THÉRAPEUTIQUE
Fous les chirurgiens sont d'accord pour conseiller MEXCTÈSE,
— LEecÈèNE dit : «Il est important de bien connaître ces tumeurs bénignes pariétales de l'estomac, car la conduite à tenir devra s'inspirer de cette notion de bénignité. Il suffit d'enlever la tumeur el son point d'implantation gastrique ». (Paris Médical, 4 àävril 1985):
— OErrincer, P. Duvaz et F. Mourrer disent : « Le traitement est purement chirurgical. Les résultats sont excellents. On ne signale jamais de récidive ». (Soc. de Gastro-entérologie de Paris, 8 juin 1925).
— BanraGué, dans sa thèse de Paris 1929, inspirée par Gosser, indique la mème tendance.
— Paucuer, parlant de ces tumeurs, ajoute que « de plus, leur ablation chirurgicale ne présente guère de difficultés considérables ». (Bull. de l'Assoc. francaise pour l'élude du Cancer, du 20 décembre 1926).
Il est évident qu'un grand nombre de cas opérés par simple excision du pédicule et même par résection gastrique ont évolué vers une guérison qui s’est maintenue, — 15 fois sur 25 dans la série que nous avons
étudiée. Mais d’abord, tous les auteurs ne sont pas
d'accord avee Paveugr sur la facilité d’extirpation des tumeurs sous-muqueuses, soit parce qu'elles sont haut placées, appendues au cardia — ce qui fut précisément le cas du malade opéré par Pavener et cité dans l’article mentionné ci-dessus, malade qui mourut par hémorragie le deuxième jour — ; soit parce qu'elles adhèrent aux organes voisins (Cas 16 ou des, bosselures tumorales s’enfonçaient dans le pancréas).
Ensuite, sur 21 cas opérés de Ja série étudiée ici, on note 4 morts (Cas 2-6-19-25) par complication pulmonaire, par hémorragie ou par shock, morts bien explicables, si l’on pense à la durée de l'opération nécessaire pour enlever les tumeurs multilobées et à adhérences multiples des cas 7 (qui se termina d’ailleurs par la guérison) ou 25, et si l’on considère la-quantité de tunique gastrique réséquée.
Et 4 morts sur 21 opérés, cela fait une proportion de 19 %. Ce pourcentage nous semble élevé, si nous considérons, compte rendu d’autopsie en mains, que dans ces 4 cas, il s'agissait 3 fois de tumeur bénigne (Cas 2- 6-25) et 1 fois seulement (Cas 19), de gliome périphérique en dégénérescence « maligne ? ».
Dans ce dernier cas (PaAucHET), la tumeur était d’aiileurs circonscrite, la muqueuse saine, et il n’y avait pas d’adénopathie.
Nous ne pouvons donc nous empêcher de nous demander si la bénignité de la tumeur sous-muqueuse, son impuissance mélaslatique et intoxicante, ne per: mettraient pas d’enrayer son développement par les
agents physiques.
Cette conduite nous paraîtrait louable au moins dans fes cas où, laparoltomie faite, on constaterait la nécessité d’une résection gastrique large (Cas 6), ou difficile (implantation dans la région du cardia, cas 19) ou bien dans les cas où des adhérences multiples entraînent une opération choquante (Cas 25).
Elle est possible, puisqu'elle à 6té pratiquée. Dans l'observation du cas 16, LECÈNE dit : « ... je ne pus enlever les autres bosselures qui s’enfonçaient dans le pancréas, mais qui avaient cependant un caractère bénin et bien limité... On fil ensuite plusieurs séances de rœnteenthérapie sur la région épigastrique et 1e malade se rétablit complètement ». (Paris Médical, 4 avril 1929).
On objectera que, dans le cas de LEGÈNE, la zone d'implantation gastrique, Forigine de la tumeur, avait GLé excisée el que les « bosselures qui s'enfonçaient dans le pancréas », issues d’une néoplasie sans pouvoir métastatique, ne pouvaient que disparaître puisque coupées de leurs vaisseaux nourriciers.
Néanmoins, nous nous permettons de demander que
dans les cas s’annonçant difficiles (malade âgé ou très
fatigué — tumeur sessile haut placée Lumeur irès largement implantée — adhérences multiples), on
songe à la radiothérapie profonde, s'il n°4 à pas d'hémorragie, comme dans le cas 25.
Naturellement, les hémorragies ne peuvent s'accommoder de ce traitement médical, et dans la plupart des cas, il faudra extirper la tumeur. Mais, hors ces
cas d'urgénce, et suivant les indications que nous ve-
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nons d'énumérer, il semble qu on puisse recourir aux agents phygues avec profit. DT
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