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CONCLUSIONS

Les tumeurs malignes de la prostate sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le croyait il y a quelques années encore. Elles peuvent être considérées comme se présentant environ une fois pour dix hypertrophies de la prostate.

Il faut étudier séparément les épithéliomes et les sarcomes.

On doit nettement distinguer les tumeurs apparaissant chez l’enfant ou l’adulte jeune. et qui sont toujours de nature conjonctive, de celles qui se produisent chez les hommes âgés, ces dernières étant le plus souvent des épithéliomes.

Les épithéliomes de la prostate peuvent se développer de plusieurs façons : ou bien ils surviennent d’emblée et affectent immédiatement une marche rapide et diffuse ; ou bien ils restent limités pendant une période durable ; ou bien enfin ils succèdent à une hypertrophie adénomateuse dont la marche, bénigne pendant plusieurs années, devient brus- | quement envahissante et maligne.

Les tumeurs malignes de la prostate envahissent rarement l’urèthre, souvent la vessie ; le plus généralement leur développement principal se fait en haut et en arrière, le long du bord externe des vésicules séminales, qui finissent par : être englobées plus ou moins complètement. La carcinose prostato-pelvienne diffuse ne survient que plus rarement.

De cette évolution anatomique résulte l’absence ordinaire

de symptômes précoces et le peu d'importance que le malade y attache lorsqu’ils se manifestent.

Le diagnostic sera donc fait le plus souvent trop tard pour une intervention radicale.

Néanmoins on peut accepter l’idée de celle-ci dans un certain nombre de cas où l’examen attentif ne montrera ni traînées néoplasiques ni ganglions.

L’ablation de la prostate se fera par la voie périnéale, elle devra être extra-capsulaire ; on enlèvera en même temps que la glande l’urèthre, la région du trigone vésical située en avant des orifices urétéraux, les vésicules séminales et une portion des canaux déférents, le tout d’un seul tenant autant qu’il sera possible.

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