DIAGNOSTIC
Nous n’envisagerons dans ce chapitre que le diagnostic différentiel des thromboses hémorroïdaires renvoyant pour la discussion étiologique à la discussion que nous avons développé au cours d’un chapitre spé cial. |
Dans l’ensemble le diagnostic est simple. Les signes fonctionnels sontinsuffisants pour l’affirmer, cependant l'absence de tout rythme par rapport aux émissions alvines pourrait permettre d’écarter d’emblée une fissure anale. Par contre, un examen physique cor- .rectement pratiqué permet d’éliminer rapidement tout autre diagnostic.
Nous réunirons en un seul chapitre les problèmes que posent l’hématome sous-cutané et la thrombose vraie ce sont en effet les mêmes. Puis, nous envisagerons le cas de la thrombose œdémateuse.
IL — Diagnostic commun de la tuberculose vraie et de l’hématome sous-cutané.
La «fluxion » hémorroïdaire simple sans thrombose est assez rare. C'est la poussée aiguë hémorroïdaire,
AU
elle tient lieu en quelque sorte de terme de passage entre les hémorroïdes simples et leurs complications. Elle est brève, cède facilement au simple traitement médical. On se trouve alors devant une hémorroïde turgescente congestive, sans aspect bleuté, sans douleur élective. Mais ce peut-être le mode de début de la thrombose qui se développe secondairement.
Le prolapsus hémorroïdaire partiel est pratiquement le seul diagnostic. Les malades disent eux-mêmes qu’ils n'ont pu c rentrer » cette boule douloureuse qu'ils ont perçue et invitent ainsi à l'erreur. Le prolapsus cependant est à la vérité bien différent, il vient de plus haut, son pédicule pénètre dans l’anus, il est recouvert uniquement de muqueuse, sa coloration est rouge violacée, on peut en faire le tour. La thrombose, au contraire, est sous-cutanéo-muqueuse extra -canaliculaire, comme le montre le simple déplissement de l’anus. Enfin, alors que sauf en cas d’étranglement, le prolapsus est réductible, il est bien évident que toute tentative de taxis échouerait sur une thrombose.
Donc diagnostic aisé et, il va de soi, que nous ne discutons ici que les prolapsus partiels, un prolapsus tant soit peu important ne saurait en effet se comparer
DE
à une thrombose hémorroïdaire.
IL — Diagnostic de la thrombose œdémateuse.
La difficulté, ici, consiste à la reconnaître. Cette forme est en effet méconnue plus par ignorance que