‹ Contribution à l'étude des troubles visuels post-hémorragiquesChapitre 19 sur 40 · OG · texte numérisé non relu

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Pig 5 1EA D. 9-2-51

— Le 13 février 1951 Les papilles sont moins œdématiées et prennent un aspect d'atrophie simple. Les bords en sont plus nets.

L'acuité visuelle ne se modifie pas : O.D. — 7/10° — O.G. — 10/10

Mais les champs visuels se sont encore un peu élargis dans le secteur inférieur et débordent un peu l'horizontale vers le haut. Les deux champs visuels tendent à devenir de plus en plus similaires à droite et à gauche tout en conservant une hémianopsie horizontale supérieure (fig. 6).

— Le 16 février 1951

Une nouvelle périmétrie a été faite qui montre un champ sensiblement le même, au même index 5 (fig. 7). Mais, en outre, d'autres isoptères ont été pratiqués aux index 3 et 10, et l'on constate que ces trois isoptères ont une disposition concentrique même sur la ligne horizontale qui sépare la rétine voyante de Ja rétine aveugle, ce qui tend à prouver que la ‘ésion est périphérique.

— Le 23 février 1951

Le fond d'œil garde le même aspect.

L'acuité visuelle s'est légèrement relevée : O.D. = S/10° — O.G. — 10/10%.

Une nouvelle campimétrie (fig. 8) nous montre certaines modifications par rapport à celle fait le 9 février 1951 (fig. 5) et nous apporte des éléments nouveaux.

— À l'œil gauche, le champ visuel s'est rétréci du côté nasal.

— Aux deux yeux, il s'est agrandi du côté temporal et déborde largement sur la rétine jusqu'ici aveugle, dans sa portion périphérique.

— Les isoptères aux index 10 et 5 sont concentriques et assez proches l'un de l’autre. Mais ils sont confondus sur une distance de près de 10° aux abords immédiats du point de fixation:

— L'isoptère à l'index 3 est nettement détaché des deux autres et délimite un champ visuel beaucoup plus rétréci, non seulement à la périphérie de la rétine mais aussi près du point de fixation où il se détache des deux autres isoptères qui eux sont confondus. À ce niveau, l'isoptère 3 touche presque le point de fixation.

— Le 30 mars 1951 Aucun changement sauf peut-être en ce qui concerne le champ visuel

(fig. 9) qui montre à gauche une légère tendance à un rétrécissement du côté nasal.

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OD Fig. 6. — E. D. 13-2-51

Hoyt DM1621

ODI=t8 TD

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Fig..8, — E. D. 23-2-51

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— Le 25 avril 1951

Absolument aucun changement, sauf le champ visuel (fig. 10) qui montre un très léger rétrécissement par rapport à l'examen du 23 février 1951 (fig. 8).

En outre, un champ:visuel au rouge montre un très net rétrécissement des couleurs. Ce qui s'oppose à la conception de LELIÈVRE pour qui le champ visuel aux couleurs est plus grand qu'au blanc.

Dans cette observation qu’il publie par ailleurs, Monsieur le Docteur DOLLEUS pose la question de l’étiologie, pas très éclaircie de ces hémorragies, ayant occasionné ces troubles visuels; il écrit :

« Il s’agit donc d’un malade ayant un certain passé digestif, dont la profession de camionneur le conduit à boire assez abondamment du vin, au moins deux litres par jour, et qui présente un gros foie avec troubles discrets de la fonction hépatique.

Fig 9: ED: 30-3-51

S'agit-il d’une cirrhose éthylique ayant provoqué ces hémorragies digestives ? La chose est possible mais elle n’expliquerait guère les premières gastrorragies en 1933, car depuis dixsept ans le malade n’a en rien modifié son genre’ de vie et

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malgré l’hépatomégalie constatée, les lésions fonctionnelles relativement discrètes, cadreraient assez mal avec l'importance de l’hémorragie digestive.

Après les premiers troubles en 1933, on avait trouvé une lésion gastrique radioscopiquement visible qui, il est vrai, n’a plus été retrouvée depuis; mais la négativité de ces examens radiologiques n’infirment pas la possibilité d'hémorragies gastriques en relation avec un ulcère. »

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