‹ Contribution À L'Étude Des Urétères BifidesChapitre 21 sur 23 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Tant qu’elle reste latente la bifidité urétérale n’implique aucun traitement et dans les cas pathologiques, le traitement varie avec le genre de complication qui est en cause.

TRAITEMENT MÉDICAL. — Le traitement médical consistant dans l'emploi d’antiseptiques urinaires et de vaccins ne présente, ici, aucune particularité. Il est indiqué dans les cas de pyélite et de pyélonéphrite.

TRAITEMENT UROLOGIQUE. — Mais si ce traitement est suffisant dans les rares cas où il n’y a pas de stase urinaire, il y a presque toujours intérêt à l’associer aux lavages des bassinets.

Ce traitement s’est montré suffisamment efficace dans les cas de pyélonéphrite rapportés par nous (observation V et VI). Dans les cas rebelles de rétention pyélique infectée, avant de recourir aux interventions chirurgicales, on peut encore assurer le drainage des bassinets par l’emploi de la sonde urétérale à demeure (Gutierrez).

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TRAITEMENT CHIRURGICAL. — Si ces différents traitements n’ont donné aucun résultat, une intervention chirurgicale s'impose. Elle sera variable avec la nature de la lésion.

L’énervation du rein, suivie ou non de néphropexie qui a été préconisée par Papin, dans les petites hydronéphroses congénitales, n’a aucune indication dans les hydronéphroses consécutives à une bifidité urétérale. Ici, en effet, il existe une cause évidente de cette hydronéphrose et cette cause est soit le croisement des branches urétérales, soit le croisement de ces uretères par les vaisseaux du pédicule du rein inférieur.

Il est donc logique de s’attaquer avant tout à cette cause en procédant :

a) Soit à un débridement des branches urétérales;

b) Soit à la section ou au débridement des vaisseaux qui compriment l’uretère.

Théoriquement, ces vaisseaux sont à {ype terminal et de ce fait leur section devrait entraîner la nécrose du territoire qu’ils irriguent. En pratique, cet accident se voit rarement et on peut sectionner sans crainte les vaisseaux anormaux. Toutefois, s’ils sont très importants et si le territoire qu’ils irriguent est très étendu, il est prudent de débrider ces vaisseaux et d’en écarter l’uretère par une néphropexie.

Chaque fois qu’il existe une lésion autre que la gêne de l’évacuation urinaire, chaque fois, par conséquent, que le parenchyme rénal est lui-même altéré, il y a lieu de recourir à la néphrectomie totale ou partielle.

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