TROUBLES SÉCRÉTOIRES
Les glandes sébacées sont le siège d’hypersécrétion.
Les troubles de la sudation ont une importance diagnostique exceptionnelle : la suppression des sueurs peut parfois devancer d’une dizaine d’années le début apparent de la lèpre. D’autre part, au niveau des régions insensibles on peut mettre en évidence l’absence de sudation par l’épreuve de lionisation de pilocarpine (Jeanselme et Giraudeau) qui permet de distinguer l’anesthésie d'ordre périphérique de la lèpre des anesthésies de cause centrale.
Ces troubles de la sudation que l’on trouve dans toutes les formes de lèpre, consistent parfois au début en une exagération, puis en une diminution ou une abolition à mesure que la maladie évolue. Leur étendue est variable, et ils ont comme caractère essentiel, de même que les troubles vaso-moteurs, de s'accompagner généralement de thermoanalgésie. Là où manquent les sueurs, peu à peu l’'épiderme se modifie.