LL. — Par les œufs de Meta seymentata
Le sérum est rigoureusement spécifique des œufs de Meta segmentata, qualitativement et quantitativement.
UE. — Par la « sensibilisatrice d'Epeire ».
Le sérum agit qualitativement tout à fait comme s'il avait été préparé avec de l'arachnolysine pure. — Quantitativement
il n'est d'ailleurs spécifique ni de l’arachnolysine entière, ni de la sensibilisatrice.
Quelles connaissances tirer de ces résultats au sujet de nos substances : « sensibilisatrice d'Épeire », « complément hypothétique d'Epeire », « complément de Meta » ?
Et d'abord, en ce qui concerne le « complément d'Épeire », comme nous ne le connaissons point pur et que nous le faisons intervenir uniquement à l’état d'arachnolysine entière diluée, nous ne pouvons pas faire de distinction : nous ne savons
Jamais si l'un de nos sérums agit contre le « complément d'Épeire » où contre l’arachnolysine entière. Nous ne savons done point non plus si ce « complément » peut donner des anticorps spécifiques.
Le «complément de Meta », bien qu'il se rapproche de l'arachnolysine par toutesses propriétés, à cependant, comme antigène, une individualité bien tranchée. Quel que soit le mélange dans lequel on essaie de le neutraliser, il ne peut l'être qu'au moyen du sérum préparé par les œufs de Meta : dans ce cas, la neutralisation est strictement quantitative.
La « sensibilisatrice d'Épeire » est un antigène dont l'individualité est beaucoup moindre. Le sérum qu'elle donne agit tout aussi bien contre l’arachnolysine entière (peut-être contre le « complément d'Épeire ») que contre la « sensibilisatrice » pure. — Peut-être Le traitement à l'acide altère-t-1il assez le « complément d'Épeire » pour le supprimer au point de vue de l’'hémolyse et le laisse-t-1l assez intact pour qu'il puisse donner des anticorps”?
En tout cas, ni la « sensibilisatrice d'Épeire », ni l'arachnolysine entière {oule « complémen thypothétique d'Épeire »)} ne semblent garder leur individualité dans les divers mélanges ; le « complément de Meta » en garderait une beaucoup plus grande.
Nous avions, dans le chapitre précédent, formulé une conclusion certaine : l’arachnolysine est une hémolysine à mécanisme complexe. Nous avions émis ensuite une hypothèse sur la constitution « sensibilisatrice + complément » de l'arachnolysine.
Mes expériences sur les sérums antihémolytiques laissent intacte la conclusion, mais elles justifient encore les réserves que nous avions faites sur l'hypothèse.