‹ Contribution à l'étude des tubercules des pédoncules cérébrauxChapitre 10 sur 18 · ART A · texte numérisé non relu

ART A

il existait des tubercules en plaques à la base du pédoncule cérébral gauche, avec propagation le long de la bandelette optique.

Leur siège est très variable. Tantôt le pied est seul intéressé, tantôt c’est la calotte ou la substance noire de Sæmmerring; parfois, né dans la partie médiane des deux calottes, le tubercule envahit peu à peu la presque totalité de la région. Ces localisations si diverses ont une importance primordiale, car c’est d'elles que découle toute la symptomatologie.

Le tubercule a un aspect grisâtre ; cette substance grise est tantôt homogène, tachetée de brun par la présence de vaisseaux et de petits épanchements sangœuins, tantôt au contraire, sa surface de section offre une disposition par couches concentriques.

Parfois, 1l s’infiltre dans la substance nerveuse avoi- sinante, mais le plus fréquemment il est encapsulé et cette coque fibreuse envoie des cloisons de même nature qui divisent la tumeur en logettes. Dans le cas signalé par Audry, cette coque avait une épaisseur de deux millimètres. Pour Mac-Even, le tubercule cérébral peut ainsi guérir spontanément par encapsulement.

Il est bien évident que les parties voisines du tubercule sont dans bien des cas plus ou moins altérées. D'ordinaire, le tubercule est entouré d’une zone étroite de substance nerveuse ramollie, légèrement rosée à cause des hémorragies qui ont pu s’y produire. Mais à côté de ces ramollissements peu importants qui séparent la tumeur du tissu nerveux environnant, il faut signaler des cas où des artérites oblitérantes amè-

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