, de l'Amérique méridionale.

Espèces étudiées. — 5. M. simplhcifolia H. B. K., M. heterophylla H. B. K., M. ovalifolia Turez., M. Birringo Tul. (Herb. Paris etHerb. Planch.), M. ferruginea Tul. (Herb. Planchon).

Anatomie. — Épiderme exfolié de bonne heure par un liège sous-épidermique.

sl : 5e Fig. 23: Mauria ferruginea. Schéma de la tige. Coupe transversale. G — 60 env.

Ecorce externe collenchymateuse, écorce interne à cellules allongées tangentielle-

ment, à parois minces. L'écorce est riche en tannin et possède des cellules contenant des cristaux simples. Cercle continu de fibres et de cellules ligneuses, protégeant de larges canaux sécréteurs libériens ‘placés de distance en distance. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux à parois minces, nombreux vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires tannifères et à cristaux simples. Moclle à cellules tannifères, avec de gros Cristaux simples, pourvues de parois minces. Avec canaux sécréteurs périphériques (M. simplicifolia, helerophylla cet ferruginea) ou sans canaux médullaires (M, Birringo et ovalifolia).

Observation. — Ce genre a été souvent réuni au genre Sorindeia. Par la morphologie externe,ces deux genres sont très voisins.Cependant, en dehors de leur distribution géographique qui n'est pas la même pour les deux genres (les Mauria sont américains, tandis que les Sorindeia habitent l'Afrique et l’Asie), on peut signaler une différence anatomique.

Ici on n’observe pas de zone scléreuse dans l'écorce, on en trouve une dans les Sorindeia. |

SORINDEIA P. THouARs

Nombre des espèces. — 3, de l'Afrique tropicale. Espèces étudiées. — 3, S. madagascariensis P. Th. (Herb. Paris et Zanzibar), S. juglandifolia Planch., S. trimera Oliv. (Herb. Paris).

Anatomie.— Liège naissant de l’assise sous-épidermique. Écorce externe collen- . chymateuse avec de nombreuses cellules scléreuses formant un cercle continu ; écorce interne à parois minces. L'écorce est riche en tannin,. Fibres en cercle continu ou disposés en arcs très rapprochés, épais. Larges canaux-sécréteurs libériens. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux muni de parois assez épaisses, nombreux vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires à cellules contenant du tannin, de l'amidon ou des cristaux simples. Moelle à cellules avec parois minces, amylifères et tannifères, avec de gros cristaux simples. Canaux sécréteurs médullaires en grand nombre (S. madagascariensis), manquant dans les deux autres (S. juglandifolia et trimera). à

Observation. — On sait que l'anatomie permet de distinguer ce genre du précédent, grâce aux cellules scléreuses de l'écorce externe toujours visibles sur les tiges d’un an.

G. Rhoïdées pourvues de canaux médullaires

PENTASPADON Hooker f.

Nombre des espèces. — 1, de l’Archipel indien. Espèces étudiées. — 1, P. Motleyi Hook. f. (Herb. Berlin).

Anatomäe.— Liège sous-épidermique. Parenchyme cortical tannifère, à parois minces, cellulosiques; quelques cellules avec des cristaux simples. Arcs fibreux reliés par des cellules péricycliques à parois lignifiées, formant un cercle continu. Larges canaux dans le liber primaire, nombreux canaux plus petits dans le liber secondaire. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux pourvu de membranes peu épaisses ; vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires unisériés, tannifères ou amylifères. Moelle à cellules égales, tannifères, à parois minces. Canaux sécréteurs périphériques, entourés d'une assise de petites cellules.

Observation. — Avec ce genre commence l'étude des Rhoïdées, qui m'ont montré des canaux médullaires dans toutes les espèces observées ; nous décrirons donc successivement les genres suivants : Microstemon Engl., Euroschinus Hook. f., Campnosperma Thw., Thyr- ‘sodium Benth., Tricoscypha Hook. f., Faguetia March., Pseudosmodingium Engl., Metopium P. Brown., Schinopsis Engl., Astronium Jacq. et Loxopterygium Hook. f.

MICROSTEMON ENGLER

Nombre des espèces. — 1, de Malacca.

Espèces étudiées. — 1, M. velutina Engl. (Herb. Berlin).

Anatomie — Liège sous-épidermique. Parenchyme cortical tannifère, à parois minces, cellulosiques; quelques cellules avec des cristaux simples. Arcs fibreux reliés

ar des cellules péricycliques à parois lignifiées, formant un cercle continu. Canaux libériens larges. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux, à parois peu épaisses ; larges vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires unisériés, tannifères. Moelle à cellules égales, tannifères, à parois minces. Canaux sécréteurs périphériques entourés d'une assise de petites cellules.

As (0 RE

Observation. — La plupart des auteurs considèrent le M. velutina comme une espèce du genre Pentaspadon. M. Engler (1) le distingue génériquement. L'anatomie de la tige d’un an ne permet pas de les séparer ; cependant, si l’on s'adresse à des rameaux très jeunes ou à des feuilles, on observe une différence. Le genre Pentaspadon est glabre, le genre Microstemon est caractérisé par de nombreux poils protecteurs et par des poils glanduleux pédicellés.

EUROSCHINUS Hooker f.

Nombre des espèces.— 5, de la Nouvelle-Calédonie et de l'Australie. Espèces étudiées.— 1, £’. falcatus Hook. f. (Herb. Paris et Australie).

Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce homogène, tannifère, quelques

Fig. 24: Eurochinus falcatus. Schéma de la tige. Coupe transversale. G = 60 env.

cellules avec de gros cristaux simples. Arcs fibreux reliés entre eux par des cellules lignifiées, formant un cercle protecteur continu. Canaux sécréleurs du liber primaire \

(4) Loc. cit., p. 316.

larges, ceux du liber secondaire plus petits. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux avec parois épaisses: petits vaisseaux réticulés et pounctués. Rayons médullaires tannifères. Moelle à cellules égales, tannifères, ou avec de gros cristaux. Canaux sécréteurs périphériques, entourés d’une assise de petites cellules.

Observation.— Pour M. Baillon (1) et pour M. Marchand (2), cette plante doit rentrer dans le genre Sorindeia. L’anatomie l'en distingue par la couche mécanique continue du péricycle et l'absence de cellules scléreuses dans l'écorce. Il se rapproche davantage du genre Mauria ; cependant, les espèces de ce genre, pourvues de canaux médullaires, présentent des canaux moins bien développés que dans l'£uroschinus falcatus; de plus, ici, les canaux du liber secondaire sont beaucoup plus nombreux, ceux du liber primaire plus petits que dans les Mauria. I serait cependant difficile de les bien différencier par l'anatomie de la tige.

CAMPNOSPERMA THWAITE

Nombre des espèces. 2 8, de l’Archipel indien, Malacca et de l'Amérique. LME LT

Espèces étudiées. — 2, C. Seychellarum March. (Herb. Paris), C. Zeylanicum Thw. (Ceylan).

Anatomie. Au-dessous del'épiderme setrouve un cercle de cellules scléreuses composé de une ou deux assises ; le liège ne naîtqu'au-dessous de ces assises et les exfolie de bonne heure. Écorce composée de cellules tannifères, à parois minces ; quelques cellules à parois lignifiées disséminées. Glandes sécrétrices dans l'écorce. Zone continue de fibres et de cellules lignifiées. Larges canaux sécréteurs libériens. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux pourvu de paroispeu épaisses, larges vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires variables. Moelle composée de cellules égales. Nombreuxcanaax sécréteurs médullaires périphériques.

Observation. — M. Engler (3) a déjà décrit le C. Zeylanicum, il a en outre observé le C. gummiferum March. L'étude anatomique de cette troisième espèce concorde avec celle des deux autres ; toutes

(1) Hist. des plantes, vol. V, p. 815.

(2) Revision du groupe des Anacard., p. 40 et 165. (3) Loc. cit., p. 339.

DE EANLES trois sont pourvues de glandes corticales. Nous verrons que quel-

ques genres suivants possèdent aussi des organes sécréteurs dans leur écorce.

TRICOSCYPHA Hooker f.

Nombre des espèces : — 8, de l'Afrique tropicale. Espèces étudiées. — 1, 7°. lucens Oliv. (Herb. Paris).

Anatomie. — Épiderme. Liège sous-épidermique. Écorce composée de cellules tannifères, à parois cellulosiques. Nombreuses glandes sécrétrices dans la zone corticale. Arcs fibreux très nets, souvent réunis les uns aux autres par des amas de fibresformant presque un cercle continu. Canaux sécréteurs libériens larges. Liber

Fig. 29 : Tricoscypha lucens. Schéma de la tige. Coupe transversale, G = 60 env.

+annifère. Bois à tissu ligneux formé de cellules à parois épaisses ; larges vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires unisériés, tannifères. Moelle à grandes cellules tannifères, entre elles de petites cellules amylifères. Canaux sécréteurs médullaires disséminés dans toute la moelle. ‘

Observation. — C’est encore un genre dont les espèces sont réunies au genre Sorindeia par certains auteurs. L’anatomie confirme l'opinion qui en fait un genre distinct; les glandes corticales rapprochent ce genre des Campnosperma et l’éloigne des Sorindeia.

THYRSODIUM BENTHAM

Nombre des espèces. — 5, de l'Amérique méridionale et de l’Afrique. UE

Espèces étudiées. — 2, T. africanum Engl. et T. Schomburghianum Benth. (Herb. Paris).

Anatomie. — Épiderme portant des poils unicellulaires renflés à la base. Liège sous-épidermique. Écorce à cellules tannifères pourvues de parois minces, divisée en deux zones par un cercle de cellules scléreuses. Arcs fibreux très nets, protégeant bien les canaux sécréteurs du liber interne. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux composé decellules à parois épaisses, vaisseaux réticulés et ponctués en petitnombre Rayons médullaires à cellules de grandeurs variables. Moelle à cellules égales. Canaux sécréteurs périphériques, anastomosés quelquefois.

Observation. — M. Engler (1) a déjà étudié le 7. Schomburghanum, etil y signale la présence de glandes sécrétrices dans l'écorce ; je n’ai pas réussi à voir ces glandes corticales; néanmoins, commeil est toujours difficile de bien voir ces organes sur des échantillons d'herbier, je crois devoir maintenir ce genre près des deux précédents, pourvus également d'organes sécréteurs corticaux.

FAGUETIA MARCHAND

Nombre des espèces. — 1, de Madagascar.

Espèces étudiées. — 1, F. falcata March. (Herb. Paris).

Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce composée de cellules à parois minces, cellulosiques ; riche en tannin. Glandes sécrétricee corticales, Arcs fibreux isolés, entourant presque complètement les canaux sécréteurs du liber primaire. Nombreux canaux sécréteurs duliber secondaire. Liber tannifère divisé en zones par des cercles concentriques de fibres libériennes. Bois à tissu ligneux composé de cellules à parois épaisses; vaisseaux réticulés et ponctués, peu larges. Rayons médullaires tannifères, unisériés, à cellules allongées radialement. Nombreux canaux sécréteurs médullaires, plus ou moins courts.

MPLoc hernie?

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Observation. — En créant ce genre, M.Marchand (1) l’a rapproché des Swintonia et des Astronium ; il a été souvent réuni auxSclerocarya. Les zones concentriques de fibres libériennes rapprochent ce genre des Spondiées, parmi lesquels on range le Sclerocarya; mais la présence des glandes corticales le rapprochentdes genres précédents; sauf ce caractère anatomique, l'anatomie de la tige rapproche ce genre bien plus des Sclerocarya que des autres genres dont il a été rapproché. d

PSEUDOSMODINGIUM ENGLER. | >

Nombre des espèces. — 3, du Mexique. Espèces étudiées. — 9, P. Andrieuxti Engl. et P. perniciosum Engl. (Herb. Paris). | ,

Anatomie.— Liège sous-épidermique. Écorce composée de nombreuse assises de cellules tannifères, à parois minces. Arcs fibreux très minces, quelquefois à peine différenciés (P. perniciosum). Canaux sécréteurs du liber primaire petits, peu nombreux. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux à parois peu épaisses, larges vaisseaux réticulés et ponctués.Rayons médullaires unisériés. Moelle à cellules égales, à parois peu épaisses; nombreux canaux sécréteurs périphériques entourés d'une assise de petites cellules. Cellules médullaires riches en tannin et en macles.

Observation. — M. Engler (2) a créé ce genre pour plusieurs espèces de Smodingium. Nous avons déjà vu (art. Smodingium) les caractères anatomiques qui différencient ces deux genres.

METOPIUM P. BROwNE

Nombre des espèces. — 2, Amérique centrale.

Espèces étudiées. — 1, M. Linnæi Engl. (Herb. Paris).

Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce composée de cellules à parois cellulosiques, parmi lesquelles quelques cellules à parois lignifiées disséminées ; l'écorce est tannifère et contient de gros cristaux. Fibres péricycliques formant de petits amas

(HEoe el Dr e2 (2) Loc, cit. p.419.

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