‹ Contribution à l'étude des Ulcères perforés de l'estomac et du DuodénumChapitre 13 sur 23 · ALES LEUR · texte numérisé non relu

ALES LEUR

Deux fois il s'agissait d’ulcère de la petite courbure et dans un cas l’examen de la pièce a montré l’existence d’un autre ulcère non perforé.

Deux fois, c'était un ulcère du pylore; les autres siégeaient sur la première portion du duodénum.

En dehors de toute argumentation présentant la gastrectomie comme la meilleure cure de l’ulcère et assurant le mieux contre les récidives, tout en admettant que, dans ces cas d’urgence, le chirurgien doit bien se convainere qu'il n’a pas à traiter une maladie : l’ulcère de l'estomac, mais un accident soudain, sa perforation qui menace le péritoine, il faut pourtant reconnaître que, même du point de vue limité du traitement d’une perforation du tube digestif, la résection de la lésion, c’est-àdire la gastrectomie, a bien quelques séductions et peutêtre quelques mérites particuliers et qui sont :

la suppression du danger de lâchage des points d’enfouissement ;

la suppression du foyer ulcéreux infecté;

une meilleure toilette de l’arrière-cavité des épiploons, dans laquelle le développement torpide d’un abcès profond est peut-être la cause de ces morts tardives vers le 12° jour;

enfin la reprise plus rapide de l’alimentation, facteur qui a bien son importance dans la lutte du malade contre l’infection.

Il n’en reste pas moins que la simple suture ou l’enfouissement est une excellente opération, suffisante dans la majorité des cas, rapide, donc peu choquante, qui pare

aux accidents immédiats aigus. Elle a la faveur de la majorité des chirurgiens.

Il est certain qu’après guérison de la perforation, l’ulcère reprend souvent son activité et qu’une opération secondaire est nécessaire, mais celle-ci est faite alors dans de meilleures conditions et avec toutes garanties de succès.

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