‹ Contribution à l'étude des TérébinthacéesChapitre 5 sur 30 · TT · texte numérisé non relu

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pour but l'anatomie comparée de ces plantes. Dans un premier mémoire (1), l’'éminent professeur de Berlin s'occupe des Burséracées ; il compare la structure anatomique de ces plantes à celle des Simarubacées et des Rutacées. Plus tard, il étudie la tribu des Æhoi- deæ (2), la plus importante des Anacardiacées; sur les 30genres qu'il . y place, il en étudie 24 anatomiquement. Les conclusionsauxquelles ‘il arrive peuvent être ainsi résumées : |

1° L'anatomie ne paraît pas pouvoir être utilisée pour déterminer les affinités des différents genres qui composent la famille des Anacardiacées.

2° La présence ou l'absence des canaux sécréteurs médullaires n'est pas une indication au sujet des affinités de ces plantes entre elles, mais se trouve directement sous l'influence des climats tropicaux et extratropicaux; ce caractère ne peut servir qu'à indiquer les grandes lignes de la distribution géographique de ces plañtes.

Ces études anatomiques de M.Engler sont importantes; mais

l’autéur n’a pas étudié tous les genres, car il énumère 58 genres

d'Anacardiacées dans le dernier mémoire qu’il vient de publier sur cette famille (3).

En dehors de ces travaux, plusieurs auteurs se sontencore occupés de l’anatomie de ces plantes.

M. Moeller, à propos de son étude sur l'écorce (4), décrit quelques genres de ce groupe et cherche à les définir par les (AIACIPNES différentiels qu'il trouve dans leur écorce.

Quelque temps après, M. Solereder, s’occupant de la structure du bois chez les Dicotylédones (5), étudie aussi ces plantes.

Les observations de ces auteurs portent sur un nombre trop restreint de genres pour pouvoir être acceptées définitivement."

Enfin, en poursuivant une étude attentive sur les Sapindacées, M. Radikofer a dû s'occuper de plantes, rangées avec doute, soit dans les Térébinthacées, soit dans les Sapindacées. J'aurai lieu, dans le

(4) Studien über die Verwandtschaftsverhältnisse der Rutaceæ, Simarubaceæ und Burseraceæ (Abhandl. d. naturf. Gesellschaft. zu Halle, XII, heft. ?, 1874).

(2) Ueber die morphologischen Verhältnisse und die geographische Verbreitung der Gattung Rhus, ete. (Engler's Jahrbücher, t. I, heft. 4, 1881, p. 365-426, 1 pl.).

(8) Anacardiaceæ {Die nalürlichen Pflanzenfamilien, IE, 5, p. 138-178, 1893).

(4) Anatomie dem Baumrinden, 1882, p. 804.

(5) Ueber den Systemat. d. Werth der Holzstructur b. Dikot. (Thèse, 1885, p. 94 et 106).

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cours de ce mémoire, de mentionner les résultats obtenus par le

professeur de Munich et publiés par lui dans ‘plusieurs articles (1). Le résumé historique que je viens de donner pose le problème à ‘ésoudre,

Malgré le désir que j'avais dede le no la feuille et la:

tige de ces plantes, J'ai dû, en raison dela difficulté que j'ai eue à me D ; ) procurer les matériaux nécessaires, limiter mes observations àlatige.

Il importait avant tout, en effet, non pas d'étudier tous les organes

d’un certain nombre de genres et d'espèces, mais, après avoir discerné les caractères importants, il fallait les reconnaitre sur le plus grand nombre d'espèces possible; voilà pourquoi j'ai cherché à me procurer tous les genres connus 'et à réaliser ainsi une étude plus complète que toutes les précédentes.

Afin d'augmenter les éléments de bonne comparaison, je me suis astreint, autant que faire se pouvait, à n’étudier que des tiges d’un an. C’est unecondition nécessaire pour rendre les observations comparables; de plus, ce sont celles qui se rencontrent le plus généralement dans les herbiers.

J'ai divisé montravail en deux parties principales :

1° Partie générale.

2° Partie spéciale.

Dans la première partie, j ’énumère les caractères dela famille des Térébinthacées (Bursérées et Anacardiées). Je discute l'opinion de ceux qui scindent la famille et éloignent les deux tribus ; j'expose enfin les raisons pour lesquelles je me range à l'avis de ceux qui réunissent les Burséracées aux Anacardiacées, et je propose comme critérium un caractère anatomique commun à tous les genres étudiés.

Dans la seconde partie, j'expose mes observations le plus brièvement et le plus méthodiquement possible à propos de chaque genre; j indique, quand il y a lieu, les observations antérieures; je termine ce chapitre par l exposé des conclusions auxquelles je suis arrivé.

J'ai dû faire appel à de nombreux correspondants ; malgré la longue énumération qui suit, je tiens à acquitter ici, envers tous, ma dette de gratitude.

(1) Ces articles ont été publiés dans : Siézungsberichle d. math.-physik. CL. d. k. d. Akad. Wissench. zu München. E

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