RATS
par Raoul Bensaude, dans son traité des Maladies de l'intestin (1). Notre Maître Jean Rachet a d'autre part traité également cette question dans son livre sur les hémorroïdes (2) et nous l’avons bien souvent. entendu développer dans son enseignement oral. Classiquement on distingue parmi ces thromboses
hémorroïdaires deux formes cliniques :
a) la thrombose simple, véritable hématome souscutané, dû à une rupture veineuse ;
b) la thrombose œdémateuse, réaction locale autour d’un foyer d'endophlébite légère.
Si cette dernière variété nous semble devoir rester sans -modification dans sa description comme dans son traitement, par contre, il y a lieu de scinder la première forme en deux variétés :
d’une part, l’hématlome sous-culané par extravasation sanguine dans le tissu sous cuta- -néo-muqueux, qui correspond à la description classique, c’est une pseudo-thrombose,
— d'autre part, la thrombose vraie endoveineuse, véritable processus de phlébite localisée,
où le caillot n’a pas fait irruption en dehors de la veine, mais siège dans sa lumière, un diverticule du vaisseau lui constituant un véritable sac.
1.R. Bensaude. Maladies de l'intestin. Tome IV, Masson éditeur, Paris.