CONCLUSIONS
I. La seule méthode logique pour étudier le caractère bénin ou malin d’une affection est de s’adresser à une statistique homogène intégrale; faute d’agir ainsi, en acumulant les cas publiés comme exceptionnels, on déduit de leur étude des conclusions pronostiques et thérapeutiques sans valeur.
If. __ Les tumeurs osseuses sont fréquentes; elles frappent surtout les sujets jeunes; chez ceux qui sont en période de croissance, les épiphyses fertiles des os longs sont le plus souvent atteintes: chez les autres, la localisation ne semble pas obéir à des règles précises.
III. — Malgré quelques faits impressionnants, le rôle du traumatisme n’est pas démontré.
IV. — Il est de toute nécessité de diviser, tant au point de vue clinique qu’au point de vue du pronostic et de la thérapeutique, les tumeurs osseuses en deux catégories :
Tumeurs bénignes : fibromes, chondromes bénins, tumeurs à myéloplaxes (ces dernières ne sont peut-être pas des tumeurs) ne repullulant localement que si l'opération a été incomplète, et surtout ne donnant pas de métastases;
Tumeurs malignes : Sareomes de toute nature, chondromes malins, myélocytomes, récidivant fatalement après opération conservatrice, emportant toujours les malades par généralisation. .
V. — Le diagnostic, parfois évident, est dans d’autres cas très difficile. La clinique, la radiographie, l'anatomie pathologique seront conjointement mises en œuvre.
VI. — Malgré les critiques dont elle a été l’objet, anatomie pathologique permet dans la majorité des cas de porter un pronostic que, le plus souvent, la clinique vérifie. Les prétendus cas de tumeurs à myéloplaxes ayant tué par généralisa- Hion sont dus à des erreurs d'interprétation histologique.
VII —— Le traitement conservateur, mais cependant suffisant, sera appliqué aux tumeurs bénignes.
Par contre, nous le rejetons formellement dans le traitement des tumeurs malignes, dans lesquelles il ne nous a donné que des insuecès. Le traitement mutilant appliqué primitivement donnera peut-être mieux; pratiqué pour récidive, après intervention économique, il donne des résultats très médiocres.
VIII. -— La radiothérapie semble compter à son actif quelques succès, mais le nombre des cas publiés est beaucoup trop restreint pour que l’on puisse avoir une opinion définitive à cet égard.
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