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PRÉFACE

L'Algérie est devenue, avant tout, un pays de production vinicole.

La valeur que l’on en tire est estimée à quatre cent quarante millions de francs environ, représentant huit millions sept cent quatre-vingt mille hectolitres de vin.

Le vignoble algérien, qui est une œuvre essentiellement française, a pris en quelques années une extension considérable grâce à cet engouement! avec lequel le vin d'Algérie a été accueilli par le public.

Malheureusement, le phylloxéra, d’une part, et la reconstitution du vignoble français, d'autre part, ont reculé de quelques années l'essor de la viticulture en Algérie. *

Seulement, quelques saisons de mauvaise production dans la Métropole et, par suite, une hausse inespérée des vins ont engagé les viticulteurs algériens à pousser au développement de la vigne.

Les fonds, par ces motifs, étant devenus abon-. dants, des caves se sont installées avec les modifications modernes et on a pu employer alors avec profit les excellentes levures que MM. SERGENT

les

et leur collaborateur M. Musso préparent et séleclionnent si savamment à l’Institut Pasteur d'Alger.

D'ailleurs, le climat merveilleux de l'Algérie, son sous-sol humide et ses pluies plus régulières et plus abondantes grâce à la culture, favorisent d’une facon particulière la maturité du raisin.

Le travail que nous présentons est destiné, pour la région de Blida que nous avons eu l’occasion d’habiter pendant quelques mois, à établir la: composttion chimique moyenne de vins d’origine authentique, d’en faire tirer de nouvelles appréciations sur leur valeur et, partant, sur leur conservation.

Cette étude nous a été inspirée par M. le professeur Mazosse père, qui, tout en nous faistnt l’honneur d’accepter la présidence de cette thèse nous a prodigué ses savants el éclairés conseils.

Il ne nous faut pas oublier notre sincère et vieil ami SOULIER, docteur en pharmacie, chef d’un laboratoire justement apprécié de l’Oranie, qui nous a aussi donné de précieuses indications pour l'établissement de ce travail.

Nous adressons à ces Messicurs l’expression de notre gratitude et de notre profonde reconnaissance.

Nous ne devons pas oublier, non plus, nos anciens maîtres BATTANDIER, TRrABuT, Héraiz et SAMBUC que nous avons retrouvés aussi accueillants qu’il y a quelque vingt ans, à l’époque où ils nous enseignaient nos premiers principes de pharmacie.

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