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peu distincts, espacés, réunis entre eux par quelques celiules à membranes lignifiées. Liber tannifère. Bois à cellules ligneuses possédant des membranes peu épais-
Fig. 26: Metopium Linnæi. Coupe transversale de la tige montrant les cellules lignifiées du péricycle et un canal sécréteur libérien. G = 170 env.
ses, vaisseaux ponctués et réticulés. Rayons médullaires tannifères ou avec des cristaux. Moelle à nombreuses cellules tannifères, avec cristaux simples. Larges et nombreux canaux sécréteurs anastomosés.
Observation. — La plupart des auteurs n'admettent pas ce genre et le réunissent au genre Æhus. L’anatomie ne permet pas de trancher la question; les Metopium pourraient se ranger dans les Zhus pourvus de canaux médullaires. Le M.oxymetopium Engl. a été étudié anato. miquement par M. Engler (1). L’anatomie de cette espèce concorde avec celle du M. Linnæi.
SCHINOPSIS ENGLER.
Nombre des espèces. — 4, de l'Amérique méridionale. Espèces étudiées.— 2, S. peruviana Engl., S. Lorentz Engl. (Herb.
Paris).
Anatomie. — Liège sous-épidermique.Parenchyme cortical riche en tannin et en
(1) Loc. cit., p. 390.
Ce
ue simples, les cellules ont des parois minces Al existe : une zone de cellules
scléreuses près des fibres. Ares fibreux reliés entre” eux par des Cellules scléreuses
formant une zone continue. Liber épais, riche en tannin. Larges canaux libériens
primaires. Bois à tissu ligneux à parois épaisses avec vaisseaux réticulés e{ponctués.
Rayons médullaires avee cristaux simples. Moelle composée de cellules tannifères
contenant. des cristaux simples à parois peu épaisses. Canaux sécréteurs médullaires entourés d'une assise de petites cellules.
7 ASTRONIUM Jacoun
Nombre des espèces. — 9, ne tropicale .
Espèces étudiées. — 3, 4. graveolens Jacq. var. Planchonianum Engl. (Herb. Planchon), À. fraxinifolium Schott. et A. Balansæ Engl. (Herb. Paris). ee ;
Anatomie. — Liège sous-épidermique, Écorce tannifère formée de cellules à parois minces, divisée en deux zones par un cercle de cellules scléreuses. Ares fibreux isolés. Canaux sécréteurs du liber externe elliptiques. Liber tannifère. Tissu Hgneux à parois épaisses, avec vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires unisériésavec eristaux simples. Moelle à cellules égales, tannifères et avec gros cristaux simples. Canaux sécréteurs médullaires périphériques.
Observation. — Ce genre se rapproche du genre Schinopsis par:
les cellules scléreuses corticales ; mais c’est surtout par la morphologie florale qu'il est nettement limité. M. Engler à étudié deux autres espèces, À. Urundeva Engl. et A. Concinnum Schott; ses observations pour ces deux espèces concordent avec celles que j'ai faites sur les espèces précitées.
: LOXOPTERYGIUM Hook. f.
Nombre des espèces: — 4, Amérique du Sud.
Espècesétudiées.—1, Z. Sagotiüi Hook.f.(Herb. Paris et Herb. Planch.).
Anatomie: — Liège sous-épidermique. Écorce externe collenchymateuse ; écorce interne à parois minces ; toute l'écorce est riche en tannin. Arcs fibreux isolés, peu épais. Larges canaux sécréteurs du liber primaire elliptiques. Liber tannifère, avec canaux sécréteurs anastomosés: Bois à tissu ligneux composé de cellules à parois
épaisses; vaisseaux ponctués et réticulés assez nombreux, Moelle avec cellules égales, :
à parois minces. Canaux sécréteurs médullaires entourés d'une assise de petites cellules.
Observation. — M. Engler (1) a déjà étudié le Z. Gresebachü Hiéron. et Lor.; les caractères décrits sont les mêmes que ceux de notre espèce et l’auteur constate aussi des ressemblances anatomiques avec les As{ronium.
IT. — DoBiNÉES
DOBINEA HAMILTON
Nombre des espèces. — 2, de l'Asie centrale.
Espèces étudiées.— 2. D). vulgaris Ham. (Herb. Munich et Herb. Paris),
D. Delavayi Baïll. (Herb. Paris).
Anatomie. — lpiderme glabre ou protégé par des poils spéciaux (D. Delavayi). Ecorce externe collenchymateuse, parcourue par des canaux sécréteurs. Ecorce interne à parois minces et cellulosiques. L'écorce est riche en tannin. Les fibres
Fig. 27: Dobinea vulgaris. Schéma d'une tige. Coupe transversale. G = 60 env.
péricyeliques forment des amas espacés les uns des autres et protègent de larges canaux sécréteurs libériens. Ecorce et liber présentent quelques cellules disséminées
(1) Loc.-cil., p.392.
PO Se
avec des macles d'oxalate de chaux. Bois à petits vaisseaux, entourés d'un tissu ligneux à parois épaisses. Rayons médullaires composés de 1-2 rangées de cellules. Moelle à cellules homogènes, à parois minces, contenant quelquefois des macles. Canaux sécréteurs à la périphérie de la moelle. s
Observation. — J'ai montré ailleurs (4) que l'anatomie permettait de réunir sous le genre Dobinea non seulement le vrai Dobinea , mais éncore le genre Podoon. Sauf ies poils protecteurs du Ÿ. (Podoon) Delavayi, n'existe aucune différence anatomique fondamentale entre les deux plantes. J'ai pu, en effet, constater la présence des canaux sécréteurs médullaires dans cette plante (fig. 28). Les poils qui re-
Fig. 28 (à gauche): Dobinea Delavayi. Coupe lransversale d'un canal sécréteur médullaire, G — 170 env. — Fig. 29 (à droite) : Dobinea Delavayi. Un poil superficiel à base engainée, G. = 170 env. .
couvrent les jeunes rameaux du 1: Delavayi sont aussi très carac-
téristiques. Ils sont longs, pluricellulaires (fig. 29), leur base est
affermie par une couronne de cellules épidermiques qui prolifèrent un peu au-dessus de la surface de l'organe qui porte le poil. Ces poils se retrouvent sur les pétioles et sur les nervures des feuilles,
à côté dé poils glandulaires pédicellés. : £
(4) Remarques sur les genres Dobinea el Podoon. (Journal de Bot. Morot,N°s des 1er ct 16 juillet 1893).
D ad e