‹ Contribution à l'étude des variations du taux de l'urée dans le liquide céphalo-rachidien: à l'état pathologique et principalement au cours de l'urémieChapitre 24 sur 30 · EN DE · texte numérisé non relu

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(4,20 °/,), sont toutes des cas de néphrites chroniques chez des adultes âgés. Le coma qui, presque toujours, s'accompagna de convulsions, fut rapidement mortel.

Dans l'observation inédite que nous devons à l'obligeance de MM. FromexT el Rocnaix, il s'agissait aussi d'une néphrite chronique : le malade présenta simplement du délire qui s’accusa dans les derniers jours et ne tomba dans le coma que quelques heures avant sa mort. On préleva à l'autopsie le liquide céphalo-rachidien dans les ventricules latéraux et on trouva 3,3 °/,, d'urée. Nous avons rapporté précédemment l'observation X d'un malade chez lequel le dosage fut fait comparativement pendant la vie et 24 heures après la mort, en hiver, les deux chiffres ne différaient pour ainsi dire pas : ceci nous autorise à tenir compte de cette nouvelle observation au même litre que si le dosage avait été fait pendant la vie. Elle est d'ailleurs intéressante, car MM. FRomEexT et Rocaaix ont dosé comparativement dans les divers transsudats et exudats les chlorures et l’urée. On verra que les chiffres de chlorures sont très voisins d'un liquide à l’autre, tandis que ceux d'urée présentent des variations considérables, parfois du simple au double. Faisons enfin remarquer que si l’on adopte les idées de M. Wipaz, il faut considérer les accidents survenus à ce malade comme dus non seulement àl’azotémie, mais aussi à la rétention chlorurée. Le malade est mort en état d’anasarque, tandis que dans les observations que nous rapportions précédemment, il s'agissait d’urémie sèche qui parait relever plus directement de la rétention d'urée et des corps azolés.

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Dans ces cas, où le taux de l'urée est très élevé dans le liquide céphalo-rachidien, il semble que se vérifie plus exactement qu'ailleurs ce qu'ont indiqué MM. Wipaz et Java, à savoir la similitude du taux de l'urée dans le sang et le liquide céphalo-rachidien. Nous avons par contre indiqué au cours, de cette étude, que pour des chiffres faibles ou moyens il y avait plus d'urée dans le sang que dans le liquide céphalo-rachidien.

Lorsqu'on trouve chez un malade un taux d'urée dans le liquide céphalo-rachidien dépassant 3 grammes où mème 4 grammes, le diagnostic d'urémie paraît certain; telle étant d'ailleurs la limite dans laquelle MM. Morcarp et FRoMENT considéraient la rétention d'urée rachidienne comme caractéristique. Nous rappelons seulement qu'exceptionnellement il peut s'agir d'urémie associée comme dans l'observation d'ictère grave de Wipaz et Aprami. Enfin nous insistons sur la valeur pronostique de taux d'urée atteignant ou dépassant 4 grammes. WipaL a bien indiqué la signification très fâcheuse de ces chiffres lorsqu'on les trouve dans le sang des brighliques. Tandis que CARRIÈRE concluait que l'on ne pouvait trouver dans la constataion du taux de l’urée céphalo-rachidienne aucun élément de pronostic, (les cas observés par cet auteur ne présentaient pas plus de 2 gr. 12 d’urée °/,. MM. MoLLaRD et FRoMENT et plus récemment M. AxGLADA, ont montré que ces chiffres élevés annonçaient toujours la mort à brève échéance.

L'étude critique des observations que nous avons pu réunir nous paraissent confirmer ces conclusions.

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OBSERVATION XXV Due à l'obligeance de M. Mollard. (Journal de Physiologie et de Pathologie générale du 5 mars 1909.)

D. M..., 52 ans, est amenée à l'Antiquaille le 16 janvier 1908 dans un état subcomateux.

La malade est venue à la consultation de l'Antiquaille il y a quatre mois pour de violents maux de tête; on lui aurait trouvé de l’albumine et ordonné le régime lacté.

Le 30 décembre 1907, angine; le 2 janvier, parole embarrassée, sans paralysie; le 16 janvier, crise convulsive puis état subcomateux; c'est pour ces symptômes qu'on l'amène à l'hôpital. |

Réflexes tendineux exagérés avec clonus du pied et de la rotule mais sans troubles de la sensibilité ni paralysies. Les pupilles sont égales, normales, réagissent bien. Petits mouvements convulsifs intéressant les membres isolément ou simultanément. Au cœur, pas de galop. Pouls rapide à 100. Rien aux poumons; température soir à 368. Albuminurie abondante, indican.

17 janvier 1908. — Toujours pas de fièvre. Mouvements cloniques légers, persistants.

Ponclion lombaire. — Liquide s'écoulant sous pression, trouble; l'examen du culot montre de nombreux globules rouges, beaucoup de globules blancs assez altérés, mais qui paraissent uniquement être des polynucléaires. Dosage de l’urée dû à l'obligeance de M. Boulud, 4 gr. 39 °/,.

18 janvier 1908. — Température du matin : 36°. Température du soir : 37°. Mouvements cloniques intéressant tous les muscles de la face, mê ue ceux des paupières, les muscles du cou, les membres supérieurs, les musles de la paroi abdominale, peut-être même le diaphragme, sans produire du hoquet, mais respectant les membres inférieurs.

Mort à 10 heures du soir.

Autopsie le 20 janvier 1908 : Poumons : quelques foyers de broncho-pneumonie,. de

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Cœur : 390 grammes, surchargé de graisse, myocarde flasque, très friable et couleur feuille morte. Un peu d'athérome à la base de la mitrale, pas de lésions aortiques,.

Foie : paraît sain.

Reins : très atrophiés 40 et 50 grammes, surface inégale, bosselée; capsule adhérente; atrophie considérable de la substance corticale qui mesure 2, 3 millimètres au plus et que même en certains points a complètement disparu; aspect bigarré.

Cerveau : œdème cérébral modéré, pas de lésion inflammatoire des méninges, peu de liquide dans les ventricules. Après décortication et lavage, teinte hortensia légère de toute la corticalité sans autres lésions macroscopiques. Sur les coupes, la substance blanche apparait tachetée de taches rose violacé, les noyaux gris centraux ont un aspect marbré très particulier avec zones jaunes et zones violacées réparties en damier irrégulier; pas de lésions macroscopiques, pas de lésions des artères du cerveau.

OBSERVATION XXVI Widal et Froin. Gazette des Hôpitaux, 25 octobre 1904.

Résumé clinique. — Néphrite chronique, convulsions éclamptiques, mort. | Liquide céphalo-rachidien. — S'écoule en gouttes rapides,

son point eryoscopique est de 0 gr. 70, il contient par litre : chlorure de sodium 7 gr. 72, urée 4 gr. 48. L'inoculation au cobaye (intra-cérébrale) est négative.

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