‹ Contribution à l'étude des tumeurs des os Analyse de 28 observations inéditesChapitre 30 sur 84 · AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES DIVERSES THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES DIVERSES THÉRAPEUTIQUES

Le traitement chirurgical a contre lui la nécessité d’une anesthésie; il peut n’être pas radical si lablation n’a pas été complète. On peut lui reprocher d'exposer à linfection ; c'est une éventualité qui ne nous semble guêre à redouter si l’on suture totalement la plaie opératoire, et ce n’est que si celle-ci est laissée partiellement ouverte que lon peut être cxposé à voir survenir cet incident. Le traitement chirurgical enfin, n’est pas applicable à tous les cas (rachis) ; c'est, à notre avis, le seul reproche sérieux qu'il soit possible de lui adresser.

Il a, par contre, le mérite d’être d'exécution rapide, de ne pas imposer au malade une indisponibilité de longue durée, de ne pas apporter de troubles sérieux à la santé générale, de permettre enfin un examen des fragments extirpés si une biopsie n’a pas été déjà faite.

La radiothérapie et la curiethérapie, si elles ont le mérite d'agir d’une facon remarquable sur ces tumeurs, de constituer un procédé fort utile lorsque la lésion n’est que difficile-

ment accessible à l'intervention chirurgicale, présentent, à notre sens, de gros inconvénients.

Outre la radiodermite à laquelle un (raitement intensif expose toujours les malades, la durée du traitement (0 juin au 23 juillet ; obs. 7) n’est pas un de ses moindres défauts. Un tel traitement atteint, en outre, profondément l’état géné- ‘al (obs. 7). I n’est pas toujours inoffensif pour les organes sensibles de la région soumise à son action (paralvsie du sciatique poplité externe par curiethérapie ; obs. 9). En outre, en ce qui concerne ia curiethérapie, la nécessité de laisser la plaie opératoire particilement ouverte pour extraire le radium au bout de quelques jours expose à des accidents d'ostéite (obs. 9).

En sorte que nous pensons que le traitement par radiothérapie devra être réservé aux cas inextirpables chirurgicalement, à ceux dans lesquels les malades refusent l'intervention chirurgicale ou se soucient peu de la durée de leur traitement ; aux cas enfin où n'existe dans la région à irradier aucun organe important qui pourrait souffrir de l’action des ravons.

Dans tous les autres cas, l'intervention chirurgicale nous semble le traitement de choix ; d'exécution simple, rapide, ne comportant pas de risques sérieux, c’est à elle qu’on devra songer tout d’abord ; la radiothérapie ne doit vivre que des contre-indications de lintervention chirurgicale.

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