CONCLUSIONS GÉNÉRALES
De toutes ces données, nous pouvons tirer un certain nombre. de conclusions générales :
I. — Rien ne démontre qu'il v ait un rapport quelconque entre le venin des chélicères et les toxines qui peuvent exister dans le corps de certaines Araignées.
IL. — Quand les Araignées contiennent des toxines dans leur corps, rien ne démontre qu'il y ait lieu de distinguer des hémo-. Ivsines et des toxines générales. Tout se passe comme sil y avait identité des deux catégories.
IL. — L'existence de toxines dans le corps des Araignées est indissolublement liée au développement des organes géni- {aux femelles et à la présence du vitellus. Les toxines apparaissent quand les ovules mürissent, se localisent dans les œufs, sont éliminées par la ponte, et la jeune Araignée n’en contient que tant qu'elle conserve du vitellus maternel.
IV. — L'arachnolysine, substance hémolytique et toxique des Épeirides, n’est pas une toxine simple, mais une loxine à mécanisme complexe, grossièrement comparable au système « sensibilisatrice + complément ÿ des sérums hémolvtiques.
V.—Ilexiste, danslesœufsde certains Épeirides,dessubstances dites « compléments » qui, bien que leur pouvoir hémolytique direct soit nul ou insignifiant, sont des toxines véritables. — Ces « compléments » sont proches parents de l'arachnolysine.
VI. — En ce qui concerne les toxines, les Théridndes se groupent avec les Épeirides.
VII. — Il existe chez les Araignées une toxine (celle de T'egenaria atrica G. Koch (Agélénide), différente de l'arachnolysine.