‹ Contribution à l'étude des Variations des Leucocytes sanguins chez les malades soumis à la RadiothérapieChapitre 24 sur 53 · OS EU · texte numérisé non relu

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1) L’étendue de la surface d'irradiation, 2) La longueur d’onde du rayonnement, 3) La quantité des rayons absorbés,

4) La région irradiée.

5) Le fractionnement de la dose d'irradiation et

la fréquence des séances.

6) Les facteurs biologiques. Lu

1) L'élendue de la surface d'irradiation. — La plupart des expérimentateurs ont pratiqué l’irradialion totale des petits animaux et ils ont obtenu une

destruction considérable du système sanguiforma-

teur. AUBERTIN et BEAUJARD (1905) furent les pre-

miers à signaler l’importance de la surface irradiée. Ils ont pratiqué une irradiation totale puis partielle, limitée à un seul fémur. Dans les deux cas, les modifications leucocytaires produites sont du même ordre, mais le degré diffère. En clinique, l’irradiation

à grand champ des ieucémiques est souvent plus ef-ficace que la radiothérapie localisée. Dans le cas de.

Mme Des. obs. IX), 9 séances de radiothérapie bihebdomadaire localisée sur la région splénique, totalisant la dose de 1950 r en un mois, n’ont baissé le.

nombre des globules blancs que de 525.600 à 372.000. Une irradiation en 2 fois de la moitié de la surface corporelle à dose de 12 r chaque fois, provoqua une

chute leucocytaire considérable (de 372.000 à 124.000). Les recherches expérimentales de VALLEBONA et Ca- POCACCIA (1930) confirment l’importance de ce facteur. La destruction des organes hémapoïétiques se

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rait d'autant plus grande, que les champs d’irradiation sont plus larges.

2) La longueur d'onde du rayonnement est aussi un facteur à considérer. Certes « les rayons durs utilisés dans la radiothérapie pénétrante n’ont pas une action hématologique très différente de celle des rayons mous » (Mouquin 1923). Cependant l’usage des rayons pénétrants montre une action plus rapide et peut-être plus brutale sur les leucocytes.

Dans le cas de M. Gant. G. (obs. XI), cette action est particulièrement frappante. Le malade a suivi pendant plusieurs mois un traitement radiothérapique (des séances alternantes et combinées de rayons X superficiels et pénétrants). Le 10 décembre 1935, le nombre des leucocytes tombe à 3000. La suppression de la radiothérapie pendant 18 jours n’a pas aidé au rétablissement leucocytaire. Leur nonibre reste toujours faible (2.700). L'état du malade exigeait la continuation du traitement. Il a été décidé de faire des séances hebdomadaires de radiothérapie superficielle sur l’adénopathie axillaire gauche. Or malgré la leucopénie très prononcée, malgré la radiothérapie superficielle à dose de 200 r, la courbe leucocytaire croît régulièrement et en 6 semaines le nombre des globules blancs atteint 6.150. Une seule séance de radiothérapie pénétrante (sous tension de 250 kv) à la dose de 200 r (mesuré à la peau) suffit pour produire la baisse qui persiste ‘et

s’accentue les jours suivants.

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