D US LEE
Fic, 5 (Obs. XXII) Lobe inférieur gauche
gars
Une pneumonie tuberculeuse du lobe moyen droit donne une ombre de la partie moyenne du thorax, dont la limite supérieure nette, horizontale, répond à l’emplacement de la petite scissure. Elle s’étend en se dégradant vers le diaphragme qu'elle n’atteint pas. Elle est plus nette dans l’examen antérieur du thorax et, de profil, la
Fic. 6 (Obs. XXIV)
Lobe moyen
zone opaque est nettement plus antérieure que postérieure. Ces caractères permettent de la distinguer d’une affection interlobaire. (Obs. XXIV).
Dans cértains cas où l’ombre pathologique n'est pas très intense et où la plage pulmonaire est parsemée de tâches et de marbrures faisant penser à un processus broncho-pneumonique, on peut, d’après les données précédentes, en l’absence de la limitation nettement linéaire de la zone opaque, déterminer assez exactement la topographie lobaire des lésions.
Poumon gauche Ù
Ces notions radiologiques de limitation scissurale sont confirmées par les pièces d’autopsie que nous avons pu recueillir dans le service du professeur Sergent. Celles-ci montrent, en particulier, que l'existence d’une symphyse interlobaire n'est pas indispensable à la limitation des lésions lobaires.
Les différents aspects radiologiques des Lobites
Les signes radiologiques de limitation scissurale des lésions que nous venons d'étudier permettent d'établir le diagnostic précis de tuberculose lobaire. Ces lobites tuberculeuses se présentent à l’examen radioscopique sous trois aspects entre lesquels on peut trouver tous les intermédiaires, puisqu'ils correspondent à des stades évolutifs différents de la condensation pneumonique.
Chacune des formes classiques de la tuberculose pulmonaire pneumonique, broncho-pneumonique, fibreuse présente un aspect radiologique qui lui est propre; mais les différenciations doivent être émises avec prudence, sans oublier que certains groupes anatomo-pathologiques distincts donnent des images analogues. L'intensité de l’ombre est uniquement fonction de l'épaisseur et de la densité atomique des tissus traversés par les rayons. Les hépatisations rouge et grise, par exemple, ont toutes la même opacité et souvent aussi le même aspect radiologique. L'étude du cliché radiographique donnera cependant des renseignements très utiles pour déterminer la forme anatomique et évolutive à laquelle on a affaire, surtout si l’on a soin de noter, outre les caractères de la zone d’opacité lobaire, les modifications de statique tho-
racique déterminées par le processus tuberculeux : rétraction des côtes, déviation des organes du médiastin, ascen-
sion ou déformation de la scissure interlobaire.
1° Dans les premiers temps de l’évolution d’une tuberculose lobaire à début pneumonique, l’ombre radiologique présente beaucoup d’analogies avec celle de la pneumonie lobaire franche aiguë. |
Elle peut affecter la forme d’un triangle à base axillaire, à sommet interne juxta-hilaire. Son opacité assez homogène est plus marquée dans sa partie externe. Le bord inférieur, rectiligne, obéit aux lois de l’interlobe; la limite supérieure à contours flous, dégradés, s'élève plus ou moins haut et la région sus-claviculaire conserve parfois sa transparence normale. :
Il s’agit là d’une pneumonie tuberculeuse juxta-scissurale qui pourra s'étendre ultérieurement à la totalité du lobe sous forme de nodules broncho-pneumoniques confluents ou d'infiltration pneumonique massive, au cours d’un nouvel épisode fébrile. (Obs. IT, X, fig. 8, 9). .
Mais le processus pneumonique peut envahir d'emblée le lobe entier (Obs. IT).
Dans ces cas, la plage d'ombre s'étend du sommet à l’interlobe et couvre non seulement la région sous-claviculaire, mais tout le sommet qui se projette entre la partie postérieure de la première côte et la clavicule. La scissure interlobaire occupe sa situation normale et répond à la quatrième côte ou au troisième espace dans l’aisselle, tendue presque horizontalement de la paroi à la région hilaire. L’opacité du lobe atteint est plus ou
Fic. 8 (Obs. ID
moins intense, tranchant toujours nettement sur la clarté du reste du parenchyme, en général plus foncée que l'ombre cardio-aortique. Elle peut être absolument homogène ou constituée par un semis dense de petites tâches confluentes, ces deux aspects correspondant sans doute à
des lésions pneumoniques ou broncho-pneumgniques. Le \
nez AN se
FA] Ne à
Fre. g (Obs. X)
reste du parenchyme est radiologiquement normal, et, cette unilatéralité des lésions est vraiment une particularité constante des tuberculoses pneumoniques lobaires à leur début. Ce n’est qu’exceptionnellement que l’on peut observer, dans la région apicale du côté opposé, l'exis-
tence de lésions anciennes sclérosées et non évolutives.