‹ Contribution à l'Étude des Traitements Actuels du PsoriasisChapitre 12 sur 13 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La thérapeutique du Psoriasis est extraordinairement riche et complexe et si les traitements les plus divers ont été proposés avec des résultats variables suivant les auteurs et même inconstants chez un malade d’une poussée à l’autre, on conçoit qu'il ne reste au médecin qu'à diriger sa conduite dans le sens qui réponde le mieux à sa propre conception pathogénique. Cependant, nous insisterons :

1° Sur lutilité, parmi les médications internes, du vieil Arsenic et plus particulièrement du complexe pyridino-arsenobismutique (Psothanol) le moins inconstant et le moins irrégulier dans ses effets thérapeutiques, qui demeure grâce à sa bonne tolérance une arme de choix de la poussée psoriasique.

2° Afin de lutter contre un trouble du métabolisme des graisses et surtout de modifier le terrain, on prescrira une diététique dans laquelle on réduira, autant que ce peut, les lipides et surtout les excitants du système neuro-végétatif, sans oublier d'associer suivant le cas un traitement contre les manifestations digestives hépatiques ou endocriniennes.

3° Parmi les médications externes, l’Huile de Cade reste malgré son odeur désagréable, un des meilleurs agents réducteurs du cuir chevelu et des ongles. Il mérite d’être retenu en tant que traitement ambulatoire, car il présente une réelle valeur et à l’avantage d’être bien toléré par les malades.

Cependant, la Chrysarobine, réducteur plus puissant, dont l'efficacité sur le Psoriasis est reconnu par tous les auteurs et qui permet de blanchir une poussée, nous parait préférable, à condition de traiter la dermatose dans un Centre Hospitalier, pour permettre de surveiller son application et la suspendre au moindre incident.

4° Parmi les médications modernes, les rares succès de Ja thérapeutique tissulaire, justifie l'essai de chimiothérapie par

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l'acide undécylénique dans les cas invétérés ou rebelles à d’autres traitements, sans omettre de surveiller les réactions secondaires, car des érythrodermies ont été signalées.

5° Enfin, pour ce qui est du rhumatisme psoriasique, l'Huile soufrée et l’Or»reste les traitements les plus indiqués et il semble que les grandes formes seraient justiciables à l'avenir de la Cortisone ou de l'A. C. T. H.

Vu. Le Président de Thèse :

À. NANTA.

VU : Le Doyen :

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