‹ Contribution à l'étude des tumeurs des muscles extrinsèques de l'œilChapitre 14 sur 39 · EXAMEN MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN MICROSCOPIQUE

Muscles de l'œil. — Immédiatement, à l’autopsie, on pratique un examen microscopique du droit supérieur droit, pour nous éclairer sur le processus même. On découvrit dans le muscle l'existence d’une inflammation interstitielle qui avait séparé, disjoint les fibres musculaires. Ces fibres montraient une strialion nelle, ne présentaient que rarement un léger trouble provoqué par de toutes petites sphérules qui se dissolvaient dans l'acide acétique.

L'inflammation était en partie récente, en partie plus ancienne, parce que, entre les fibres, on découvrait soit de petites cellules rondes soit un lissu cicatriciel. Ces deux processus se confondaient l’un dans l’autre, de sorte que rien que par là, on pouvait affirmer l'existence d’une myosite chronique, extensive et aboutissant à la cicatrisation.

Fixation dans l'alcool, dans la solution de Flemming, dans le formol. Inclusion dans la paraffine des coupes. Coloration à ’Ihématoxyline, au safran, à la fuchsine. Recherche de fibres élastiques, de bacilles de Koch.

Les résultats les plus instructifs furent donnés pac le liquide de Fiemimg.

À l'examen de la préparation, tout le monde est surpris par la richesse extraordinaire en fibres nerveuses à l’intérieur des muscles. Le vrai processus inflammatoire débute, comme le

montrent les champs les moins altérés, par l’accumulation de

petites cellules rondes. Il se forme ainsi de petits noyaux sub miliaires dans lesquels les fibres musculaires se perdent progressivement. Ges noyaux contiennent tous de petits capillaires, dont les cellules endothéliales tranchent nettement sur les petites cellules du type lymphocyte, qui se colorent d’une façon intensive. Au voisinage immédiat de ces noyaux, on trouve des cellules de type différent, ordonnées en une ou plusieurs rangées. Là où le processus est plus ancien, on voit un mélange de cellules récentes et de vieilles formations cicatricielles .

Les tractus conjonctifs, de richesse nucléaire très variable, dissocient de plus en plus les fibres musculaires de sorte que bientôt, on n’arrive plus à trouver des coupes où les fibres striées se trouvent rapprochées. Bientôt on peut explorer des champs entiers sans trouver une seule fibre musculaire ; il en résulte qu’en ces endroits, le tissu conjonctif dépasse de beaucoup la substance contractile. Mais, même dans ces coupes très anciennes, dures comme le cartilage, on découvre toujours de nouvelles modifications inflammatoires.

A côté des petites cellules lymphoïdes et de l'endethélium de nombreux capillaires, on trouve régulièrement des cellules géantes, où les noyaux prennent la position pariétale du type de. Langhanss, ou bien sont disposées sans ordre. Dans les préparations fixées au Flemming, on peut se convaincre facilement qu'en certains endroits il y a un certain degré de dégénéres-

cence graisseuse En d'autres endroits, on trouve des points qui se colorent d’une façon diffuse et intensive par les réactifs des noyaux et qui sont nécrosés et ramollis. En d’autres endroits encore, cette coloration diffuse se résout en un réseau de fins trabécules colorés intensivement, et ce réseau a les propriétés optiques et chimiques de la fibrine. Il ÿ a donc avec la nécrose du muscle une coagulation particulière de ce dernier (coagulationsnekrose). A côté de ces processus dégénératifs, nous trouvons des modifications indubitablement progressives, en

première ligne des fonctiôns de noyaux. On trouve alors dans

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