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Avant d'entrer dans la discussion de la valeur qu'il faut attribuer à la position de l’ovule chez les Térébinthacées, je crois nécessaire de rappeler ici les caractères qui permettent de distinguer les plantes de cette famille.
Port. — Les Térébinthacées ont toujours le même port. Toutes sont des plantes ligneuses, le plus souvent des arbres, quelquefois des arbustes. Elles ont toutes un air de famille qui frappe dès le premier examen. À ce point de vue, on ne peuttrouver de différence entre les Bursérées et les Anacardiées. ES
Quel que soit le peu d'importance qu’on accorde à ce caractère, je pense qu'il faut le retenir.
Les feuilles sontcomposées-pennées, quelquefois simples(certains Protium, les Anacardium, Semecarpus, ete..:)Elles sont toujours dépourvues de stipules, alternes, rarement opposées (Bouea).
Toutes ces plantes sont susceptibles de sécréter une matière résineuse ; je reviendrai plus loin sur ce caractère et-sur l’importance que je crois devoir lui attribuer.
Distribution géographique. — Les Térébinthacées sont répandues dans les régions tropicales et subtropicales ; quelques-unes, en très petit nombre, sont méditerranéennes. Dans ce dernier cas, on observe un port désertique ; les folioles se réduisent, deviennent petites ; les rameaux qui les portent se raccourcissent et se terminent souvent en épines (Commiphora abyssinica, Rhus oxyacantha).
Les Térébinthacées sont réparties dans toutes les régions tropica-
les ; l'Amérique, l'Asie, l'Afrique, l'Océanie comptent de nombreuses espèces. Les espèces d'un même genre sont généralement répandues
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Mé d:
. Lacia par exemple, où
dans plusieurs contrées ; quelques genres sont confinés dans telle ou telle contrée. Les Bursera, Thyrsodium, Mauria sont américains ; les Santiria, océaniens; les Mangifera, asiatiques; les Sclerocarya, africains.
En Europe, on ne trouve que quelques espèces des genres Pistacia et Rhus ; elles sont toutes confinées sur les bords de la Méditerranée.
Inflorescence. — Fleur. — L'’inflorescence est une grappe simple ou composée. \
Les fleurs ne sont jamais brillantes, elles sont presque toujours petites. Elles sont le plus généralement actinomorphes ; pourtant
elles deviennent quelquefois zygomorphes. La zygomorphie est
alors oblique (Anacardium (fig. 1), Mangifera).
La fleur répond normalement à la formule suivante (fig. 2):
5S+5PÆE5SLSE+5C
Mais elle varie beaucoup.
Généralement hermaphrodite, la fleur est assez souvent unisexuée. IH yaalors, suivant les cas, monœcie ou diæœcie.Les fleurs se serrant, restant petites, réduisent même leur périanthe ; la Corolle manque dans les Pis-. l
certains auteurs ne retrouvent plus toutes les pièces du calice.
La fleur femelle du Dobinea est toujours dépourvue de périan-
the.
Les sépales ont en
général une préfloraison imbriquée; mais, Fig. (A): Anacardium occidentale’ (d'après Eichler).— Ua le Unes Re tite sue petits, ils sont valvai-
res. Il en est de même pourla corolle. Les pièces du calice sont plus ou moins concrescentes ; chez les Gluta, la concrescence est telle qu'à l'épanouissement de la fleur il y a déchirure du calice.
LS
l ; ; L'androcée comprend normalement deux: verticilles d’étamines ;
souvent l'un des deux verticilles avorte ; quelquefois, mais plus ra-. rement, il ya des verticilles tre Les Sclerocarya ont
quinze étamines en trois verticilles. Les Welanorrhæa sont ou bien avec un seul verticille (section Pentandræ, fig. 5), ou bien avec quatre ou cinq verticilles (section Pleiocyclæ, fig. 6). Les Sorindeia présentent les mêres faits que les Melanorrhæa.
Le nombre des verticilles staminaux ne peut donc même pas ser-
vir à distinguer un genre d’un autre genre.
* La réduction du nombre des étamines est un fait plus. répandu, mais guère plus important. On observe toute une gamme de variations chez les Térébinthacées. Les genres Pentaspadon et Microstemon ont les étamines épisépales transformées en staminodes ; ailleurs il n'existe plus qu'un seul verticille d'étamines. On vient de
voir les Melanorrhœæa de la section Pentandræ avec cinq étamines
seulement ; ce fait est constant dans plusieurs genres (Zhus, Bay ceras, Conde, ét).
Ces réductions ne sont pas spéciales aux Anacardiées, on les ohbserve aussi chez les Bursérées.Dans les genres Canarium (fig. 9 et 40) et Santiria, on trouve souvent un seul verticille d'étamines.
Lazygomorphie por-
Anacardium ont dix étamines, dont l’une est beaucoup plus grande que les neuf autres ; elle est seule fertile. Dans les Mangifera, il n'y a plus qu'un seul verticille, et de ce verticille une Fig. 5 (A): Melanorrhæa (sect. Pentandræ).— Fig. 6 seule CLAIRE est dé-
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ne Qi Ne Ouen: . £ autres étant réduites
à des staminodes.
Il est important de remarquer la tendance générale à la variabilité,
te sur l’androcéé. Les :
tendance que manifestent les Bursérées aussi bien que les Anacar- diées.. ‘
Si on considère non plus le nombre de du floraux, mais le nombre de pièces que comprend chacun des verticilles floraux, la tendance à varier n’est pas moins manifeste.
Normalement, la fleur comprend cinq feuilles à chaque verticille. Or, bien qu'on trouve quelquefois six pièces à chaque verticille, le plus généralement la fleur est tétramère (fig. 8), et la trimérie apparait même souvent. AL :
Les variations de cet ordre se manifestent chez toutes les Térébinthacées. Il ne saurait être question d’une exception pour l'une ou l'autre des tribus.
Presque partout il y à un disque nectarifère, intrastaminal.Comme il arrive le plus ordinairement, c’est sur le verticille femelle que porte le plus souvent la réduction.
. Des cinq carpelles types, on ne trouve le plus an den que trois ou deux carpelles ; souvent même le gynécée est réduit à un carpelle. Beaucoup de Térébinthacées ne possèdent plus qu’un gynécée à une seule loge, soit qu'il n’y ait plus qu'un seul carpelle (Mangifera, Anacardium, etc.), soit qu'il y ait trois carpelles représentés uniquement par leur stigmate, deux carpelles ayant avorté de bonne heure. Cette réduction se retrouve aussi bien chez les Bursérées que chezles Anacardiées. Ainsi, parmi les Bursérées, pour ne citer qu'un exemple connu, les Canarium possèdent des fleurs pentamères, tétramè, Fig. 9 (A): Canarium. triandrum res ou trimères (fig. 9 et 10), diplosté- ja ineur tétrandre) Aoutes monées ou isostémonées: le gynécée, deux d'après Engler). triloculaire quelquefois, est souvent uniloculaire. Il arrive alors que de la formule type on passe à
celle-ci : S 3S4+3P+3E+1C
Cette formule s'éloigne beaucoup de la précédente. Pour en saisir
la signification spéciale dans ce groupe, il faut suivre toute la série des variations et se rendre bien compte de la tendance générale que l’on observe chez toutes les Térébinthacées comprises comme nous les entendons.