INTRODUCTION
Les innombrables travaux qu'a suscité le Psorisis durant ce demi-siècle, tient au fait qu'il représente une des dermatoses dont la fréquence est grande, l'évolution rebelle et la thérapeutique
‘ décevante.
Si tous les auteurs sont unanimes à rasonnaître l'individualité clinique du Psoriasis, sur sa morphologie macroscopique, cont#tituée d'éléments érythémato-squameux bien limités, souvent prurigineux et siègeant électivement au niveau des régions les plus exposées au frottement (faces d'extension, cuir chevelu, région sacrée) et surtout sur &on évolution indéfiniment récidivante.
Si le diagnostic parait à la portée de tout médecin praticien muni d'une Curette de Brocq, qui par grattage méthodique des éléments, permet de mettre en évidence :
l° Le signe de la tâche de bougie ; 2° Le signe de la pellicule désollable ; 3” Le signe de la Rosée sanglante.
Enfin, si l'accord semble être réalisé sur sa morphologie microscopique, faite de la parakératose sèche, massive, sans spongiose, de papillomatose et d'exocytose portant exclusivement sur des polynucléaires.
Par contre, son origine, sa nature et sa thérapeutique sont loin de réunir tous les suffrages. Bien au contraire, la diversité des théories invoquées pour l'expliquer, la multiplicité des médica-
Te
tions proposées, dont aucune n'a fait preuve de constante effisacité « et le mieux que l'on puisse dire de chacune d'elles, est que s'il satisfait généralement son auteur, il déçoit habituellement ceux qui l'ont voulu contrôler. Nous ignorons encore la cause exacte et le mécanisme du Psoriasis, il va donc de soi, qu'une thérapeutique étiologique, la seule qui pourrait être curative, ne peut être codi- fiée, ni même indiquée ». (Touraine)
Cependant, les malades avertis du caractère rebelle de leur affection, tiennent à être débarrassés de ces croûtelles gênantes et inesthétiques qui valurent autrefois au Psoriasis le nom de « Lèpre commune ». Aussi, est-il nécessaire pour le médecin de savoir blanchir les poussées au plus vite, et de reculer l'échéance des suivantes en variant ses médicaments :
Nous nous proposons d'étudier dans la première partie de ce travail, la valeur des traitements anciens classés du point de vue pathogénique : dans une seconde partie, les essais des médications modernes, et dans une troisième partie la conduite à tenir vis-à-vis du Rhumatisme psorisique.