SR
ports qui existent entre la laxité ligamentaire, l’activité de l’ovaire (FERRIER) et l'insuffisance hypophysaire (LEVI).
Les Signes ulérins sont de beaucoup les plus importants.
L’utérus est en effet le siège d’une involution, qui se fait d'autant mieux que la femme allaite, « nouvelle preuve du commerce existant entre la matrice et les mammelles ».
— D'’abdominal qu’il était, cet organe redevient pelvien et sa hauteur moyenne qui est de 10 cm. 91 le premier jour, s’élève à 13.55 le second pour ensuite rediminuer progressivement jusqu’à 7.32 le 8°jour (D 10). Du neuvième au douzième jour le fond utérin se situe derrière le pubis. Cette descente se poursuit ensuite beaucoup moins rapidement. Quoiqu'il en soit, cette involution se réalise d'autant mieux que la femme allaite son en-
fant (ROUVIER).
Pendant la durée de cette involution, Putérus, globuleux, ante-fléchi et en laléro version droite, d’abord très ferme après la délivrance (« globe de de sûreté » de PINARD), puis subissant des alternatives de contraction et de relâchement, finit par reprendre progressivemmet sa consistance habituelle.
Son poids qui était de 1 kg en moyenne après la délivrance, tombe peu à peu à 50 grammes au bout de six semaines (D 18).
Le col perd progressivement sa hauteur, son
Le RE
orifice interne se referme très rapidement cependant que lexterne reste entr’ouvert jusqu'au 15° jour environ (ROUVIER).
— En même temps que se poursuivent ces Hodifications anatomiques, un travail histologique d'atrophie et de dégénérescence (R 10) s’installe, portant sur les mêmes cellules dont la grossesse avait déterminé l’hypergénèse et l’hypertrophie. La séreuse revient sur elle-même, la musculeuse diminue son épaisseur. La muqueuse enfin est le siège de trois processus
— effacement et hémostase par tromboses veineuses de la plaie placentaire
—— dégénérescence graisseuse et expulsion de la partie superficielle de la caduque
— régénération de la muqueuse aux dépêns des culs de sac glandulaires de la portion profonde de la caduque.
Ce n’est qu’au bout de six semaines que la nouvelle tunique est entièrement constituée (LEO- POLD).
Sur le plan physiologique, deux phénomeépes essentiels dominent
-— d'abord écoulement de lochies formées de sang et d’un exsudat provenant de la plaie placentaire, auxquels se mêlent des débris de caduque et des produits Ge desquamation cervicaux et raginaux. Successivement sanglantes, puis séro sanguinolentes dès le cinquième jour, enfin séreuses, ces lochies dont l'abondance pendant les dix premiers jours correspond à 1.500 gr environ, se larissent peu à peu.
Elles ont complètement disparu avant le 15° jour.
Mais elles réapparaissent sanglantes, entre le 15° et le 20° jour. C’est le « petit retour de couches » qui va durer un jour ou deux.
Ultcrieurement, mais seulement pour les femmes qui n’allaitent pas, l'écoulement cataménial se rétablira vers la 6° semaine ou un peu plus tard.
—— Le second phénomène physiologique utérin est représenté par les « tranchées », « coliques utérines » ou « arrières douleurs » qui sont des contractions douloureuses de l’utérus. Persistant pendant les 3 ou { premiers jours, celles sont intermittentes et suivies d’un petit écoulement lochial. Elles ne s’observent guère que chez les multipares. Enfin elles sont eéxacerbées par la prise du sein par l'enfant.
Parallèlement à la régression utérine, on note une restitution des annexes, du vagin et de la vulve qui reviennent plus ou moins complètement à leur état antérieur.
—La fluorescence vulvaire redevient ce qu’elle était avant l’état de gravidité (BENSON B 15).
— Le frottis vaginal que GAUDEFROY surnomme le « baromètre de Ia grossesse » et qui, en fait, est aussi « le baromètre du Post Partum », témoigne de la régression de l’épithélium vaginal. Les frottis prennent en effet, aussitôt après l’accouchement, un aspect tout à fait différent, traduisant une intense desquamation (déjà signalée dès 1925 par PAPANICOLAOU) des cellules inter-
er de
médiaires qui, mêlées au sang, au mucus, aux leucocytes donnent au frottis un aspect sale.
Puis apparaissent les cellules type post partum, « post natal cells » de Papanicolaou, « cellule delle puerpere » de Nizza. Ce sont des cellules rondes où ovalaires, à cytoplasme basophile clair, à bords plus intensément colorés. Le noyau est le plus souvent volumineux mais peut être également en état de pycnose dégénérative. C’est à ce stade que l’on voit apparaître les cellules parabasales acidophiles à noyau dégénératif. À ces cellules se mêlent des trainées d’histiocytes entourant des cellules nécrotiques, des placards de cellules déciduales. Après le dixième jour, se produit à nouveau une reprise du développement de la couche intermédiaire de Pépithélium vaginal. La desquamation se fait alors sous forme de cellules intermédiaires de grande taille (25 à 45 y) plates, à novau globuleux, à cytoplasme basophile : certaines cependant sont acidophiles. Les histiocytes leucocytes et hémalties persistent mais en nombre moins élevé : le frottis prend un aspect caractéristique « d'allaitement ». Chez la femme non allaitante, l’épithélium vaginal est le siège d’une prolifération moins intense, et n’atteint son développement qu'au retour de couches c’est-à-dire vers la sixième semaine.
Ces frottis vaginaux présentent un double intérêt
Théorique d’abord car ils témoignent de la chute brutale après l'accouchement des corps o0estrogènes et progestogènes (M 17).
Pratique ensuile puisque dans les grossesses
Te
prolongées (E 6) la cytologie vaginale s’oriente vers celle du post partum et que cette modification pourrait imposer le déclenchement du travail.
-- La biopsie de l'endomètre n’est pas moins riche d'enseignements
On sait aujourd’hui que la reconstitution normale de la muquéuse utérine se déroule sur une période de 42 jours environ (P 11) après l’accouchement selon 3 stades
. au premier stade on ne note que des résidus déciduaux presque intacts avec des images syn: citiales.
. le second stade est objectivé par des images de destruction et d'élimination des glandes avec plus où moins d'images syncitiales, des noyaux « faches d'encre » et absence de mitoses.
. enfin au dernier stade apparaissent des images dites de régénération, cependant que dispa- “aissent les aspects précédents. On voit une réorganisation se faire et les tubes glandulaires se reconstituer avec mitoses nombreuses.
I1 est intéressant de suivre cette reconstitution histologique de la muqueuse utérine dans le Post Partum puisqu’aussi bien, comme nous le verrons plus loin, de nombreux troubles endocriniens du post parlum reconnaissent un substratum histologique. |
Les Signes mammaires enfin, constituent Ie 3ème et dernier élément du syndrome physiologique des suites de couches.
Re"
Pendant les 2 ou 3 premiers jours, la glande ne sécrète que du colostrum. Ce n’est que vers le 3° ou 4°- jour que se produit la montée laiteuse. A ce moment, les seins deviennent gros, durs, douloureux au palper et chauds. En même temps la femme éprouve parfois un peu de céphalée, une scif vive, quelques bouffées de congestion.
Après 24 à 48 heures d'hypertrophie doulourcuse de la glande, la tension disparaît : on assiste à la diminution de volume du sein et la glande commence à sécréter régulièrement.
2 Dans le domaine BIOLOGIQUE et HU- MOKAL, la période des suites de couches est marquée par un remaniement considérable qui traduit le retour à l’état « habituel » des équilibres de l'organisme maternel.
Sans vouloir entrer dans des considérations finalistes, force nous est cependant d'admettre qu'il s’agit d’un retour aux conditions biologiques, nécessaires à la lactation d’une part et d'autre part aux futures fécondations.
Ces modifications, régressives dans l'ensemble, intéressent tous les métabolismes et se manifestent au niveau des diverses humeurs
Le métabolisme hydrique, est naturellement affecté. Cn sait que, pendant la grossesse, le poids de la femme, d’abord stationnaire, s’élève ensuite assez fortement. Cette augmentation physiologique, qui atteint i1 kg en moyenne au terme (STANDER et PASTORE - 1940 - CHESLEX - 1914) correspond sans doute à une hydratation