‹ Contribution à l'étude des Variations des Leucocytes sanguins chez les malades soumis à la RadiothérapieChapitre 25 sur 53 · LION EN PE · texte numérisé non relu

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3) La quantité des rayons absorbés par le sang et les organes hématopoiétiques est un facteur primordial de la baisse leucocytaire. Les modifications hématologiques dépendent des altérations causées par les Rayons X dans les tissus profonds. Cependant, en clinique il est très difficile de mesurer” exactement la quantité de rayons absorbés par le système sanguin. Pratiquement, on est ramener à l'étude des deux facteurs précédents qui précisément contribuent à augmenter la dose absorbée par les organes profonds.

4) La région irradiée. Les variations leucocytaires ne sont pas les mêmies selon les parties du corps irradiées. Les effets obtenus par l’irradiation de la région splénique dans la leucémie myéloïde, sont particulièrement démonstratifs.

L’irradiation des régions inguinales et axillaires peut avoir une répercussion très rapide sur la courbe leucocytaires. (Le cas de Soy. CI. obs. XI).

Les épiphyses des os longs et le sternum sont pareillement des zones privilégiées. Milani (1922) utilisa les petites irradiations répétées des épiphyses des os longs dans les affections qui s’accompagnent d’une leucopénie (fièvre typhoïde) et réalisa une leucocytose stable pendant quelques jours.

ZumrE en 1921 insista sur l’importance de ce facteur. Il considère que lirradiation des territoires riches en vaisseaux et en tissus myéloïdes et lymphoïdes retentie très rapidement sur le nombre des

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leucocytes sanguins. D’après lui la leucopénie est maximum en cas de l’irradiation du bassin, moins marquée en cas de l’irradiation de la poitrine et minimum en Cas de l’irradiation du cou, de la tête et des extrémités.

5° Le fractionnement de la dose et la fréquence des irradiations sont des facteurs qui ont certainement un grand intérêt clinique. Mouque (1923) insiste sur le fait que les traitements par séances de plusieurs heures amènent d’importantes modifications sanguines. Tandis que la thérapeutique par petites séances multipliées et rapprochées modifie très discrètement le pourcentage des éléments du sang.

L'étude expérimentale faite par DucuING, MARQUES et Mile Miresky (1935) confirme l'importance de ce facteur. Deux chiens ont reçu approximativement la même dose : l’un 1.425 r, l’autre 1.500 r. Le premier chien recevant la dose quotidienne de 25 ou 50 r; le second chien étant irradié à dose de 100 r par jour. Or chez l’animal qui a reçu la dose étalée, la baisse leucocytaire est progressive et peu intense; le 40° jour, le nombre des leucocytes est de 1000. La leucopénie chez l’autre évolue très brutalement et rapidement : le quatorzième jour, il n’y a que 50 leucocytes par mme. Il semble que le fractionnement de la dose et l’espacement des séances permettent, entre deux irradiations la récupération de la fonction hé-

matopoiétique perturbée.

6) Les facteurs biologiques ne sont point à négliger. La réaction du système sanguin d’un sujet n’est pas identique à celle d’un autre. Comme pour la peau, les modifications sanguines ne se produisent pas avec les mêmes doses des Rayons X chez tous les sujets. Quelques séances de radiothérapie généralisée à grand champ suffisent pour causer une leucopénie de 3.600 chez Mme B. M. (obs. VI). Chez B. Aug. (obs. XIII) la leucopénie n’apparaît qu'après des irradiations nombreuses.

L'usage des Rayons X conduit au bout d’un certain temps à une résistance plus grande de la part du tissu sanguin (AUBERTIN et BEAUJARD). :

Le rôle de l'affection traitée intervient pareillement. Dans la leucémie myéloïde le sang réagit à des doses relativement faibles. Dans la leucémie Iymphoïde cette réaction est moins sensible.

Les cancers étaient toujours considérés comme des affections qui n’influencent pas le système hémopoiïétique et la composition du sang; toute modification de la formule sanguine relève d’une complication (RE- NAUD, LAVEDAN).

Cependant, Parri: (1927) signale des modifications sanguines propres aux cancers. Il décrit, à part d’une anémie, une leucocytose légère sans neutrophilie marquée, une augmentation fréquente du nombre des monocytes et la présence de quelques cellules de Rieder et de rares cellules du Türck.

Tous les facteurs agissent simultanément sur le malade qui suit le traitement radiothérapique et modi-

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fient l’aspect de la courbe leucocytaire chez celui-ci. C’est la prédominance du tel ou tel facteur, qui fait qu’« un même malade réagit par des modifications sanguines différentes à une même dose appliquée sur la même région ». (MouquiN, 1923).

En plus, la courbe peut subir des variations qui ne sont pas dues à l’action des Rayons X. La digestion, la stase sanguine influencent la répartition des leucocytes et modifient les résultats de l'examen hématologique. La température dans la salle de radiothérapie peut avoir aussi une action non négligeable sur le nombre des globules blancs dans le sang périphérique. May (1923) insite dans sa thèse sur la possibilité des variatons brusques de la formule sanguine sous certaines influences physiologiques.

Les causes pathologiques sont encore plus impor-

tantes. ZuMPE (1921) avait noté le rôle des maladies

concomittentes et en particulier celui de la tuberculose et de la syphilis. Une infection générale ou locale (avec suppuration) cause une modification sanguine importante.

Dans l’interprétation de la courbe leucocytaire chez les sujets qui suivent la radiothérapie il est indispensable de reconnaître les effets de ces facteurs surajoutés et de ne prendre en considération que les modifications causées par les Rayons X.

L'étude clinique des variations leucocytaires au cours des traitements radiothérapiques des différentes

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