‹ Contribution à l'étude des tumeurs malignes de la prostateChapitre 14 sur 26 · Examen à la Terrasse · texte numérisé non relu

Examen à la Terrasse

Canal libre, boule olivaire 20 passe.

Vessie : résidu, 270 grammes ; capacité : 480 grammes.

Prostate : grosse, dure, très irrégulière, corne du côté gauche.

Reins ; rien de particulier.

Le malade fait remarquer qu’il a de la sciatique gauche depuis trois mois.

Palpation profonde : fosse iliaque gauche, ganglions mobiles.

Le malade présente une hydrocèle depuis dix ans environ, il dit aussi avoir été réformé pour varicocèle,

19. — Examen de M. Albarran : on sent la prostate volumineuse, dure, très irrégulière, qui se prolonge du côté gauche par une corne englobant la vésicule séminale et dont on ne peut atteindre la limite supérieure.

On sent bien la vésicule séminale droite qui n’est pas empâtée.

Obs. 48. — Due à M. le professeur Guyon.

Le nommé V..., 70 ans, entre le 3 mars 1898 dans le service de M. le professeur Guyon, salle Velpeau, lit n° 8.

Pas de maladies vénériennes.

A 30 ans, apparition progressive de mictions fréquentes, surtout la nuit, impérieuses, non douloureuses.

A 45 ans, mictions douloureuses, premières hématuries peu abondantes, initiales, puis urine claire, lavages de la vessie pendant un mois»

Il y a quinze ans toute douleur cessa jusqu’à il y a un mois.

Il y a un mois, mictions plus fréquentes : 5 à 6 fois le jour ; en marchant il urine moins souvent ; mictions : 10 à 15 fois la nuit, impérieuses, un peu douloureuses.

Il y a quinze jours mictions involontaires ; quelquefois le malade se sentait mouillé sans savoir qu’il avait uriné. Cette urine n’était pas sanglante, excepté une fois au début.

26 février. — Les efforts pour uriner n’amènent que quelques gouttes de sang. Rétention de 12 heures.

27. — A4 heures du matin les efforts amènent des caillots noirâtres. Depuis ce moment urines sanglantes surtout à la fin. Après les efforts toujours des caillots.

3 mars. — Examen à la Terrasse : canal libre, une sonde béquille n° 17 ramène 40 grammes d’urine trouble et sanglante.

Prostate : grosse, dure, prolongement à gauche.

Par le palper bimanuel, on trouve sur la ligne médiane au-dessus du pubis, une tumeur dure qui semble être la vessie. Ténesme et envies douloureuses d’uriner pendant les lavages.

Reins : rien de particulier.

4. — Après un lavage l’hématurie est nettement terminale. M. Albarran touche la prostate et trouve une tuméfaction dure qui touche les branches ischio-pubiennes des deux côtés. Indurée partout, lisse, sauf quelques petits points mamelonnés, elle se continue avec la masse prépubienne. M. Albarran fait le diagnostic de néoplasme prostato-pel vien.

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