M. ROUVIER
Au cours de ce bref rappel, nous mettrons évidemment l'accent sur les manifestations qui relèvent d’un mécanisme endocrinien et dont Îles perturbations constituent les troubles. que nous avons en vue. |
HIDRARBAAERLESTESTITESSRDEE COUGITES PHYSIOLOGIQUES
Aussitôt délivré de son produit de conception,
l'organisme maternel est l’objet d’un ensemble de manifestations cliniques et biologiques qui vont lui permettre de reprendre son aspect et son fonctionnement « habituels » en passant par une véritable période de « convalescence » (CHOME).
L’évacuation du contenu utérin est en ‘effet suivie d’une restitution « ad intesrum », essentiellement caractérisée par une tendance à la régression du côté de tous les appareils qui s'étaient hypertrophiés pendant la grossesse et dont l’hypertrophie fonctionnelle ne se justifie plus maintenant.
Il s’agit donc d’un véritable travail d’involuüon, inverse de celui de construction de la grossesse.
Cependant, l’organisme maternel, après avoir mené à bien la fonction de génération qui lui est dévolue, va avoir à assumer une nouvelle fonction : la lactation. Et c'est pourquoi, corrélativement aux manifestations involutives, on assiste alors à l’apparition de nouveaux phénomènes, également cliniques, biologiques et endocriniens, des- Unés à la nutrition du nouveau né.
Aussi bien, les suites de couches physiologiques sont-elles caractérisées par trois ordres de symptômes qui réalisent trois tableaux, clinique, humoral et endocrinien.
I. — LE TABLEAU CLINIQUE d'abord, qui présente trois aspects assentiels, général, utérin et mHammaire,
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Sur le plan général, les signes sont en fait insignifiants voire négatifs.
— Sitôt après la délivrance, l’accouchée est souvent prise d’un frisson plus ou moins intense qui ne s’accompagne cependant ni d’hyperthermie ni de tachysphygmic (STOICESCO 1876). Peut-être est-on en droit d’assimiler ce frisson à une ébauche très discrète de choc obstetrical.
— La température centrale tend à s’abaisser légèrement, dans les premières vinst quatre heures pour, après une légère élévation, conserver un niveau stationnaire pendant près d’une semaine. On peut cependant noter parfois un accroissement de la température axillaire jusqu’à 38°, en rapport direct ou indirect avec l’éveil de l’activité secrétoire mammaire,
—- Le pouls, qui est habituellement un peu fréquent immédiatement après la sortie de l'enfant, tend, après la délivrance à se ralentir (PAJOT 1862) parfois jusqu’au dessous de 40 (BLOT 1862), devenant ample et plein, en même temps que la Tension Artérielle s’abaisse. Ce ralentissement physiologique persiste en moyenne pendant une semaine (LOEHLEIN 1876).
—— Par ailleurs, on ne note guère
qu'une sensible bradypnée (WINCKEEL 1869) une constipation fréquente et souvent opiniâtre
une rétention d'urine transitoire pendant les premières heures qui suivent lPaccouchement et à laquelle succède une polyurie de 1.600 gr. en moyenne,
Me
et enfin une exagération des diverses autres sécrétions.
— Le poids de la nouvelle accouchée (S 21) qui avait d’ailleurs commencé à décroître dès avant l'accouchement, continue à décroitre après celui-ci : de 2 kg 30 en moyenne pendant les dix premiers. jours, puis de C.608 dans les quatre semaines qui suivent (D 13).
— A côté de ces modifications, à vrai dire banales et qui ne semblent intéresser le système endocrinien que de façon toute accessoire, il nous parait intéressant d’insister sur trois faits dont la relation avec lui pourrait être plus intime
— d'une part, l’atténuation et la disparition graduelle des pigmentations du visage, de laréole et de la ligne blanche, développées pendant Ja urossesse.
— d'autre part la fréquente imperfection du retrait des parois abdominales. Cette déficience de la paroi abdominale après l’accouchement semble former une entité anatomo-pathologique et clinique (TUFFIER 1891) et d'une façon plus générale tous les tissus de lPéconomie semblent frappés en même temps d’une insuffisance de nutrition, de vitalité, de résistance. Ils semblent en état d'€ infériorité physiologique » (V #.
-— enfin, lors de leur lever, les nouvelles accouchées peuvent présenter cette tarsalgie (TIS- SIER) qui s'accompagne d’un certain degré de pied plat et d’un affaissement de la voûte plattaire, Or les travaux récents ont insisté sur les rap-