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La formule leucocytaire n’est pas la même à toutes les phases de la variation leucocytaire. Si au cours de la leucopénie immédiate la formule garde en général son aspect normal, l’hyperleucocytose s’accompagne en règle d’une augmentation des polynucléaires. AU- BERTIN et BEAUJARD (1905) l’ont signalée lès premiers. Chez une souris irradiée le nombre absolu des mononucléaires ne monte que de 4.700 à 5.200 tandis que celui des polynucléaires passe de 3.700 à 12.700. Cette polynucléose avec une lymphopénie relative fut confirmée par les travaux de OLrLINO (1914), de ARNOLD (1916). La radioleucopénie s’accompagne d’une diminution globale des leucocytes. Mais cette diminution se porte ordinairement sur les lymphocytes (AUBER- TIN et BEAUJARD, HELBER et LANSER, MOTTRAM, OLLINO). Cependant il semble que cette diminution puisse se “faire aussi dans certains cas au dépens des polynucléaires (Patricelli). Les poussées leucocytaires au cours de la leucopénie seraient causées par les variations du nombre des polynucléaires (AUBERTN et BEAUJARD).
Le nombre d’éosionophiles et de mastzeilen peut parfois augmenter (AUBERTIN et BEAUJARD).
Le grand mononucléaire semble être le seul élément blanc dont le nombre ne varie pas sous l’influence des Rayons X. Cependant LACASSAGNE et La- VEDAN admettent la possibilité d'augmentation non seulement relative mais aussi absolue de ces cellules
sanguines.
Les formes anormales ont été signalées dans le
sang. À la suite d'irradiation partielle et répétée, 5 séances quotidiennes de 6 H chacune, sur un fémur d’un lapin, AUBERTIN et BEAUJARD constatent après chaque séance une nouvelle poussée leucocytaire de plus en plus forte. Cette poussée est d’abord une polynucléose, puis s’y joint une myélocytose se traduisant par des formes de transition, des mononucléaires granuleux, des érythrocytes.
HELBER et LiNsER (1905) signalent les altérations des globules blancs dans le sang circulant. Ils observent les modifications suivantes : les noyaux des lymphocytes se colorent mal et se distinguent difficilement du protoplasma; les noyaux des polynucléaires eux aussi sont souvent clairs ou disparaissent complètement. Des lésions de même ordre sont décrites par AUBERTIN et BEAUJARD. Ils observent le phénomène d’histolyse des leucocytes circulant portant surtout sur les polynucléaires. Le protoplasma, les granulations et le noyau sont également touchés. Ces altérations leucocytaires surviennent assez rapidement après la séance et persistent quatre ou cinq Jours.
L'apparition précoce des globules blancs lésés .après l’irradiation est critiquée et niée par Lacas- SAGNE et LAVEDAN (1924). Se servant des rayons pénétrants les auteurs constatent que pendant les deux premiers jours après l’irradiation des animaux, il est exceptionnel de trouver des leucocytes anormaux ou en nécrobiose. Ce n’est qu’à partir du troisième et surtout du quatrième jour qu’on trouve des globules