PE RON
PSEUDOSPONDIAS ENGLER
Nombre des espèces. 1, de l'Afrique tropicale. : de Espèces étudiées.— 1, P. microcarpa Engl. (Herb. Berlin, Herb. Planchon). MO OMNRE ST DIRES
Anatomie.— Épiderme muni de poils courts, unicellulaires. Liège sous-épidermique. corce externe collenchymatéuse, protégée extérieurement par un cercle
continu, épais de 1-2 assises de cellules scléreuses; sur des coupes longitudinales, ces -
cellules à parois lignifiées se montrent plus longues que larges. Écorce interne à cellules avec-parois minces, cellulosiques, allongées dans le sens tangentiel. L'écorce est riche en tannin, Les croissants de fibres péricycliques sont très rapprochés les uns des autres et reliés par une ou deux ceilules scléreuses. Liber avec des amas de fibres libériennes; canaux sécréteurs libériens bien développés. Vaisseaux du bois larges, peu nombreux; tissu ligneux à cellules régulières,:avec des parois peu épaisses. Rayons médullaires à cellules allongées radialement. Moelle à cellules régulières, tannifères et amylifères à parois minces. Canaux sécréteurs médullaires nombreux, bien développés, entourés d'une assise de petites cellules.
Observation.— M. Engler a créé (1) ce genre pour le Spondias microcarpa Rich. J'ai trouvé cette plante dans l'herbier de J.-E. Planchon, sous le nom de Sclerocarya microcarpa J.-E. Planch. Anatomiquement, elle se distingue bien des Spondias par ses fibres péricycliques bien développées, et du Sclerocarya par ses canaux libériens moins bien développés et ses canaux médullaires qui sont plus grands; cependant, cette plante me parait plusrapprochée, anatomiquement, des Sclerocarya que des Spondias.
PHLEBOCHITON WaLL (Pegia COLEBR.)
Nombre des espèces. — 1, de l'Inde orientale. Espèces étudiées. — 1, P. extensum Wall. (Herb. Paris).
Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce homogène avec cellules à parois ininces ; riche en tannin. Croissants de fibres péricycliques bien développés, isolés
(1) Suites au Prodrome de De Candolle, vol. IV, p. 258. &
les uns des autres. Liber présentant des canaux sécréteurs larges ; fibres libériennes formant des amas rangés en cercle. Bois avec larges vaisseaux, réunis souvent :
par deux ; tissu ligneux à parois épaisses. Rayons médullaires unisériés, Moelle à cellules régulières, ‘avec des membranes minces. Ganaux sécréteurs médullaires bien développés, peu nombreux, situés à la périphérie de la moelle,
Observation. — Pour Bentham et Hooker (1), pour M. Marchand (2) et pour M. Baillon (3), cette plante est un Z'apirira. | M. Engler la regarde au contraire comme formant un genre spécial. Les canaux sécréteurs médullaires permettent de distinguer anatomiquement le Phlebochiton des Tapirira ; ici, le canal sécréteur médullaire est entouré d’une assise de petites cellules ; dans les Tapirira, il y a toujours 3-4 assises de petites cellules autour du canal sécréteur médullaire. ARS
. 2 HARPEPHYL&UM Berniarni
Nombre des espèces. — 1, du Cap...
Espèces étudiées. — 1, H. caffrum Bernh. (Herb. Berlin).
Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce épaisse, composée de cellules homogènes, à parois minces, cellulosiques, riches entannin, avec très peu de cristaux simples. Croissants de fibres péricycliques très nets, épais, protégeant les canaux sécréteurs libériens, surtout extérieurement,. Liber divisé en zones concentriques par plusieurs cercles de fibres libériennes. Canaux sécréteurs libériens nombreux, mais courts; réduits souventà de simples glandes, souvent anastomosés. Larges vaisseaux du bois réticulés et-ponctués. Tissu ligneux amylifère, à membranes peu épaisses. Rayons médullaires souvent bisériés. Moelle à cellules égales, à membranes minces. Canaux sécréteurs médullaires, courts, anastomosés, placés sans ordre.
Observation. — Genre peu connu, mais qui doit prendre place près des Zapirira, auxquels beaucoup d'auteurs le réunissent. M. Engler le sépare des Tapirira. Anatomiquement, il s’en distingue par l'absence de macles dans l’écorce, par les croissants de fibres péricycliques quisont ici éloignés les üns des autres,enfin par les canaux sécréteurs médullaires qui sont courts et non entourés par plusieurs assises de petites cellules.
(4) Genér. plant., vol. I, p. 428.
(2) Revis. du groupe des Anacard., p. 161.
(3) Hist. des pl., vol, V, p. 316.
Li Ta
CYRTOCARPA H. B. Kunrn
Nombre des espèces. — 1, du Mexique.
Espèces étudiées. — 1, €. procera H. B. K. (Herb, Berlin).
Anatomie. — Liège sous-épidermique.
Écorce à cellules à parois minces et cellulosiques ; tannifère, avec. de nombreuses macles. Groissants fibreux, bien développés, protégeant les Canaux sécréteurs du liber primaire vers l'extérieur seulement. Libér divisé en zones concentriques ‘par des amas fibreux ram&és en cercle. Nombreux canaux sécréteurs courts. Nombreux vaisseaux du bois, ponctués et réticulés, larges. Tissu ligneux à parois épaisses. Rayons médullaires à cellules allongées radialement, tannifères. Moelle à cellules régulières, amylifères, quelques-unes contenant des macles. Canaux sécréteurs médullaires larges, anastomosés.
Fig. 35: Cyrlocarpa procera. Coupe Observation. — Réuni souvent Re longitudinale de Ja moelle mon- Zapirira, M. Engler l'en sépare ; ce sn DRE HAE use genre s'en distingue anatomiquement
par les canaux sécréteurs médullaires entourés d’une seule assise de petites cellules.
TAPIRIRA AUBLET
Nombre des espèces. — 5, de l'Amérique méridionale. Espèces étudiées. — 3, 7. quianensis Aubl., 7. mexicana March. (Herb. Montpellier), 7. Marchandü Engl. (Herb. Paris).
Anatomie. — Liège sous-épidermique. Cellules corticales égales, à parois minces, cellulosiques ; tannifères, nombreuses macles, Croissants fibreux rapprochés
les uns des. autres, bien nets. Liber divisé en zones concentriques par des amas de fibres. Nombreux canaux sécréteurs, ceux du liber primaire larges, ceux du liber sc- .condaire pétits Vaisseaux du bois réticulés et ‘ponctués, larges, plus ou moins
Fig. 36.— Tapirira guianensis. Coupe transversale d'un canal sécréteur médullaire. : ; G = 170'env.. 5 Et
nombreux. Tissu ligneux à parois peu épaisses. Rayons médullaires tannifères et contenant des cristaux octaédriques, Moelle à cellules inégales, tannifères,avec cristaux simples. Canaux sécréteurs médullaires larges situés à la périphérie, toujours entourés de plusieurs assises de petites cellules à parois ligaifiées. |
Observation. — Ce genre se distingue toujours des autres genres, réunis souvent avec lui, par l'aspect des canaux sécréteurs médullaires. Ces derniers sont toujours larges, bien développés , entourés de 2-3 assises de petites cellules à parois épaisses.
] À ODINA Roxsuren (Calesium Adanson)
Nombre des espèces. — 13, de l'Afrique et de l'Asie tropicale. Espèces étudiées.— 4, 0. triphylla Hochst., 0. Schimperi Hochst., 0. fruticosa (Herb. Montpellier), 0. Wodier Roxb. (Herb. Paris et
Ceylan).
EL Ait entiere
Anatomie. — Liège sous-épidermique. Céllutés corticales externes à parois cellulosiques, puis quélques assises (2-3) de cellules à parois Henifiées; cellules corticales internes aplaties. Écorce riche en tannin et en cristaux simples: Croissants de fibres péricycliques entourant complètement les canaux libériens primaires. Liber divisé en zones concentriques par des cercles de fibres libériennes. Canaux sécréteurs dans le liber secondaire, Vaisseaux du bois réticulés et ponctués. Tissu ligneux à parois épaisses. Rayons médullaires tannifères. Moelle à cellules à parois assez épaisses. Canaux sécréteurs médullaires larges, entourés d’une assise de DORLrs
cellules. :
Observation. — Réuni souvent aux Zapirira, ce genre s'en distingue anatomiquement, non seulement par l'aspect des canaux sécréteurs médullaires entourés d’une seule assise de petites cellules, mais encore par les fibres protectrices qui entourent complètement les canaux sécréteurs du liber primaire.
HÆMATOSTAPHIS HOOKER fils
” + \ Nombre des espèces. — 1, de la Guyane.
Espèces étudiées.— 1, Æ. Barteri Hook. f. (Herb. Berlin). Anatomie. — Liège sous épidermique. 3-4 assises de cellules minces, riches en tannin ; 2-3 assises de cellules scléreuses, plusieurs assises à parois minces, parmi lesquelles quelques-unes à parois lignifiées, disséminées ; la plupart de ces cellules
Fig. 37: Hæmatostaphis Barteri, Schéma de la tige, Coupe transversale. G = 25 environ.
corticales de la zone interne contenant un gros cristal. Croissants fibreux ‘bien développés, rapprochés les uns des autres, les plus allongés protégeant un canal sécréteur du liber primaire. Liber divisé en zones par des petits amas fibreux rangés en
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cercle. Liber contient du tannin et des cristaux d'oxalate de chaux. Canaux libériens petits. Bois à vaisseaux réticulés et ponctués: tissu ligneux à membranes épaisses. Rayons médullaires cristallifères et tannifères. Moelle à cellules régulières, à membranes un peu épaisses. Nombreux canaux sécréteurs médullaires, anastomosés et disséminés sans ordre dans toute la moelle.
Dhaareliion. — Cette blante, dont la fleur femelle est encore inconnue, est pourtant classée par tous les auteurs dans les Anacardiées. L'anatomie confirme cette opinion. et semble apporter un: nouvel argument à l'opinion de M. Engler, qui place l'Hæmatostaphis dans la tribu des Spondiées.
DRACONTOMELUM BLUNE
Nombre des espèces. — 5, de l'Archipel indien. Espèces étudiées. — 2). sylvestre BI. Ne Paris). \
Anatomie, — Écotee homogène composée de cellules tannifères à parois minces et cellulosiques. Arcs fibreux périeyeliques , isolés, réunis entre eux par des
Fig. 38 : Dracontomelum sylvestre. Schéma: de la tige. Coupe transversale. G — 60env. ’
cellules scléreuses. Canaux sécréteurslibériens peu nombreux, limités au liber primaire. Liber avec quelques fibres disséminées ; de préférence longeant les rayons médullaires. Bois à petits vaisseaux, tissu ligneux à parois épaisses, formé de cellules rangées en séries radiales très nettes. Rayons médullaires tannifères. Moelle à cellules hétérogènes ; à la périphérie, cellules à parois minces, lannifères ; disséminées vers le centre, sans ordre, de nombreuses cellules scléreuses.à paroïs lignifiécs et épaisses, sans canaux sécréteurs médullaires.
Observation. — Ce genre est considéré comme douteux et placé
de
par M. Baillon (4), sous le nom de Comeurya, parmi les Rutacées-
Fig. 39 : Dracontomelum sylvestre. Quelques cellules de là moelle montrant l'hétérogénéité du tissu médullaire. G— 170 env.
Zanthoxylées ; anatomiquement, elle a bien sa place parmi les Térébinthacées (2). En dehors des raisons fournies par la morphologie externe, je pense que la présence des canaux sécréteurs libériens est un puissant argument en faveur de cette opinion. Je ne maintiens ce genre parmi les Spondiées qu'avec hésitation. Les zones fibreuses
libériennes, les anastomoses des canaux sécréteurs du liber, les canaux sécréteurs
médullaires, sont autant de caractères communs aux Spondiées faisant défaut ici ;
Ë . ER ’ N dé plus, la moelle est bien spéciale dans le Dracontomelum. Toutes ces raisons me font
Croire que, mieux connu, ce genre devra
occuper une autre place dans la famille des Térébinthacées.
Nombre des espèces. —
Espèces étudiées. — 2, Paris).