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La cuisse avait conservé son volume ; les mus- cles de la jambe se sont singulièrement émaciés ; celte atrophié a surtout été sensible pendant les premières années ; le pied dans le prineipe sur-’ tout, était resté un peu pendant. |
Le premier hiver, Mme X... s’est fait des escharres par brûlure aux orteils, en se chauffant sans avoir conscience de la chaleur ; soit par habitude, soil par précaution, cet accident ne s’est plus représenté dans la suite. Les muscles de la jambe et
même ceux du pied ont ultérieurement repris un
peu d’accroissement sans jamais atteindre le volume ni l'énergie de ceux du côté opposé.
La seconde est empruntée aux mémoires de la
Société de chirurgie de Paris, séances du 6 juillet
‘1881. M. Se.
Une jeune fille de 18 ans, cigarière, est opérée par M. SÉE, pour une tumeur (myxo-sarcome) du mollet gauche en 1876. Récidive en 1878. Cette fois M. Sée se vit obligé de réséquer 15 % environ du nerf sciatique, poplité interne, et la plaie mit trois mois à se cicatriser. On pouvait croire que
cette lésion grave d’un nerf musculo-cutané im-
portant entraînérait une gêne considérable dans les fonctions du membre. Il n’en fut rien. La malade marche sans la moindre claudication : les muscles postérieurs de Ja jambe, ceux du pied ne sont nullement atrophiés et se contractent : tous les mouvements s’exécutent, mais à un moindre degré qu’à l'état normal. De même, la sensibilité
est revenue partout, elle est seulement un peu obtuse en certaines régions, particulièrement à la plante du pied. »
Telles sont les sie observations qu'il s’agit d’i interpréter. Remarquons tout : abord que dans ces deux cas il y eut (Mrenon) 7 à 8° réséqués, (SÉE) 19% ; il est cértain que dans celui de SÉE la régénération nerveuse ne peut avoir lieu. Dans celui de Micnon nous touchons la limite extrême admise par les physiologistes, et quoique d’après l’histoire clinique on serait en droit de songer à une régénération nerveuse, d’après LÉTIÉVANT il faudrait soupçonner quelque anomalie du sciatique.
Du reste d’après cet auteur, ces anomalies d’origine du sciatique ne sont pas rares. Sur seize su- : jets, et par conséquent, sur 32 nerfs scialiques, | 14 fois la bifurcation du nerf avait lieu dans sa partie la plus élevée (Poucx), dix fois, c'était tout à fait dans le bassin que le nerf était divisé en deux branches : l’une antérieure plus volumineuse, le poplité interne, l’autre postérieure accolée à la précédente, le poplité externe.
« En supposant à la malade de Micxox une de ces anomalies, son observation devient très compréhensible. Le chirurgien a opéré un névrome développé sur la branche postérieure (poplité externe). Au sorlir du bassin, il a pu extirper dans la région fessière sept ou huit centimètres de ce nerf, sans toucher au poplité interne placé au devant ; il a par cette opération produit une paralysie du po-