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nent la mortification du territoire, créant ainsi des lésions parfois très étendues. Barthez trouva un peu de pus dans le sillon séparant la tumeur des parties ramollies.
L'évolution anatomique des tubercules se fait par ramollissement. Cette mortification qui débute par le centre de la néoplasie peut aller jusqu’au ramollissement complet, auquel cas on trouve, comme dans l'observation d’Audry, une véritable cavité remplie de grumeaux Jaunâtres.
La crétification est une transformation exceptionnelle du tubercule. Elle a été signalée une fois dans l’observation de Marie et Leri. (Soc. de Neur., 1904).
Histologiquement, la structure du tubercule pédonculaire ne diffère en rien de celle des tubercules des autres régions. C’est dire qu'on y retrouve, dans les régions nouvellement proliférées une cellule géante entourée de cellules épithéliales en couches concentriques, elles-mêmes enveloppées de cellules embryonnaires arrondies ou fusiformes. C’est dans ces parties jeunes, à la périphérie du tubercule, que l’on observe des vaisseaux sanguins en grand nombre et que l’on peut déceler à l’intérieur des cellules géantes le bacille
tuberculeux.
La partie centrale du tubercule montre un détritus finement granuleux, dépourvu de vaisseaux.
La zone nerveuse immédiatement voisine du tubercule est constituée par une trame de fibres névrogliques au milieu desquelles se voient des cellules nerveuses plus ou moins altérées, des fibres à myéline et
des cellules névrogliques qui prolifèrent, contribuant dans certains cas à former une véritable capsule enveloppante.
Symptomatologie
Ici, comme toujours en matière de tumeurs, nous aurons à considérer, chez les malades porteurs de tubercules des pédoncules cérébraux, deux ordres de symptômes : les uns dits d'hypertension intracranienne, communs à toutes tumeurs de l’encéphale, les autres propres aux tubercules des pédoncules cérébraux, qui sont des symptômes de localisation.
1° LES SIGNES D'HYPERTENSION INTRAGRANIENNE n'Ont rien de spécial. Cependant disons de suite que, dans la majorité des cas, ils sont moins marqués que dans les tumeurs cérébrales et cérébelleuses.
La céphalée, violente et tenace, ne cède à aucun médicament. Tantôt sourde et généralisée, tantôt localisée à l’occiput ; elle est exacerbée d'une façon très marquée par tous les actes qui augmentent la pression intracérébrale : vomissements, défécation, toux, éternuements. Cette céphalalgie est un symptôme de début ; elle fut même le seul signe existant durant six mois, dans l'observation de James Ross.
Les vomissements que nous trouvons dans un tiers des cas environ, sont indépendants de l'alimentation. Ils ont généralement les caractères des vomissements
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