INTRODUCTION
Le temps n’est plus où la vitamine C n’était connue des médecins que grâce à sa propriété merveilleuse de guérir en quelques jours le scorbut ou d’en prévenir à coup sûr l’apparition.
Les travaux de SZENT-GyoRGyI poursuivis de 1928 à 1932 qui ont permis d'identifier la vitamine C à l’acide ascorbique, ont montré du même coup le rôle immense que cette substance joue dans les phénomè:nes vitaux. Dès lors les travaux se sont poursuivis pour juger du rôle de l’acide ascorbique dans l’organisme humain normal, de l’importance de sa déficience dans certains processus pathologiques, et son efficacité thérapeutique. Il n’est guère de sujet qui aït été plus étudié au cours de ces dernière années dans les affections les plus diverses par les physiologistes comme par les médecins.
Cependant si l’on est bien assuré du rôle de l’acide ascorbique dans les mécanismes intimes de la vie cellulaire, si certaines affections s’accompagnent d’un épuisement des réserves de vitamine C comme en
témoigne l'effet thérapeutique rapide de l'acide as-
corbique, il est juste de reconnaître que les méthodes d’exploration des réserves en vitamine C sont encore assez imparfaites. C’est, croyons-nous, dans cctte voie que les recherches doivent s’orienter si l’on veut préciser la part de la carence en vitamine C dans les processus pathologiques et du même coup en fixer les indications thérapeutiques.
Si l’on met à part les recherches expérimentales et biologiques que nous n’envisagerons pas dans ce travail limité, deux méthodes s’offrent aux cliniciens pour juger de la teneur de l’organisme de l’acide as-
corbique :
a) L’épreuve de surcharge urinaire, méthode clas-
sique mais qui sort du cadre de notre étude:
b) LE DOSAGE DE LA VITAMINE C DU SANG.
Cette dernière méthode devait séduire les médecins qui de plus en plus cherchent dans les modifications du milieu sanguin un reflet aussi fidèle que possible de l’état du métabolisme de leurs patients.
Et suivant une habitude qui s’explique facilement si l’on tient compte des composants habituels du milieu sanguin, on a tendance à considérer les taux de vitamine présents dans le sang, et en particulier de vitamine C, comme des constantes sujettes à des variations minimes.
Le but de ce travail est précisément de montrer