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directe des rayons X. Ils démontrent que le tissu lymphoïde en survie irradié in vitro, présente les mêmes lésions qu'après une irradiation ën vivo.
Les conceptions modernes de la physique ouvrent la voie aux nouvelles hypothèses sur l’action directe des Rayons X. Le rayonnement est considéré comme formé de projectiles émis par la source. Ces projectiles appelés quantas ou photons n’ont aucun support matériel et sont uniquement constitués par une certaine quantité d’énergie que se propage en ligne droite avec la vitesse de la lumière. Faire agir les Rayons X sur une cellule, revient donc à la bombarder à l’aide de ces projectiles. Il est évident que tous les quantas n’agissent pas. Certains peuvent tomber dans les vacuoles graisseuses ou dans les régions dont la lésion n’est pas vitale. Les autres atteignent dans la cellule une zone sensible et produisent une destruction plus ou moins profonde.
Les expériences de HOLWECK et LACASSAGNE sur la polytomea Uvella précisent que chaque partie lésée de la cellule correspond à une atteinte fonctionnelle déterminée. Si la nucléine «est lésée, la division se produit une fois, mais les cellules-filles restent stériles. Si le centrosome est atteint, la division ne se produit pas, le protozoaire grossit et meurt en 4 ou 5 jours. Si le centre cinétique est touché, le protozoaire reste immobile ou tourne en rond sur place.
Ces constations sont d’une grande portée biologique. Il est probable que le même mécanisme intervienne dans le mode de destruction du tissu sanguin.
Le système nerveux peut aussi être envisagé comme un des facteurs causaux de la radioleucopénie.
FORESTIER dans sa thèse souligne l'importance du système nerveux dans la régularisation et la coordi-
nation des éléments figurés du sang. « L'action ner-
veuse peut être indirecte par intermédiaire de ia vaso-motricité, des réservoirs sanguins et de la teneur en eau du sang, où elle peut être directe en agissant immédiatement sur les organes hématopoiétiques »; et il ajoute que « d’une façon générale, le sympathique provoquerait une hyperleucocytose à prédominance polynucléaire et le parasympathique une Jleucopénie avec prédominance des mononucléaires ». ;
Les expériences sur les chiens de MONTÉIRO, RoDRI- GUËS, SOUSA PEREIRA et Morais précisent Paction du système nerveux végétatif sur le nombre des globules blancs. La section du pneumogastrique cause la leucopénie dans le sang veineux périphérique et central.
L’excitation par le courant faradique du bout périphérique du même nerf, est suivie de leucocytose qui peut atteindre le taux normal et même le dépasser. La section du sympathique détermine une hyperleucocytose et l’excitation de son bout périphérique une leucopénie accentuée.
LERICHE note que l’augmentation du nombre des globules dans les hyperleucocytoses nerveuses, ne
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porte pas globalement et proportionnellement sur tous les éléments leucocytaires, mais seulement sur les polynucléaires neutrophiles, avec conservation du nombre des basophiles et des éosinophiles et diminution des lymphocytes et des mononucléaires. Dans un travail récent, DELHERM et BEAU exposent l’action complexe des Rayons X sur le système nerveux végétatif. Il est très probable que le rôle du système sympathico-parasympathique soit important dans la production des variations leucocytaires chez les sujets irradiés.
Il est difficile à l'heure actuelle d’envisager dans son ensemble le problème complexe du mécanisme de l’action des rayons X sur le tissu sanguin.
On admet actuellement que les irradiations agissent sur les organes hématopoiétiques et non sur les leucocytes adultes. Quant à l’action directe ou indirecte des rayons de Roentgen, il est difficile d’envisager leurs rôles respectifs.
Le rôle de l’action directe des Rayons X semble être prépondérant. Cependant le système nerveux et les substances chimiques diverses mises en liberté sous l'influence des irradiations ont leur part dans le mécanisme de la radioleucopénie.