PREMIERE PARTIE
Introduction — Historique
En dehors des troubles visuels très fugaces, comparables aux bourdonnements d'oreille et à l’obnubilation, donc de pronostic très bénin, les hémorragies générales, abondantes et répétées sont susceptibles de provoquer des troubles visuels — amaurose, amblyopie ou hémianopsie — souvent définitifs, exceptionnellement curables, parfois améliorables.
Ces troubles visuels sont caractérisés par des lésions du fond d'œil et des altérations visuelles, dont la morphologie atypique et non corroborée par les examens anatomo-pathologiques, n’a pas encore été expliquée d’une manière satisfaisante.
Ces troubles bien que relativement rares, ont cependant été beaucoup étudiés :
— HIPPOCRATE déjà signalait l'existence de cécité après gastrorragie;
: — TAYLOR, en 1738, signala la mydriase et incurabilité;
— Au xIx° siècle, la découverte de l’ophtalmoscope permit de faire de grands progrès dans la connaissance de ces troubles;
— JAEGER, en 1854, nota les troubles de la circulation de la papille et le rétrécissement des artères;
— DE GRAEFE, en 1860, non seulement constata l’atrophie optique et la diminution du calibre des vaisseaux, mais surtout donna la première explication pathogénique;
— JACOBs, en 1868, constata les hémorragies rétiniennes et SAMELSOHN, en 1872, donna une nouvelle théorie pathogénique.
Vers la fin du xix* siècle, les constatations anatomiques de HIRSCHBERG en 1882, de ZIEGLER en 1888, de RAEHLMANN en 1889, infirmèrent les précédentes hypothèses pathogéniques.
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