‹ Contribution à l'étude des variations du taux de l'urée dans le liquide céphalo-rachidien: à l'état pathologique et principalement au cours de l'urémieChapitre 9 sur 30 · LOT · texte numérisé non relu

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peur, Jusqu'à sa mort, survenue le 20 mars, l'état est resté stationnaire : délire incohérent avec parole incessante, impossibilité de fixer l'attention et d'obtenir d'elle une réponse, alternant avec des périodes d'un jour ou deux pendant lesquelles elle était dans le coma. Ancun trouble moteur net, sauf une légère contracture du membre supérieur gauche qui fut notée à deux “reprises mais ne fut pas constamment observée, et encore, un petit ietère, suivi d'une hémiplégie droite qui dura quelques heures avee déviation de la tête et des yeux, plus persistante du côté droit. On s'est demandé s'il n'y avait pas de troubles de la vision, mais à diverses reprises la malade à regardé et suivi la flamme de la bougie déplacée devant elle. En résumé, on s'est toujours trouvé en présence de troubles cérébraux sans symptômes de localisation nets. La température a toujours été voisine de la normale. A diverses reprises, mais non d’une façon constante, on trouva dans les urines des quantités notables d’albumine. Le cœur était gros, la pointe battant dans le cinquième espace intercostal à deux ou trois doigts du mamelon, les bruits bien frappés, rapides, arythmiques.

Une première ponction lombaire faite le 16 janvier permit de retirer 15 ce. d'un liquide limpide s'écoulant en gouttes rapides. L'analyse chimique faite par le M. Boulud ne décela que des traces d'urée, Une deuxième ponction faite le 24 janvier donna les mêmes résultats.

L'autopsie permet de constater les faits suivants :

Les reins paraissaient un peu petits, 100 et 120 gr., ne présentaient pas d'allérations macroscopiques notables et se décortiquèrent bien, le cœur (400 gr.) était hypertrophié avec un peu d'alhérome des valvules, l'aorte était très athéromateuse, les poumons, le foie, la rate d'aspeel normal, mais les deux hémisphères cérébraux présentaient des ramollissements étendus. A droite, le ramollissement portait sur les deux eirconvolutions temporales et sur la moitié postérieure de l'insula, s'étendant en profondeur jusqu'à la paroi ventrieulaire ; à gauche, il intéressait la pariétale inférieure et l'insula.

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