‹ Contribution à l'étude des tumeurs des muscles extrinsèques de l'œilChapitre 4 sur 39 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'anatomie des muscles de l’œil a fait l’objet de descriptions très soignées de la part de nombreux auteurs.

La physiologie de ces muscles est à l’heure actuelle également bien mise au point.

Le mécanisme de leur action nous est connu.

L'étude du champ du regard a permis une détermination précise des limites de leurs excursions.

Les troubles de leur équilibre, dont le strabisme est la manifestation, suscitèrent de nombreuses théories.

Seule, l'étude de la pathologie des muscles de l’œil paraît avoir été négligée jusqu'ici.

Dans les traités, se trouve l’histoire détaillée des maladies du globe oculaire et de ses annexes, mais on chercherait vainement une étude d'ensemble des affections des muscles extrinsèques. Ceux-ci pourtant, non seulement par leur fonction, mais encore par leur -

situation dans l'orbite, où la place qu'ils occupent est considérable, semblent mériter une place importante dans la pathologie de l'œil.

Nous nous sommes efforcé de combler cette lacune par le présent travail.

Dans une première partie, documentaire, nous. rapportons par ordre chronologique les observations relatives aux diverses néoformations des museles de l'œil. L'une nous est personnelle, nous la publions à la suite des autres.

Dans une seconde partie, critique, nous exposons, en les groupant, les diverses considérations qui nous ont été suggérées par l’étude des cas rapportés.

Ainsi se trouvent constitués différents chapitres, dans lesquels nous étudierons successivement :

1° Les tumeurs bénignes ;

2° Les sarcomes ;

3° Les épithéliomes ;

4 Les tumeurs à entozoaires ;

6° Les pseudo-tumeurs ;

6° Les dégénérescences.

Avant d'aborder ce travail, nous nous faisons un devoir de remercier tout particulièrement notre ami M. le D: Offret, chef de laboratoire des Quinze-Vingts, qui nous inspira le sujet de cette thèse et nous aida constamment de ses connaissances spéciales en anatomie pathologique, sans nous ménager ni son temps, ni sa peine.

Nous remercions également notre excellent ami le D: Robert Pernet qui, avec une bonne grâce, dont

nous avons été très touché, s’est astreint à la corriger avec nous et notre collègue et ami Cerf, qui a mis

très aimablement à notre disposition sa connaissance consommée de l'allemand.

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