IV. — SPONDIÉES
SPONDIAS LiNné
Nombre des espèces. — 5, cultivées dans toutes les régions tropicales.
Espèces étudiées. — 1, S. dulcis Forst. (Martinique, Réunion).
Anatomie. — Épiderme exfolié de bonne heure par un liège né des assises périphériques de l'écorce. Zone continue de cellules scléreuses. Plusieurs assises de cellules cortiéales à parois minces ; souvent ces cellules contiennent un gros cristal d'oxalate de chaux. Fibres péricycliques développées sur les côtés des canaux sécré-
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Fig. 34 : Spondias dulcis. Schéma de la tige. Coupe transversale. G = 60 env.
- teurs libériens, jamais au dos du canal. Liber parcouru par de nombreux canaux sécréteurs, le plus souvent ces caïhux sont courts, quelquefois même réduits à de, véritables glandes ; ces organes sécréteurs sont anastomosés entre eux. Quelques fibres libériennes disséminées. Écorce et liber riches en tannin. Bois à cellules ligneuses avèc des parois peu épaisses, souvent amylifères. Larges vaisseaux
\ $ CL 72 ADR EN OU réticulés et ponélués, mais peu nombreux. Rayons médullaires isodiamétriques, amy: : ne lifères et cristallifères. Moelle à cellules régu-
lières; à la périphérie, gros canaux sécréteurs, qui S'anastomosent quelquefois. /
= Observation. — Ce genre a donné son nom à la tribu des Spondiées caractérisée par un ovaire pluriloculaire. M. Engler place onze genres dans cette tribu ; nous allons voir quel'homogénéité de la tribu des Spondiées est assez bien marquée aussi par l'anatomie. LA
genres Solenocarpus W. et A., Pou- QE A parlia Comm., Pleiogynium Engl., Fig. 32: Spondias dulcis. Coupe tangen- Sclerocarya Hochst., Pseudospondias a séries Engl., Phlebochiton Wall, Harpephy 2 lum Bernh., Cyrtocarpa K., Tapirira Aubl., Odina Roxb., Hæmatostaphis Hook. f. et Dracontomelum BL.
SOLENOCARPUS Wicur et ARNOTT
. Nombre des espèces. — 1, de l'Inde orientale. Espèces étudiées. — 1, S. indica Wight et Arn. (Herb. Paris).
Anatomie.— Liège naît de l'assise sous-épidermique. Cellules corticales égales, à parois minces et cellulosiques, riches en tannin ; quelques cellules contiennent une” macle. Les fibres péricycliques forment des petits amas éloignés les uns des autres, ne protégeant plus que latéralement les canaux sécréteurs du liber primaire. Liber contenant des amas de fibres rangés en cercle. Canaux sécréteurs du liber secondaire larges, souvent très courts, réduits à l’état de glandes. Vaisseaux du bois larges, nombreux; tissu ligneux à membranes peu épaisses. Rayons médullaires à cellules allongécs radialement. Moelle à celluleségales, avec membranes minces. Canaux sécréteurs médullairés périphériques. l
Observation. — M. Engler a rapproché ce genre des Spondias, quoique le Solenocarpus ne soit pourvu que d'un ovaire uniloculaire.
Nous décrirons successivement les
: Ce rapprochement est légitimé par l'anatomie ; la disposition des fibres péricycliques le rapproche du genre Spondias; l'anatomie de
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Fig. 33: Solenocarpus indica. Schéma de la tige. Coupe transversale. G — 60 env.
latige l'éloigne au contraire des Sorindeia, dont M. Baillon l'a rapproché. HE
POUPARTIA COMMERSON
Nombre des espèces. — 3, des iles Mascareignes.
Espèces étudiées. — 1, P. borbonica Lam. (Réunion, Maurice). :
Anatomie. — Liège sous-épldermique, Écorce composée de plusieurs assises de cellules, riches en tannin, quelques-unes contenant un gros cristal simple où une macle: toutes, les cellules corticales sont à parois minces, on observe rarement quelques céllulés disséminées à parois lignifiées: Fibres péricycliques en forme de croissant entourant les canaux sécréteurs du liberprimaire sur les côtés latéraux et sur le côté externe. Liber parcouru par detrès nombreux canaux sécréteurs plus ou moins courts,
* anastomosés. Des cercles de fibres libériennes divisent le liber en plusieurs zones. Bois à nombreux vaisseaux réticulés et ponctués ; vaisseaux larges, reliés par un tissu ligneux composé de cellules -égales, tannifères, riches en macles. Canaux sécréteurs médullaires larges, périphériques, anastomosés.
Observation. — Ce genre a-été rétabli par M. Engler. M. Baillon
Le 74 VAE 1 ñ * 7 k et Bentham.et Hooker le réunissent au genre Spondias. L'anatomie . é Ÿ permet de les bien différencier. Les arcs fibreux péricycliques du NS ee
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Ë En © f | : 2 i à LE (2 ; És : ; FS Fig. 34: Poupartia borbonica. Schéma de la tige. Coupe transversale. G = 60 env. & GTR ï | . M $ ee à ; n Poupartia, toujours bien développés, les distinguentdes Spondias; de : ê | plus, ici, il n’ya pas de cellules scléreuses formant un cercle au-des- BSUT
sous du liège comme dans les Spondias.
PLEIOGYNIUM EnGLër
Nombre des espèces. — 1, de l'Australie. sx Espèces étudiées. — 1, P. Solandri Engl. (Herb. Berlin, Australie, Lisbonne).
Anatomie. — Liège sous-épidermique. Cellules corticales à paroïs minces, tannifères ; quelques cellules à parois lignifiées, disséminées sans ordre dans la couche corticale. Croissants fibreux péricycliques, protégeantlescanaux libériens du liber primaire. Liberriche en tannin, divisé en bandes concentriques par des petits amas de fibreslibériennes rangées en cercle. Nombreux canaux sécréteurs plus ou moins courts dans le : liber secondaire. Nombreux vaisseaux réticulés et ponctués, entourés d'un tissu ligneux à cellules avec paroïs peu épaisses. Rayons médullaires tannifères. Moelle à cellules égales, à parois minces; canaux sécréteurs médullaires anastomosés, situés à la périphérie. Chaque canal est entouré d’une assise de cellules plus petites que celles de la moelle. x
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Observation. — Ce genre a été créé par M. Engler (4) pour un Spondias australien, qui se distingue des autres Spondias par un gynécée composé généralement de plus de cinq carpelles ; ordinairement l'ovaire compte 10 à 12 loges. Anatomiquement, il se rapproche plus du Poupartia que du Spondias. Cependant, ici, les croissants fibreux du péricycle entourent moins complètement les canaux sécréteurs libériens, et ces canaux du liber primaire sont bien moins larges que dans le Poupartia.
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SCLEROCARYA HocuisTepr
Nombre des espèces.— 3, de l'Afrique tropicale. Espèces étudiées. — 2, S. Birrea Hochst. (Herb. Berlin), S. caffra
Sonder (Zanzibar). :
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Anatomie.— Liège naît de l'assise sous-épidermique. Cercle continu de cellules seléreuses, épais de 2-4 assises de cellules. Cellules corticales internes à parois minces, tannifères, rarement quelques cristaux octaédriques. Croissants fibreux peu
épais, entourant presque complètement les larges canaux sécréteurs du liber primaire. Liber divisé en zones concentriques par plusieurs cercles de Gbres libériennés rangées en cercle. Canaux sécréteurs du liber secondaire beaucoup plus petits que ceux du liber primaire. Vaisseaux du bois assez nombreux, larges, groupés par 2-3, réticulés et ponctués; tissu ligneux à parois peu épaisses. Rayons médullaires unisériés ou bisériés, à cellules de forme variable, tannifères. Moëelle à cellules régulières, à parois minces. Canaux sécréteurs médullaires peu nombreux, pelits, situés à la périphérie de la moelle.
Observation. La plupart des auteurs modernes ont séparé ce genre du genre Spondias, avec lequel Richard le confondait, L'anatomie confirme cette distinction. Les arcs fibreux péricycliques et les canaux sécréteurs médullaires, toujours petits et peu nombreux dans les Sclerocarya, permettent deles différencier assez facilement du genre Spondias.
(4) Suites au Prodome de De Candolle, vol. IV, p. 255.