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relevant des phénolsteroïdes, lutéoïdes et corticoïdes circulants (JAYLE). Mais aussitôt après l'accouchement, la brusque déplétion de la cavité abdominale entraîne une soudaine pertubation de l'équilibre hydrodynamique, habituellement rétablie par une régulation immédiate de la circulation de retour sous l'influence du système neuro végétatif (L 10). Cependant le volume plasmatique ne revient à sa valeur normale que le 30° jour (M 18) alors que c’est le 7° jour que la concentration sanguine revient à ce qu’elle était au début de la gestation (D 3).
Et d’ailleurs les modifications qualitatives du sang sont tout aussi évidentes
-—— l’augmentation dans les suites de couches du nombre des globules blancs est connue de lonque date (« Jleucocytose physiologique » de PE- TER). Ce nombre atteint en effet 18.000 dans la douzième heure qui suit accouchement et ne retombe à 8.500 que vers la cinquième semaine (MA- LASSEZ). La formule blanche subit, elle aussi, des modifications : c’est ainsi que la neutrophilie de l’accouchement est remplacée par la lymphocytose des suites de couches. Quant aux éosinophiles, ils augmenteraient entre le 3ème et le 4ème jour (CARTON).
— Le taux des hématies (qui s’est abaissé progressivement au cours de la grossesse du fait de la dilution sanguine) continue à s’abaisser plus fortement durant les trois premiers jours, mais pour des raisons toutes différentes et inhérentes à cette déperdition en voie de compensation.
— Les plaquettes enfin, qui s'élèvent dès le
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quatrième mois de la grossesse pour atteindre un taux double ou triple peu avant ou lors du travail, retrouvent leur taux normal dans les 24 heures qui suivent l’accouchement.
La coagulabilité du plasma, telle qu’elle peut être évaluée par la mesure du temps de Quick, s'élève progressivement du début de la grossesse jusqu’au terme (COTLOVE et COLE, 1949). Apres l'accouchement l’hypercoagulabilité est encore plus nette : elle dure pendant les neuf premiers jours et connaît un maximum le sixième jour (L 11). Et de fait, cependant que le fibrinogène s'élève de 250 mg à 417 en moyenne lors du travail (P 4), la fibrine continue à augmenter insensiblement dans les suites de couches (COETZKE). De même, la prothrombinémie, qui était de 126 % en moyenne lors du travail (P 5) atteint son maximum (145 %) le sixième jour (A 7) ou les deuxième, troisième jours {P 7), selon la précocité du lever mais en tout cas retrouve sa valeur normale le neuvième jour.
—— Le métabolisme protéinique est en effet fortement perturbé : la tendance à l’hypoprotéinémie de la grossesse est suivie d’un brusque effondrement après l’accouchement (L 9). La protéinémie s'élève ensuite (O0 1) pour augmenter de 10°/°° dans les dix jours qui suivent (L 15). Cette augmentation se fait surtout au bénéfice des albumines. Elle continue lentement pendant les semaines qui suivent, même chez les nourrices, qui fournissent pourtant une ration importante de protéines avec. le lait. Il y aurait peut-être lieu d'admettre qu'avec l’accouchement disparaît un facteur inhibiteur de l'édification des protéines
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(L 15). En même temps d’ailleurs, on observe chez les accouchées, une baisse très sensible des réactions d’immunité maternelle. L’électrophorèse (MOORE 1949) à d’ailleurs parfaitement objectivé des modifications des a et 8 globulines alors que les g globulines varient peu.
— Ces diverses perturbations humorales retentissent sur la vitesse de sédimentation qui, passant de 10 mm. au début de la grossesse, à 40 mm. au terme, continue à s'élever pour atteindre 80 mm. Je sixième jour el ne redescendre à 20 qu’entre la troisième et la quatrième semaine du post partum (MORIN, CHOUKROUN et ARGENT).
L'augmentation de la vitesse de sédimentation serait due à l’augmentation du fibrinogène et des lipoprotéides ainsi qu’à l’anémie relative (JAYLE).
En revanche, l'indice d’haptoglobine reste inférieur à l’unité pendant la grossesse mais s'élève cependant à 25 entre le sixième et le neuvième jour, puis redescend à son taux normal de 1 le quatorzième jour.
Quant aux Vernes Résorcine, il atteint 90 entre le cinquième et le sixième jour et rédescend à son taux normal de 30 à la fin de la seconde semaine.
L'augmentation des lipides plasmatiques atteint 50 % de leur valeur moyenne normale au terme. Cette augmentation porte sur les glycérides, le cholestérol et les phospholipides (BOYD 1934) et rend compte de l’augmentation des a et B globulines qui sont en parties constituées par des lipo-glucido-protéides —- (BLIX et COLL 1941). Quoi qu’il en soit, cette hypercholestérolémie, dont la constance est d’ailleurs discutée,
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diminue et disparaît dans les mois qui suivent l'accouchement:
__ Le métabolisme glucidique subit des fluctuations dont les diverses modalités ont été résumées par le travail de WEIDEN. D'une façon générale cependant, la glycémie, qui s'élève au cours de la grossesse entre 40 et 120 mgr %, s'effondre brusquement après l’accouchement (L 9). Le retour à la normale se fait, après u nléger locher hyperglycémique, vers le huitième ou le neuvième jour
-- Le métabolisme minéral, dont la caractéristique gravidique tait essentiellement la rétention, retrouve progressivement après l’accouchement son équilibre normal. Nous soulignerons surtout, à ce propos, que l’acidose de la fin de la grossesse qui augmente lors du travail, disparaît après l’accouchement (L 9) et que la phosphatasémie qui s’est régulièement élevée pendant la grossesse, retrouve son taux normal trois mois après l'accouchement - (D 19).
— L'activité histaminolytique du sang, qui est montée en flèche entre les 8° et 13° semaines, atteint 10 gammas au milieu de la gestation et s'y maintient jusqu'à la délivrance, redescend progressivement dans les trois premières semaines du puerperium pour revenir finalement à sa valeur initiale (A. ALMARK et L. WERKO - 1950).
Les urines, elles aussi, trahissent d’importantes modifications
— leur densité d’abord diminue (1.010 à 1.019) durant les deux premiers jours, pour remonter à