‹ Contribution à l'Étude des Tuberculoses LobairesChapitre 24 sur 34 · LAON · texte numérisé non relu

LAON

2° La résolution de la condensation pneumonique est exceptionnelle et nous ne l’avons personnellement jamais observée. Au contraire, l'apparition de cavernes est habituelle et souvent très précoce, quinze jours à un mois après le début évolutif.

Le nombre et les dimensions de ces cavités sont variables. Il peut s’agir de petites cavernules disséminées dans toute l’étendue du lobe qu’elles transforment en une véritable éponge. Le plus souvent, il se forme une ou deux cavernes importantes, du volume d’une noix, siégeant avec le maximum de fréquence dans la partie inféroexterné du lobe supérieur. Ces cavités peuvent s'étendre excentriquement, par fonte de la zone de caséification avoisinante, lorsque le processus de sclérose est peu actif, et, dans ces cas, on assiste à la formation de cavernes volumineuses dissociant en clapiers le lobe supérieur et déterminant parfois l’apparition d’un véritable évidement lobaire. |

L'image radiologique de ces cavernes est en général des plus nettes. On peut suivre par des examens répétés à l’écran et surtout par des radiographies successives, l'évolution cavitaire que traduit l'auscultation dans les cas typiques. La plage d'ombre relativement homogène au début se modifie : il se dessine de petits foyers plus opaques, des marbrures circonscrivant des zones plus claires qui se transforment bientôt en images cavitaires.

On pourra observer l'aspect en mie de pain ou en nid d'abeille écrit par Mantoux et Maingot (Obs. 18, 19). Sur l'aire d'opacité lobaire &« on aperçoit des lignes sombres dessinant une série de cercles incomplets qui se coupent

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