II. — La thrombose phlébitique endoveineuse
Thrombose vraie.
Technique utilisée par Jean Rachet et André Busson.
Nous insisterons dans ce paragraphe sur les particularités propres au traitement de cette forme. Nous renverrons pour tous les points communs au chapitre précédent.
a) Anesthésie. — On utilisera une anesthésie « tra çante » : avec une fine aiguille à intradermo-réaction on injecte, sous le derme qui recouvre directement la thrombose, quelques gouttes d’anesthésique, sur une ligne correspondant à celle que suivra l’incision. Une telle pratique évite la distension douloureuse des tissus environnants la thrombose, elle suffit dans tous les cas où celle-ci est unique. Par contre, l’injection à la base doit être conservée dans les polythrom-
boses où plusieurs caillots devront être enlevés. b) Asepsie. — Rien à changer.
c) Incision. — On se servira d’un bistouri à double
tranchant, type Doyen pour la cataracte. Ils ponc-
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tionnent en quelque sorte le tégument et incisent, suivant la ligne d’anesthésie, de dedans en dehors, afin d'éviter toute pression sur la zone thrombosée, pression qui risquerait de déterminer quelque douleur étant donné l’anesthésie toute superficielle uti- lisée, L'incision doit porter uniquement sur le plan | cutanéo-muqueux.
a) Incision de la peau. — Une fois cette incision faite on voit apparaître dans l’entrebäillement du cuir de la peau, non pas le caillot lui-même mais un sac bleuté, tendu, qui saille et qui contient le caillot.
On pourrait en faire le tour et l’énucléer en bloc.
C'est là, comme nous l'avons signalé, outre qu'il s’agit d’une dissection lente et délicate, une précaution tout à fait inutile. 11 n’y a en effet aucun intérêt
à enlever la paroi veineuse qui forme le sac et il suffit de l’inciser.
b) Incision du sac. — Très simple, avec la même technique,on l’ouvre parallèlement à l’incisioncutanée et sur une aussi grande largeur. Point n’est besoin d’anesthésier la paroi du sac, l'ouverture est indolore,
c) L’évacualion du caillot. — Une fois le sac incisé, le caillot apparaît et il ne reste qu’à l’énucléer exactement comme nous l'avons indiqué en étudiant la forme à type d’hématome sous cutané.
Il est exceptionnel d'avoir à utiliser ici pince ou curette, car il y a peu d'adhérences avec la paroi veineuse.
SON AQREEE
d) Drainage. — Point n’est besoin ici de mécher largement, les parois du sac n’ont pas tendance à saigner, par précaution on pourra toutefois introduire un coin de mèche dans l’incision.
Jean Rachet et André Busson conseillent d'employer une mèche imbibée d’huile d'amandes douces ou d'huile faiblement goménolée stérile. Cette précaution est importante surtout dans la forme précédente où l’on fait un véritable petit tamponnement de la cavité de l’hématome. Elle évite que l’ablation de la mèche ne soit douloureuse et ne détermine de petites déchirures de capillaires qui pourraient réaliser un suintement secondaire et créer un nouvel hématome. Incident qui arrive parfois si l’on utilise une mèche sèche qui pendant les quelques heures où elle est en place, arrive à « coller» fortement aux tissus environnants.
e) Soins ullérieurs. — On procédera exactement comme il a été dit plus haut. |
f) Résullals. — Ils sont aussi satisfaisants que dans la première forme décrite.
On voit donc que la seule différence consiste dans le fait de l’incision en deux temps :
— dans un premier temps : la peau,
— dans un deuxième temps : le sac veineux.
Nous avons dans le schéma qui suit essayé de montrer les trois principaux temps de la technique.
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Fig. 1.
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ésie locale.
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Incision cutanée. Le saç apparaît.
Fig. 3.
Le sac est ouvert. Le caïllot s’énuclée.