Le teint du malade est toujours jaune paille
Les mictions sont moins sanglantes, parce que le malade n’a pas été touché depuis hier matin. Cependant il se plaint des reins et de douleurs rectales et pelviennes depuis qu’on l'a touché.
Ces derniers temps il a été très constipé.
8 o — Le malade sort, ses hématuries ont complètement cessé, mais il se plaint de pisser la nuit en dormant.
Obs. 49. — Ü ue à M. le professeur Guyon.
Le nommé M..,, 62 ans, entre le 26 juin 1898 service de M. le professeur Guyon, salle Velpeau, lit n° 26.
En 1856, blennorrhagie.
En avril 1898, le malade constate que les mictions sont difficiles, pénibles surtout la nuit. Les mictions sont fréquentes, toutes les demiheures le jour, 2 ou 3 fois la nuit. A part les douleurs éveillées par les violents efforts au début, les mictions mêlaient pas douloureuses.
Mictions non hématuriques. Jamais de crise de rétention. Jet sans force de projection.
Rectum : jamais de douleur, de ténesme rectal, pas de constipation, rarement de la diarrhée.
Etat général : excellent, très bon appétit.
Ne s’est jamais sondé.
20 juin 1808. — Examen à la consultation.
Canal : saillie prostatique arrêtant la boule olivaire. Une sonde béquille peut passer.
Vessie : résidu, 50 grammes ; capacité, 320 grammes.
Prostate : grosse, dure comme du bois, irrégulière.
Reins : rien de particulier.