‹ Contribution à l'étude des troubles endocriniens du post-partum et du post-abortumChapitre 49 sur 63 · PES CO · texte numérisé non relu

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importante au « psuché » qu’il importe de prép4rer et d'entretenir en excellentes conditions, on réduira au maximum les facteurs de douleur, traumatisme, hémorragie, rétention et' infection, qui conférent encore à trop d’accouchements un caractère stressant pathologique.

4°) L'étape du post partum enfin, qui, tout en restant dominée par le souci d’une rigoureuse antisepsie, d'une surveillance constante de l’accouchée, d'un dépistage précoce des états infectieux et phlébitiques notamment, et du maintien de la lactation, devra être orientée, plus encore, vers une étude systématique de léquilibre endocrinien du post partum et de ses anomalies.

Une meilleure connaissance des facteurs qui confèrent à linvolution, à la lactation, au réveil de lPactivité ovarienne une allure normale, devrait, sans aucun doute, nous permettre, grâce à l’aide combien précieuse du laboratoire, de suivre et de diriger, scientifiquement et médicalement, cette phase de la gravido-puerpéralité durant laquelle l’'anomalie endocrinienne se révèle, s’installe et s'organise, au point de revêtir cet aspect de dysendocrinie, véritable « maladie de l'adaptation », que nous avons envisagé dans cette étude.

Quand on songe en effet que les troubles endocriniens les plus graves du post partum ont été précédés des mêmes prodromes : anomalies de l’involution et de la lactation, anomalies des lochies, du retour de couches et de la menstruation, il semble évident que c’est dans l’explication étiopathogénique et le traitement consécutif de ces différentes manifestations prodromiques, que ré-

side la meilleure prophylaxie des troubles endocriniens du post partum.

— À l’heure actuelle, ce programme est d’autant plus facile à réaliser que nous bénéficions des nombreux progrès accomplis en matière d'hygiène gravido-puerpérale, d’antibiothérapie, de transfusions sanouines, de médications anticoagulantss, dé contrôle médicamenteux du travail et de la lactation, voire de préparation à l'accouchement sans douleurs, suivant la méthode chère à DEAK READ, ou de déconnection et dhibernation suivant les techniques inspirées par LABORIT.

Cependant, il ne faut pas pour autant oublier que la gravido-puerpéralité, même la plus normale et la plus physiologique, entraine une fatigue considérable pour l'organisme maternel et que « le pauvre petit système nerveux, les glandes endocrines survoltées, paient cher cet effort de 94 mois » (VIGNES, V 6). On sait aujourd’hui les -dangers que font courir les grossesses ilératives et « subintrantes » ; c’est dire aussi la nécessité, pour lhxgicniste et le socioloque, de « prévoir des convalescences prolongées après les « campagnes » de

la maternité » (VIGNES, V 5).

Malheureusement, toute femme ne peut pas, cn l’état actuel de la Société, disposer après son accouchement, du repos et des moyens de subsistance qui doivent lui permettre de satisfaire à la fois les exigences d’une convalescence, et celles, non moins impérieuses, de son nourrisson. Lorsqu'une récente accouchée doit subvenir à ses besoins et à ceux de son enfant, lorsqu'elle doit travailler et allaiter son nouveau-né, lorsqu'elle se trouve seule et sans

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soutien durant cette difficile période, la Société sé doit de songer à elle, de lui offrir l’asile où, avec le repos physique, la nourriture saine et substantielle, elle trouvera le réconfort moral, le conseil utile qui ramènent « la joie de vivre dans un cœur meurtri », et le désir de conserver et de nourrir un enfant jusque là voué à la Maladie, à l'Hôpital ou à l’Assistance Publique.

La « Maison des Mères », telle que la conçoit et ne cesse de la réclamer notre Maître, Monsieur le Professeur A. LAFFONT, est véritablement ce « Hâvre de Bonheur » que la Société doit mettre sur la route semée d’écueils de ces malheureuses qui ont eu le courage et, sans le savoir souvent, le bonheur, de mener à bon terme une gestation.

Nul doute que, ce faisant, en leur évitant des souffrances matérielles et morales, la Société fera, sur le plan humain, le meilleur des placements et la plus judicieuse prophyllaxie des troubles endocriniens si fréquemment observés chez de telles femmes après l'accouchement.

- Toute différente se présente la prophylaxie des troubles endocriniens du post-abortum. Les méfaits de l'interruption brutale et provoquée d’une grossesse normale sont suffisamment connus pour qu'il soit inutile d'y insister ici. La solution du problème ne peut être donnée par le seul médecin : c’est un problème qui intéresse avant tout et à plus d’un titre le sociologue et le légiste.

— En définitive, il nous apparaît que c’est essentiellement dans le procès de l’avortement el l'hygiène de la gravido-puerpéralité que si situe la solution la plus radicale au problème des trou-

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