RAM: DES SARCOME DU SCIATIQUE
Communication orale de POIRIER, relatée dans PERET GILBERT, ‘thèse de Paris, 1894
Le 24 décembre 189,0, j'ai enlevé à Ducey, dans la Manche, avec l’assistanice des docteurs TISON et LORET, une tumeur développée dans le nerf sciatique, sur. un homme de 38 ans.
La tumeur de volume d’un gros œuf d’oie, était de couleur noirâtre et de consistance très ramollie par places. Elle s'était développée sur le tiers moyen du nerf sciatique. La dissection attentive (le membre étant anémié par la bande d'Esmarck, nous permit de voir que les fibres du nerf étaient détruites par places où éparpillées en divers
points de la tumeur. Résolus à faire le possible pour con-
server quelques fibres nerveuses, nous suivimes successivement plusieurs faisceaux ; mais dans la profondeur de la tumeur, ses faisceaux étaient détruits.
Cependant nous pûmes garder un faisceau du diamètre de 3 millimètres environ, reliant les deux bouts du tronc nerveux qui fut excisé dans le reste de ses fibres sur une longueur de 14 centimètres environ. Le faisceau que nous pûmes isoler et conserver n'était pas sain : il présentait un renflement ovoide de même couleur noirâtre et de même consistänçce que le reste de la tumeur. Sachant qu'en conservant ce faisceau, je m'exposais à une récidive rapide, mais craignant, d'autré part, qu’ après la section complète du nerf le membre ne fut et ne restât paralysé, je priai le docteur Tison de conclure. Il passa dans la chambre) voisine où était réunie la famille et revint en me priant de conserver la continuité du tronc nerveux. Alors je me
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douleurs : dans la région ur voue sa spécificité, elle est
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N'ayant pas d'amélioration le D' Roux, procède à un— nouvel éxamen et finit par découvrir dans le créux poplité, une petite tumeur, fort douloureuse au toucher.
Opération. — Mise à nu de la tumeur, ouverture de 1a gaine. }
Le chirurgien pratiqué la décortication et conserve la plus grande partie dés fibres superficielles qui, n'ayant subi qu'un allongement, pourront entretenir, plus tard, l’innérvation du membre: Guérison 6 mois plus tard, toutes Les: fonctions de la marche se passant avec une régularité parfaite.
Examen. — Tumeur de la grosseur d'un œuf de pigeon dure au toucher ; surface lisse, bien circonsérite, entourée d'une membrane d'enveloppe sur laquellé sont dévéloppées les fibres nerveuses, comme les mailles d'un filet autour d'un ballon.
Exumen histologique. — Tissu fibreux et un nombre considérable de cellules embryonnaires, avec peu de tubes nerveux.
HUME. The lancet 1886, Tome II, page 344. Résumé: d'après PERET GILBERT
SARCOME DU. NERE POPLITÉ INTERNE
Joseph..…, 30 ans, mineur, entre le 28 janvier 1886, se plaignant d'une tumeur de la région poplitée avec douleurs dans la jambe. Le début de l'affection paraît remonter à 4 mois. Les douleurs pouvaient être réveillées par 14 flexion forcée de la jambe sur la cuisse, ét par lés éfforts
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L'examen des troubles de sensibilité et de la motilité fournit les résultats suivants : la sensibilité fut intéressée dans toute la zone innervée par le tibial postérieur. L’extension du pied sur la jambe fut conservée par suite de l'intégrité des branches musculaires des gastrocnémiens qui se détachaient au-dessus de la tumeur. La sensibilité, du cou de pied et du pied qui dépend du poplité externe, fut respectée ; aussi indemnes les péroniens latéraux,
NÉVROME DU TIBIAL POSTÉRIEUR p@r LANNELONGUE
Journal de médecine de Bordeaux 1886, p. M4
Il s'agit d'un homme âgé de 60 ans ; pas d'antécédenis. A l’âge de 16 ans, il s'aperçoit de la présence, en arrière de la malléole interne du côté droit, d'une tumeur, grosse à cette époque, comme une noisette. Cette tumeur à aug: menté peu à peu, et insensiblement de volume. Au début, le malade souffrait fort peu, mais à mesure que 14 tumeur faisait des progrès, les douleurs devenaient plus vives et présentaient des irradiations du côté de la plante du pied \et jusqu'aux orteils. )
Au mois d'août dernier, chute d'une grande hauteur à la suite de laquelle la tumeur à augmenté de volume, Lè malade est obligé de s'aliter à cause de l'impossibilité de travailler et de la vivacité des souffrances.
En ce moment, il n'a pas de fièvre, mais perte die som-
meil Tantôt le malade éprouve une sensation de pied mort dans la région plantaire, tantôt les douleurs sont lanci-
nantes au. niveau née 46 a dou eh au- u-dessous d'elle: ‘elles. 1 Re les douleurs fulgurantes ui 1h ue,
ie allongée | ondes ro ur sine mobile et ne Dans le sens s vertical, au “contraire, Par de mobilité. a
. L'expl ration de la tumeur permet de constater que la Le. VE È PATES
biale posté rieure est située en avar
ns ou l'on due par ‘de ne cris. Partant Lee a fe sensibilité s (ere a des ne verticales, sous la fc de fourmillements et de vios. ne Ve #1 lent lancements. Enfin la compression du nerf tibial pos-. térieur ae au ne d'élection de là tumeur, fait dis.
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+ Après à une. séri e. de considérations sur le diagnostic dite | à ‘rentiel de la. tumeur, le. professeur Lannelongue s'arrête enfin à celui du. fibrome du nerf tibial postérieur. one : L opération eut. lieu le 25 mars. Hi s agissait bien, entrer: 4 de fet, d'un fibrome au- -dessus duquel | s'étalaient les fibres S nerveuses du tibial postérieu is n° y a eu ue à récliner ces
Se BASE
fibres pour énucléer facilement la tumeur. Guérison complète.
LITTLE. Boston médical and surgical journal, 1885, tome II, page 533
Cette observation résumée, se rapporte à un homme de 35 ans, porteur d’une tumeur siégeant à la face postérieure de la cuisse gauche, immédiatement au-dessus du creux
poplité ; cette tumeur avait grossi depuis un an et demi.
Il existait de vives douleurs.
Sa mère est morte avec d'énormes tumeurs du dos, des cuisses et des bras. j
La tumeur fut incisée ; elle était pédiculée, et son pédicule adhérait au sciatique, qui dut être réséqué sur'une étendue de 38 millimètres. Les deux extrémités du nerf furent rapprochées et maintenues en place par trois sutures au catgu ; trois mois’après il y avait une paralysie complète des mouvements et une paralysie partielle de la sensibilité de la jambe gauche. Un mois plus tard, la sensibilité de la jambe et de la partie interne du pied, “étaient
SE È $ : à normales ; mais la paralysie musculaire perisistait. !
| SOCIÉTÉ ANATOMIQUE DE PARIS ADN + L'EURO SEaNce du 4 pre
» | Sarcome du creux poplité siégeant dans les nerfs voiatiques. ee He ik FA Résection du RUr par M. VERNEUIL
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ET Am # | Ernest, 24 ans, tonnelier, anti lé el juillet 1883. Ets a C'est un jeune homme de haute taille, robuste et pren ie. Pr RSS: 2 constitué, qui vient se faire soigner d'une tumeur du “ # Ÿ creux poplité. Nous ne ‘trouvons, dans ses antécédents, ie ARC SES "eur. fait ligne de remarque. Rien de spécial sa point de ue vue héréditaire et personnel. LE G Le 4 ar di 1879, il ressentit, en faisant un effort, ‘une 4e douleur ‘dans le jarret. Cette douleur persista pendant :
él SU | quelques jours, sans empêcher da marche. On appliqua de
rot & VE . plusieurs vésicatoires, mais on n'aurait trouvé, à cette È RP époque, aucune tuméfaction dans le creux poplité. L'endo- ESS lorissement disparut quelques semaines après. C'est seule- “ ; “LS a ment au bout de 15 mois. que ces : douleurs devinrent assez
vives ; le malade retourna voir un médecin. On trouva une tumeur du volume d'une petite noix, bien mobile, dans le ‘creux poplité, tumeur indolente sans lésion du voisinage. On appliqua de nouveaux vésicatoires et les douleurs qui, jusqu alors affectaient la forme névralgique, disparurent , et notre homme reprit son travail. De temps en temps le creux du jarret était un peu sensible, le soir s surtout, après | une longue marche.
Sur ces HORS le malade se cassa la jambe et en
É vore moins de trois m is, la tumeur tripla de volume. Cepen- SN dant, les signes fonctionnels étaient. toujours très peu mar- 4e Ta qués. C'est surtout à cause de l'accroissement progressif | de la tumeur que le malade. entre à l'hôpital. i
| Nous ratone dans la restau) du ‘creux poplité droit, yat une tuméfaction qui soulève la peau du jarret et présente PA nue le volume d'une grosse orange. Cette tumeur est arrondie, Ê HER lisse, mobile sur les parties profondes et sous la peau. A € rs Toutefois, cette mobilité est peu marquée dans le sens lon- (6 SON, gitudinal. En faisant tendre les muscles extenseurs de CAES a pee: jambe, la tumeur est fixée. Les vaisseaux battent norma- HT ae ‘lement. Re ee SR L'UL AN LE Pal MCE DOUAI LE
Les ganglions de Vaîne ne sont pas engorgés. ee RE . Les symptômes : fonctionnels sont peu marqués. Il n'y a aucune douleur à la pression, pas de douleurs irradiées dans la jambe ou dans la cuisse. Tous les muscles i$e con- LUN ‘tractent avec une égale facilité. La sensiblité' est. intacte. à Le
La jambe n'a pas diminué de volume ; l'état général est excellent. M. Verneuil pense à un fibrome du creux pop. | té et conclut à une extirpation nécesaire. : ons ie (M A juillet. L'opération. est pratiquée. Incision parallèle du grand axe dû creux poplité. On tombe sur une tumeur. cn englobant les deux nerfs sciatiques ; au niveau de leut bifurcation on essaye de sculpter les nerfs, mais sans Y. parvenir. On résèque les deux nerfs en haut et en bas. LaY Na sensibilité est abolie dans toute l'étendue des deux | sciati- ns ds ques ; elle ne persiste que dans la région du saphène ane | ic terne, RUE Le 27 septembre, At part à Vincennes. Paralysie Le et anesthésie dans toute la région du sciatique. Pas de pt troubles trophiques.” : à OR UE Examen histologique, par M. BABINSKI. — Les filets ner- * veux entouraient le néoplasme et celui-ci occupait la par- cn tie central du nerf. Les deux portions du nerf, celle qui arrivait à l'extrémité supérieure de la tumeur et celle nr partait de son extrémité inférieure, ont été examinées sur des coupes transversales et sur des dissociations. Les tue bes nerveux ont été trouvés partout absolument normaux ; aucun d’entre eux n'était en voie de dégé ération. Le dure
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