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plité externe, analogue à celle du jeune homme
observé par Roux. (LÉTIÉVANT).
Nous n'oserions mettre en doute une autorité si compétente mais nous regrettons que l'observation ne permette pas de contrôler ces dires. En admettant qu'il n'y eût qu'une section du poplité externe cela n’explique point pourquoi la malade dut marcher avec des béquilles tout d’abord et ne put marcher sans appui que quelques mois plus tard. Cette explication, du reste, ne saurait convenir à la malade de SÉE qui, au bout de trois mois, marche sans claudication, ses muscles n'étant pas atrophiés et se contractant même. |
Beaucoup d'auteurs se sont déjà posé le problème. BRocA lui-même dans la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie (2 mars 1888) les étudiant, finissait par écrire. « Malgré la théorie de LÉTIÉVANT, malgré un mémoire de RICHELOT sur l'intervention collatérale, quelques faits, rares il est vrai, échappent encore à la théorie : ceux où les muscles sont préservés d’une paralysie qui devrait être inévitable. »
Se basant alors sur des dissections de HARTMANN au membre supérieur, de DELBET, au membre inférieur, BrocaA insiste sur des dispositions anatomiques particulières des nerfs, pouvant donner une explication de certains faits particuliers. C'est ainsi qu'il rappelle qu'on a observé :
1) Des anastomoses en ellipse, variété dans la-
quelle un nerf se dédouble en deux branches qui plus bas, se réuniront en un seul tronc.
>) Des anastomoses collatérales analogues aux précédentes dont une anse s’accole sur un certain trajet à un nerf voisin pour ensuite se réunir au. tronc qui lui donna naissance.
3) Enfin des anastomoses entre nerfs voisins qui échangent réciproquement des fibres, en sorte que la section d’un de ces nerfs produirait une paralysie partielle, dans les deux territoires. Tous ces détails sont d’un grand intérêt pathologique.
TEestrur dans son traité d'anatomie, cite également ces anomalies du sciatique. Pour ini : elles se réduisent le plus souvent à des variations portant sur l’origine plus ou moins élevée de ses collatérales et à l'apparition d’anastomoses, simples ou complexes, entre des rameaux cutanés voisins. Il est fréquent, en outre, de voir le grand sciatique s'anastomoser à la face postérieure de la cuisse, avec le petit sciatique. »
Peut:on avec ces données, trouver quelque explication de la cure merveilleuse de la malade de SÉE. Si nous adnmeltons que celle-ci possédait quelque anomalie de ce genre, le chirurgien à bien évidemment réséqué 15 centimètres du sciatique mais par la présence d’une anastomose reliant le bout central au bout périphérique 11 n’a point interrompu la continuité nerveuse qui a pu se faire par cette voie détournée. |
Cunéo, dans la revue de chirurgie, propose une
autre explication. « L'étude attentive de certaines observations, dit-il, nous permet, en effet, de penser que, dans certains cas où le chirurgien a cru procéder à une résection totale, il a fait une énucléation avec résection incomplète. Dans les tumeurs volumineuses bien encapsulées, les fascicules nerveux normaux sont tellement dissociés qu'on conçoit aisément que, rejetés à la périphérie, ils puissent passer inaperçus dans l’épaisseur de la capsule fibreuse que le néoplasme a créée autour de lui. Au moment de la libération du néoplasme, le chirurgien, en sectionnant les filets qui abordent les deux pôles de la tumeur, peut croire avoir pratiqué une section totale, alors qu’en réalité, un certain nombre de filets ont été ménagés. C’est de cette façon qu'il nous semble le plus naturel d'expliquer une partie au moins de ces cas surprenants où l’on voit la section d’un nerf ne déterminer pour ainsi dire, aucun trouble fonctionnel.
3) Cas où la résection du sciatique est suivie de suture
Nous n'avons qu'un cas, merveilleux œu reste, celui de MAckenzt. Il est vrai de remarquer que c'était une manifestation de la maladie de Recklinghausen, cas dans lequel la puissance de prolifération du nerf est très augnientée d’après Cunéo. Le résultat dépassa les espérances et. nous reviendrons, plus loin, sur ce procédé opératoire. Nous
ne voulons dire qu'un mot sur cétte question si dis- cutée de la régénération des nerfs. Rappelons la loi de WALLER « quand on interrompt un cordon nerveux, le bout distal séparé de son centre trophique, dégénère ; le bout proximal, resté en relations avec le centre, demeure normal », done nous redirons tout de suite que si la suture immédiate des deux bouts d’un nerf sectionné reste d'une façon absolue toujours indiquée, en revanche, il ne faut pas compter sur elle pour enrayer la dégénérescence du bout distal, inévitable, même si la réunion est pratiquée avant le début apparent des premiers phénomènes de destruction cellulaire.
Par contre, si celte dégénérescence est inévitable, on a complètement le droit d'espérer la régénérescence du nerf. Les théories qui l’expliquent peuvent varier, toutes sont d'accord sur sa réalité et sur les conditions qui la favorisent. Impossible au-delà de 6 à 7 % elle est très facilitée par l’interposition d'un conducteur même inerte, en rapport avec la distance des bouts, l’âge du sujet et n’est complète qu'au bout de plusieurs mois. Cunéo. étudiant cette question dans la Revue de chirurgie de 1909, conclut, à la suite des expériences faites. « Elles nous montrent qu'un nombre restreint de cylindraxes est susceptible de déterminer la réparation d’un segment dégénéré de volume proportionnellement considérable. Ce qui explique comment un nerf volumineux peut se régénérer par le» fibres que lui apportent des anatomoses échappant