‹ Contribution à l'Étude des Traitements Actuels du PsoriasisChapitre 3 sur 13 · TRAITEMENT ANTI-INFECTIEUX · texte numérisé non relu

TRAITEMENT ANTI-INFECTIEUX

L'orientation actuelle de la pathologie générale du Psoriasis, est en faveur d’une origine infectieuse, et ce caractère affirmé par BÉNÉDECH est loin d’être prouvé. L'agent pathogène n'a pas encore été découvert et pour certains auteurs, la maladie a été assimilée à la tuberculose, à la syphilis, aux épidermo-mycoses et pour d’autres à un virus encore inconnu. C’est dans cet esprit qu’on s’est adressé pour soigner le Psoriasis à un traitement anti-infectieux qui reste habituellement de Chimiothérapie générale et non Spécifique (métaux lourds et métalloïdes) et à des essais de vaccinothérapie, sérothérapie et protéinothérapie.

A. CHIMIOTHERAPIE GENERALE

a) lodure de potassium

Nous citerons, pour mémoire, le traitement du Psoriasis par l’iodure de potassium, préconisé par Haslund à hautes doses, de 15 à 20 grammes par jour, diluées dans le grandes quantités de liquide, et réparties en de nombreuses doses « dont l’action lente et irrégulière ne mérite pas d’entrer dans la pratique courante ». (AUDRY)

b) Salicylate de Soude

Quant au Salicylate de Soude, essayé par CROOKER et particulièrement étudié par SMITH en Angleterre, et SACHS de Vienne, il a connu des fortunes diverses. Ce dernier rapporte dans la « Wiener Klinische Wochenschrift » (21 avril 1921 les résultats du traitement. Il utilise des injections intraveineuses d’une solution de Salicylate de Soude à 20 %, à raison de trois

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injections par semaine, aux doses croissantes de 10, 15, 20 cc. La cure totale demande de 20 à 38 grammes de salicylate de soude en moyenne. D’après SMITH, ce traitement donne des résultats inconstants confirmés d’ ailleurs par les travaux de MALOONEY et SCHREINER, de plus, il possède à son actif des accidents de thrombose veineuse, des maloises et même des dermatites exfolientes qui font que ce médicament est inusité.

c) Les arsénicaux

L'utilisation des arsfnicaux dans le Psoriasis est connue depuis très longtemps. Déjà, en 1857, DUCHESNE-DUPARC rapporte dans la Gazette de Médecine, des succès obtenus par l’arséniate de soude, à des doses quotidiennes de 15 centigrammes. action indiscutable des arsenicaux dans la syphilis et les propriétés kératoplasiques de ce métalloïde, ont permis à bon nombre d'auteurs de l'essayer dans le Psoriasis. SHEPTAR en Angleterre, se montre le partisan convaincu du traitement, de cette dermatose par l’acide arsénieux à hautes doses et cite cinq guérisons de Psoriosis anciens et généralisés. En 1897, DANLOS relate des blanchiements avec le cacodylate au voisinage de la dose toxique. Plus tard LANZI essaye l'atoxyl en injections sous-cutanées allant de 20 à 40 centigrammes pendant vingt jours consécutifs avec des succès incontestables, cependont que des cas d’amaurose définitive fit rejeter la méthode.

En 1927, F. BÉNECH reprend les arsenicaux sous : forme d’arsylène à 4 %, qui, selon lui, très pratique et employé à hautes doses, donne des résultats constants avec une tolérance parfaite. Il cite trois cas de Psoriasis guéris par l’arsylène.

MM. GASTOU et PONTOISEAU expérimentent avec le novarsénobenzol et le sulfarsénol et sur 34 cas, 10 malades ont été complètement blanchis, 15 ont été améliorés et 9 sans changement. Le novarsénobenzol a été utilisé aux doses de 15 centigrammes jusqu’à 30 centigrammes I. V. avec un total de 4 gr. 50 en moyenne, et le sulfarsénol fut employé I. M. aux doses de 6 centigrammes jusqu’à 60 centigrammes avec un total de 3 gr. 30 en moyenne.

Classiquement, on prescrit les arsénicaux dans le Psoriasis,

—1 Soit sous la forme de Liqueur de Fowler à raison de X gouttes le premier jour, au moment des repas, puis les doses augmentées de 2 gouttes chaque jour, jusqu'à un total quotidien de XXX gouttes. Après 8 à 10 jours de ces doses élevées, on revient à la dose initiale en diminuant de 2 gouttes par jour. Le blanchiement doit se faire en 7 à 8 semaines.

— Soit sous forme d’arséniate de soude (BRoCQ), le malade prenant aux deux repas une cuillerée à soupe de la solution :

Arséniate de soude....... 10 centigrammes.

Phosphate de soude. ...... 10 grammes.

Eau distillée. . ......... 1300766:

— Soit sous forme de cacodylate de soude en injections I. V. de 0 gr. 50 et même 1 gr. par jour.

Dans l’ensemble, la cure doit être très prudente et on doit la proscrire dans les formes aigues et très irritables ou à tendance pigmentogène; de plus il faut surveiller le malade du point de vue cutané (à cause des dangers d’érythrodermies, de kératodermies), du-point de vue nerveux (polynévrites et névrites optiques), enfin du point de vue hépato-rénal. La règle | énoncée par AUDRY, garde encore toute sa rigueur : « Lorsque 4 à 5 semaines de traitement arsénical n'ont pas procuré une notable amélioration, il est inutile d’insister. »

d) Le Mercure

Par la bouche, la liqueur de Donovan-Ferrari qui réalise une association (Mercure-Arsenic-lode) .a donné parfois de bons résultats. BRAULT note en 1896 que les malades sont blanchis par des injections d'oxyde jaune de mercure, mais que seule, la poussée bénéficie de cette théropeutique. DARIER l'utilise avec succès sous cette forme et SABOURAUD relate le 7 juin 1912, 12 malades traités par V'Enésol contenant 40 % de mercure et 14 % d’arsenic, constatant un grand nombre de blanchiements, mais le mercure n’agit en rien sur l’évolution et la maladie récidive toujours.

e) Le Bismuth

L'avénement de ce métal lourd, dans le traitement antisyphilitique devait avoir sa répercussion sur le Psoriasis. Attilio VERSARI obtient avec le Trépol douze guérisons sur 21 cas traités. Mais la médication la plus en faveur actuellement et dont les résultats appréciables et les plus constants, autont que l’on puisse dire qu'en matière de Psoriasis, une thérapeutique ait donné des résultats constants, est représentée par un mélange bismutho-arséno-pyridinique (Psothanol), : que les travaux de MM. DEBUSQUET, JAUSION, PECKER, nous firent connaître en 1927. Confirmant leurs premiers travaux, ils rapportèrent le 27 mars 1929 à la Société de Dermatologie, 15 cas de Psoriasis guéris par le Psothanol.

PENTE SES + Les travaux de BURNIER et LOTTE portant sur 72 cas, les thèses de LAUDART et de PRAT, autant de recherches prouvant que dans l'ensemble, les lésions récentee, guérissent habituellement mais non toujours plus rapidement que les anciennes; plus la lésion est épaisse, squameuse, et plus l’action du médicament est lente ; cependant, d’une façon générale, l’amilioration est notée par les malades de la 5° à la 10° injection, parfois plus tardivement.

La technique proposée par JAUSION pour accroitre l’efficacité du produit est la suivante :

1° Préférer la voie veineuse à L'intramusculaire en commençant néanmoins par quelques intra-fessières, pour préparer le sujet à la voie vasculaire, car le médicamént devient ainsi mieux toléré. ae 2° Faire des séries de 30 injections intra-veineuses tous ies deux jours.

3° Reprendre la cure après un mois d'arrêt et poursuivre jusqu'à épuisement de 4 à 5 séries.

Ce traitement est habituellement toléré par les malades, hommes, femmes ou enfants cependant certains sujets présentent quelques incidents passagers tels que température légère, céphalée, algie maxillaire, constituant à vrai dire un certain degré de stomatite, des vertiges, des arthralgies, et rarement de l’albuminurie, qui n'obligent pas à arrêter le traitement. Un prurit peut apparaître à la fin d’une série, qui parait être d'origine médicamenteuse, mais jamais on a observé d'érythrodermie. Et MM. BURNIER et LOTTE de conclure. « Il est rare que même dans les cas rebelles, le blanchiement durable n’en suive point. Si le Psothanol ne peut être considéré comme une panacée guérissant tous les Psoriasis, on ne peut lui nier une action certaine, réelle, dans un grand nombre de cas, même dans les Psoriasis anciens et en particulier il parait agir favorablement dans le Psoriasis arthropathique ».

f) Les Sels d'Or

Pensant que l'infection tuberculeuse pouvait jouer un rôle dans la production du Psoriasis, quelques auteurs ont essayé l’aurothérapie. Médication particulièrement étudiée à l’étranger, elle fut essayée en France par BURNIER et LOTTE, NICOLAS, MOLLARD, LEBŒUF, CLÉMENT, SIMON et PAUTRIER.

HUFFSCHMITT traita 12 malades avec des injections d’or calloïdal — le Triphal — avec des résultats variables. Il a

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obtenu sept succès complets et trois améliorations après 12 à 15 injections et deux échecs complets ; mais L'auteur insiste sur les accidents qui peuvent survenir tels que chocs, albuminuries, stomatites et surtout érythérodermies ; médication si dangereuse qu’on ne saurait la classer parmi les traitements usuels du Psoriasis.

BURNIER et LOTTE, en France, ont utilisé le Thiosulfate double d’or et de sodium. la Crysalbine. Sur 10 malades traités, à raison de deux injections I. V. de 25 centigrammes par semaine pendant 2 mois, ils obtinrent 3 blanchiements et 7 échecs. «

Enfin, MM. ALBÉRIC, MaRIN et F. L. BouLais (de Montréal!) soumettant 16 malades à la Crysalbine observent 6 légères améliorations un succès sur 16 cas et une aggravation d'un Psoriasis. De plus, deux malades ont présenté des nausées et des vomissements après chaque injection, deux autres ont eu un érythème scarlitiniforme généralisé apyrétique et enfin un malade fit une érythrodermie.

L'énoncé de ces faits prouve l’inefficacité de la Chrysothérapie dans le Psoriasis et de plus, qu'elle n’est pas sans présenter certains dangers. On ne peut conclure que par la remarque judicieuse, maïs combien éloquente prononcée par M.Erc- CHORN (de Metz) % propos d’un cas de mort par érythrodermie et œdème pulmonaire aigu : « Un fait reste troublant, c'est qu'un malade qui n’était incommodé qu'au point de vue esthétique par son Psoriasis, subit un traitement soi-disant inoffensif aux Sels d'Or, 15 jours après il est enterré... »

B. DESENSIBILISANTS SPECIFIQUES ET GENERAUX

a) Squæmothérapie

L'inconstance des médications chimiques et surtout partant de l'hypothèse de l'existence d’un ultra-virus dans les squames du Psoriasis, de nombreux expérimentateurs essayèrent de trouver la solution, dans la vaccination spécifique, à partir des squames.

Diverses techniques ont été essayées parmi lesquelles nous retiendrons celle mise au point par Thoma de JAsy. Il obtint un vaccin amicrobien et déprotéiné par le formol qu’il injecte sous la peau à la dose de 2 ce. à 3 cc. tous les deux jours,

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jusqu'à la dose totale de 10 ce. Il a ainsi traité 3 Psoriasis chez lesquels il a obtenu un blanchiement complet.

Enfin MiHAYLOvVITCH utilisant lui-même un extrait obtenu par digestion des squames par la pepsine et la trypsine conclut « que les résultats sont surtout bons si les propres squames du malade sont utilisés, mais pas plus que les précédentes médications, ce traitement ne saurait être considéré comme vaccinant ».

b) Mycothérapie (Clasines de Jaussion)

Selon JAUSION, le Psoriasis représente « des mycosides, c’està-dire des réactions secondes de la peau (allergie) vis-à-vis des toxines microbiennes et particulièrement mycéliennes : ces dernières pénétrant dans l'organisme à la suite de trichophyties banales de la peau, épidermophyties inguinales, etc. > Dans une communication il apporte une série de résultats : thérapeutiques obtenus à l'aide d’un vaccin polymycosique spécifique dénommé : la Clasine polymicosique. Sur 138 malades, il obtient 11 améliorations, 127 blanchiements sur lesquels 108 ont récidivé de une à neuf fois.

Les résultats obtenus par d’autres auteurs ne concordent pas avec ceux de JAUSION, C’est aïinsi que HISSARD (de Caen) opérant avec des Clasines n'enregistrait qu'un succès sur dix cas ; tandis que MM. LÉVY-FRANKEL et WEISSENBACH utilisant les Clasines chez un sujet psoriasique et atteint en même temps d’onycho-mycose, ont vu cette dernière rétrocéder favorablement et l'échec complet sur le Psoriasis malgré un traitement de 3 mois.

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« L'hypothèse de l’origine pollinique du Psoriasis a suscité une méthode de traitement par les extraits de pollen (ZIEDLER), or d’après SECHLER, il s’agit vraisemblablement d’une protéino thérapie végétale avec cela de particulier que son activité est plus réelle que la protéinothérapie animale. En fait, si les extraits de pollen ont donné des résultats souvent brillants on ne saurait en dire autant des injections de sérum de cheval, de l’auto-hémothérapie et Ll'auto-sérothérapie (HowArD Fox). Ces médicaments constituent selon MARGAROT des adjuvants au

traitement externe, mais sont habituellement inactifs employés isolément. »

Pourtant, l'utilisation des Leuco-protéides (injections @e lait) tentée par AuDry (de Toulouse), Fox (de Stockolm) et particulièrement étudiée par TZANCK dans la thèse de son élève

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le Dr GARFUNKEL a permis d'obtenir de bons résultats. Elle a servi de base à la méthode dite de biophylaxie, c’est-à-dire la mise en jeu par L'organisme vivant, des mécanismes défensifs non spécifiques, pour assurer sa guérison. La technique proposée est celle de trois injections I. M. par semaine aux doses croissantes de 1/2 ce., d ec. 1/2, 2 cc., puis 2 ce. 1/2, et 3 cc. avec un nombre total de 15 à 20 injections pour obtenir le blanchiement. Le lait utilisé étant un lait de consommation courante, stérilisé à l’autoclave, et dans la pratique courante, on peut se servir de lait ordinaire préalablement bouilli, pendant quelques minutes avant l'injection.

La pyrothérapie par des injections de Dmelcos, l’abcès de fixation, le vaccin de Danisz, autant de résultats thérapeutiques attribués à des causes diverses et qui semblent vraisemblablement dûs à des phénomènes de choc, tout comme celles de diverses huiles soufrées qui ont donné de bons résultats lorsque apparaissait la fièvre alors qu’elles restaient inefficaces quand les préparations étaient indolores et ne donnaient pas d'ascension thermique.

Enfin, toujours dans le même ordre d'idées, l'attaque directe de quelques éléments par lélectro-coagulation (RAVAUT) à pu amener une disparition de toute l’éruption par une sorte ce vaccination ou de désensibilisation consécutive à la résorption des produits psoriasiques antigènes. Reprenant ces travaux, Louis BorY remplace l’électro-coagulation par la neige carbonique. Il utilise le procédé suivant, sans le considérer comme le meilleur ou le plus radical, mais qui pourrait en certains cas rendre des services précieux : dans les Psoriasis généralisés, il commence par des injections de Thiophène de 2 cc. tous les deux jours jusqu’à 25 à 30 injections ; puis à la fin de 'a cure il fait intervenir la neige carbonique, dont deux ou trois

‘séances peuvent porter chaque fois sur une vingtaine d'éléments, à 15 ou 21 jours d'intervalle, achevant ainsi le blanchiement du malade. £

De tout cet arsenal thérapeutique formé par ces désensibilisants généraux et spécifiques, certains ont donné des résultats, mais les échecs sont nombreux cependant il se dégage une notion importante, représentée par le terrain dans la genèse du Psoriasis. Qu'une médication brutale vienne rompre un maillon quelconque de cette constitution héréditaire ou acquise, et l’harmonie semble rétablie, harmonie bien fragile : d’ailleurs, car il suffit d’une perturbation endogène ou exogène (traumatisme, choc humoral, choc affectif) pour tout compromettre, et c'est l’inévitable récidive...

Il. TRAITEMENT CORRIGEANT UN TROUBLE INTERNE

A. OPOTHERAPIE

Le rôle d’une dysendocrinie dans le Psoriasis a été noté par

bon nombre d'auteurs, sans qu'aucune n'ait été mise en évidence autrement que dans quelques cas.

. La Thyroïde fut mise en cause: hyper et hypothyroïdisme ont 5té signalés chez les Psoriasiques, qui, traités soit par l'opothérapie thyroïdienne, soit par L'irradiation du corps thyroïde, ont donné des résultats variables. è

L'Hypophyse fut soupçonnée, à cause des altérations de cette glande, de certains syndromes hypophysaires et de l’action parfois heureuse de l’opothérapie hypophysaire.

Le Thymus fut pressenti par BRoCQ qui à l’occasion d’une irradiation de plaques psoriasiques présternales lui donna la guérison de l’éruption généralisée. Si SAMBERGER et SPILLMAN considèrent l'hormone thymique comme la médication spécifique du Psoriasis, et si BRoCQ préfère l'irradiation, l'efficacité de cette m$thode est loin d’être prouvée. C’est ainsi que d’autres auteurs se sont penchés sur. ;

La Cortico-Surrénale dont l’action sur le Cholestérol et ja Glycénie est bien connue. Des essais de traitement ont été pratiqués chez des jeunes gens avec quelques résultats favorables, mais les échecs nombreux ont incité d’autres expérimentateurs à s'adresser aux glandes génitales dont le rôle indéniable a été noté par FoGGie et CARILLON qui signalent les cas fort curieux où la Dermatose apparait au cours de la. grossesse et par PÉTRINI, SPILLMANN, PARIZOT, qui montrent les cas où elle disparait pendant la gestation, pour récidiver après l'accouchement. Tout se* passe, dit MARGAROT, « comme si la grossesse entravait le processus parakératosique en favorisant la kératinisation normale ». Mais les essais par les extraits testiculaires (HALLOPEAU) ou l'association folliculinelutéine, ont donné des résultats nettement insuffisants.

Enfin, à l’occasion des travaux de RAVAUT, BITH, DucouR- TIOUX, sur l’action de lInsuline dans le Psoriasis, certains auteurs l’essayèrent comme médication opothérapique, tandis que d’autres en tant que médication interne destinée à corri-

ger un vice métabolique, glucido-lipidique dû à une insuffisance + hépato-pancréatique. La technique proposée est la même que

chez les diabétiques avec les mêmes précautions, c'est-à-dire injections intra-musculaires ou sous-cutanées de 15 à 30 U. cliniques tous les ‘jours, 15 minutes avant les deux repas, pendant deux mois, arrêter un mois, et reprendre si besoin est. Malgré l'enthousiasme que l’Insuline suscita au début de ces essais, en .1923, il fut prouvé ultérieurement que son indication thérapeutique majeure était conditionnée par une déficience hépatique et une Cholestérinie augmentée, tandis que 1 Hyper-cholestérolémie était une raison d'échec.

Nous venons de passer en revue les différentes médications opothérapiques employées isolément, avec des résultats inconstants, et pour modifier les troubles du métabolisme et les troubles endocriniens, liés entre eux de facon si étroite, certains auteurs s’adressèrent à la Radiothérapie polygiandulaire (LÉVY - FRANCKEL - COTTENOT et JEAN) tandis que d’autres préféraient un complexe endocrinien multiple (Doczy, DUBoIs) pour guérir le Psoriasis, mais les résultats furent aussi inefficaces. /

Au total, l’'Opothérapie dans le Psoriasis malgré toutes les tentatives, ne parait agir que dune manière indirecte et partant accessoire.

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