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DIAGNOSTIC

Nous avons vu que la bifidité urétérale et ses complications peuvent avoir des manifestations cliniques variées.

Des douleurs lombaires continues ou survenant par crises, des douleurs abdominales simulant soit une appendicite chronique, une cholécystite ou tout autre affection abdominale chronique, surtout si elles s’accompagnent de troubles urinaires, doivent faire soupconner l’anomalie. Mais c’est surtout une pyurie tenace dont on ne trouve pas la cause exacte qui doit nous faire penser à une malformation pyélique et nous déterminer à explorer le rein.

Il sera d’abord procédé à une cystoscopie qui la plupart du temps ne montrera que deux orifices urétéraux normaux.

Le cathétérisme des uretères peut au contraire, faire soupçonner la bifidité urétérale à cause des résultats anormaux qu’il donne. C’est ainsi qu’il n’est pas rare de rencontrer les résultats suivants :

1° La concentration uréique des urines vésicales

SA

est plus élevée que celle des échantillons rénaux, un des bassinets n’étant pas cathétérisé.

2° Si un des reins est infecté tant que la sonde urétérale sera dans la branche urétérale correspondant au rein sain, on trouvera du pus dans les urines vésicales, tandis que les urines rénales seront stériles.

3° Si un des reins est infecté on peut encore voir le fait suivant. Tant que la sonde est peu enfoncée on obtient des urines purulentes. Mais poussant la sonde au delà de la bifurcation si celle-ci s'engage dans le bassinet sain, on obtient des urines claires et stériles.

Quelle que soit l’importance de ces constatations, la certitude d’une bifidité urétérale ne pourra être établie que par un examen radiographique.

Le plus simple après le cathétérisme des uretères est de faire une pyélographie rétrograde, qui a l’avantage de donner des images beaucoup plus nettes que l’'urographie intraveineuse.

Quand la bifurcation se fait très bas, la pyélographie peut n’injecter qu’un seul bassinet mais dans ce cas, celui-ci paraît très petit par rapport au volume du rein et ne correspond qu’à l’un des pôles du rein. Tel est le cas intéressant de bifurcation intramurale rapportée par Chevassu où il fallut se servir de l’instillateur accolé à l’orifice urétéral pour injecter les deux bassinets. ;

Boeckel et Franck, enfoncent la sonde urétérale de 1 ou 2 centimètres et injectent la substance opaque après avoir mis le malade dans la position de Trandelenburg. Mertz préfère employer la sonde à trous

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