‹ Contribution A L'étude Des Toxines Chez Les AraignéesChapitre 44 sur 67 · LOCALISATION DE LA PROPRIÉTÉ TOXIQUE DES EPEIRIDES · texte numérisé non relu

LOCALISATION DE LA PROPRIÉTÉ TOXIQUE DES EPEIRIDES

Les essais que je fis au sujet de cette localisation furent calqués sur ceux relatifs à la propriété hémolytique. J'essayai la toxicité d'araignées venant de pondre. J'essayai, d'autre part,

celle de jeunes araignées de plus en plus âgées et j'eus enfin l’occasion d’éprouver la toxicité d’un mâle.

. Je fis, chaque fois que je le pus, un contrôle hémolytique avec une parlie de la macération.

$ 1. — Essais avec des araignées venant de pondre.

Toutes mes expériences sont rapportées dans le tableau qui suit. J'employai des individus d’Epeira diademata, d'Epeira cornula et de Zilla X-notata, espèce que je ne sépare jamais des Épeires dans les questions qui nous occupent (voir page 146).

Sur 12, nous ne trouvons que 3 cas d'intoxication. Dans un de ces cas (essai n° 11, Épeire de 520 mgr.), la dissection me montra qu'il restait dans l'abdomen une trentaine d’ovules mürs non pondus. Le liquide de la macération fut d’ailleurs hémolytique. Par dilution, je constatai que 1/64 de ec. hémolysait comme 1/8 d’œuf d'Épeire : 1 cc. valait donc 8 œufs. Comme il y avait en tout 5 cc. de macération, il devait done rester dans le corps de l'Épeire 40 œufs. Cela est bien de l’ordre de grandeur de la trentaine vue à la dissection. Le lapin aurait ainsi reçu 24 œufs, environ 5 fois la dose mortelle minima.

Dans un autre cas, mortel pour une souris (essai n° 12, Épeire de 102 mgr.), je trouvai également des ovules très développés.

Dans le dernier cas (essai n° 10, Épeire de 448 mgr.), la dissection ne fut point faite ;: d'autre part, l'épreuve hémolytique du liquide fut négative. Il v a lieu cependant de noter que cette épreuve fut relativement imparfaite. J'avais en effet injecté la totalité de l'extrait. Après avoir vu mourir le lapin, je voulus contrôler le pouvoir hémolytique et j'’arrosai d’eau salée, dans le mortier, le résidu de laraignée broyée. Il se peut fort bien que, dans ces conditions, j'aie recueilli trop peu de toxine pour l'hémolyse, alors qu'il eût pu y en avoir assez dans la totalité de l'extrait pour tuer le lapin (la dose mortelle minima n’est en effet que de 5 œufs).

Nous avons vu, au sujet de la localisation de l’hémolysine, qu'il n’est point du tout surprenant de trouver exceptionne:lement des ovules mürs dans une Épeire ayant pondu. Je ne reviendrai point sur ce sujet. L’araignée de l'essai n° 10, pour lequel le contrôle manque, devait probablement se ranger, comme les deux autres, parmi ces exceptions,

En résumé, dans les 9 cas où l’araignée avait pondu et où

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