CONCLUSIONS
Au terme de cet exposé, il nous semble pouvoir tirer trois conclusions :
I. — Parmi les thromboses hémorroïdaires, complications qui constituent à elles seules presque toute l’histoire clinique des hémorroïdes externes, il nous paraît que l’on peut distinguer, non pas deux formes cliniques, mais trois formes bien individualisées de par l’anatomie pathologique :
a) l’hémalome sous-culané par rupture veineuse ou pseudo-thrombose ; | b) la thrombose vraie phlébitique endoveineuse, le caillot étant contenu dans un sac formé par un diverticule de la paroi veineuse ;
c) La thrombose œdémateuse qui reste telle que l’a décrite Raoul Bensaude.
II. — Il semble que dans la pathogénie des thromboses, il faille reconnaître à l’infeclion locale une im— portance plus considérable encore que celle qu’on lui a attribué jusqu'ici. Elle explique ou tout au moins contribue largement à expliquer non seulement l’exis-
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tence des hémorroïdes elles-mêmes, mais encore elle semble être un des facteurs principaux de leurs com-
plications.
II. — Le traitement de ces diverses variétés de thromboses est maintenant bien codifié. IL reste simple, à la portée de tout médecin, il est efficace et cela d’une manière totale et immédiate. Enfin, il est ambulatoire n’interrompant point le malade dans ses occupations habituelles.
Il évite d'autre part, l'apparition d’une fistule borgne externe, conséquence relativement fréquente d’une thrombose hémorroïdaire externe non traitée.
Vu : Le Président de la thèse,