‹ Contribution à l'étude des tumeurs mixtes du col de l'utérusChapitre 7 sur 13 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les tumeurs mixtes du col de l'utérus méritent, à cause de leur structure histologique complexe, d’être distraites des sarcomes du col, avec lesquels elles sont encore confondues. Piquand, dans son important travail sur les sarcomes de l'utérus, n’est point d'avis de leur donner une interprétation pathogénique spéciale. (il n’en fait pas non plus un groupe particulier au point de vue de la genèse). Nous allons étudier les caractères anatomiques communs aux tumeurs mixtes et aux sarcomes du col, et les caractères anatomiques différentiels.

Au point de vue macroscopique, les tumeur mixtes du col de l'utérus présentent en général un aspect polypeux, en grappe, analogues à une môle hydatiforme: c'est l’aspect des sarcomes dits racémeux de l'utérus. Un grand nombre de végétations papillaires, dont le volume. varie d’une tête d’épingle à celui d’un pois ou d’une cerise, s'implantent sur une sorte de tige centrale, parfois grêle, parfois dure et ferme, partant de la portion vaginale ou du canal cervical. Chacune de ces petites végétations est supportée par un pédicule grêle, de longueur variable, ce qui donne à l’ensemble l'aspect d’une

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grappe de raisin ; les unes sont pleines, les autres creusées de petiles vacuoles, d’autres enfin, franchément kystiques, contenant un liquide lransparent se coagulant par l'alcool en une masse blanchätre et opaque. Quelquelois, les tumeurs mixtes du col se présentent comme des polypes simples, non végélants (Kleinschmidt, Lan nenstiel, Wilms).

A l'examen microscopique, l'axe de la tumeur est formé d'un stroma conjonetif fasciculé entremêlé de nombreuses fibres musculaires lisses d'où rayonnent en tous sens des travées celluleuses plus fines qui arrivent jusqu'à la surface de la tumeur où elles dessinent une mince couche parallèle à la surface.

Les végétations polypiformes qui constituent la masse néoplasique sont bordées d’un épithélium cylindrique qui s'enfonce en doigts de gant dans le tissu de la végétation. Celle-ci présente un squelette formé par un réticulum conjonctif sur lequel repose l’épithélium, et qui, par ses cellules fusiformes ou arrondies, nombreuses, à prolongements anastomosés, présente l'aspect d'un Lissu conjonctif embryonnaire lâche. Dans les masses de végétations, on trouve des tissus multiples, mais ce sont des tissus de nature conjonctive banale; tissus myxomateux, sarcomateux, adipeux, avec fibres musculaires lisses et fibres élastiques en proportion variable. Partout enfin une multitude de capillaires, pouvant donner en certains points l’aspect d'angiome caverneux, témoignent de la richesse vasculaire de la tumeur, etde fait ces tumeurs saignent au moindre contact.

Mais, à côté de ces formations banales, 1l est deux ordres de tissus que l’on trouve de façon constante dans les tumeurs mixtes, dont la présence, tout à fait remarquable au niveau de l'utérus, constitue leur caractère

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